Action commune organisations de chômeurs, syndicats, forces politiques

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Le mercredi 14 février 2018, une action commune réunit cinq organisations de chômeurs-euses et intermittent-es, avec des unions syndicales et syndicats nationaux Solidaires, CGT, FSU, des associations féministes, des organisations politiques. C’est une première action contre la « réforme » annoncée de l’assurance-chômage par le gouvernement, volet N°2 du plan Macron après les ordonnances.

 

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Depuis le 11 janvier ont commencé les concertations concernant la réforme de l’assurance chômage. Cette réforme est la nouvelle étape du gouvernement pour détruire les droits des salarié‐es et les conquêtes sociales du mouvement ouvrier.

La politique d’Emmanuel Macron part du principe que pour relancer l’économie française, la solution privilégiée doit être de précariser le travail et de sanctionner les salarié‐es privés d’emploi. Selon le gouvernement, la solution à la crise économique passe par une dégradation des conditions de vie des chômeuses et chômeurs alors même qu’ils  et elles sont déjà les premières victimes du système économique.

On voudrait nous faire croire que les chômeuses et chômeurs sont responsables de leur situation et que le système d’assurance chômage est une des causes de la récession économique.

Alors même que des solutions alternatives, comme la réduction du temps de travail et la transition écologique, seraient des moyens efficaces pour lutter contre le chômage, nous devons par tous les moyens nous opposer à la violence des réformes en cours qui n’auront d’autres conséquences que d’appauvrir et précariser, encore et toujours, les millions de chômeuses et chômeurs, ainsi que l’ensemble des salarié‐es de ce pays.

 

Les concertations avec certaines organisations syndicales ne visent qu’à donner un semblant de légitimité à ce qui va sans aucun doute être une nouvelle et sans précédente régression du système social français. Un des éléments caractéristiques de ces concertations est de ne jamais donner la parole aux premiers concernés de ces réformes : les chômeuses et chômeurs.

Contre cette politique violemment antisociale, nous exigeons :

  • l’élargissement de l’accès à l’indemnisation, avec comme référence le Smic, à tous les chômeurs et chômeuses,
  • le maintien du système actuel de l’assurance chômage, avec des cotisations reposant sur la valeur ajoutée totale de l’entreprise,
  • la gestion démocratique de l’assurance chômage,
  • l’arrêt des contrôles et sanctions à l’encontre des chômeurs, chômeuses et précaires.

 

SOUTIENS : SNU POLE EMPLOI FSU, SUD EMPLOI, FSU IDF, ECONOMISTES ATTERRES, SOLIDAIRES, CNT, JOC, REPUBLIQUE ET SOCIALISME, GDS, FEMMES EGALITES, CGT, CGT POLE EMPLOI, CGT CHOMEURS, SYNDICAT ASSO, ATTAC, DAL, FEMMES CONTRE LES PRECARITES, ALTERNATIVE LIBERTAIRE, PCOF, PG, FI, PCF, ENSEMBLE.

Paris, le 6 février 2018

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