Après Macron : réactions syndicales et 1er Mai

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Ci-dessous les réactions syndicales après la conférence de presse de E.Macron.

Logo_CFDTLe président a infléchi son discours sur plusieurs points et montré une volonté de prendre en compte les réalités vécues. Mais il manque des annonces fortes et engageantes face à l’urgence l’écologique. 

Les Français ont demandé plus de justice fiscale. La CFDT approuve la nécessité de combattre l’évasion fiscale et la fin de niches qui bénéficient aux entreprises. Elle regrette cependant qu’aucune mesure ne concerne les hauts revenus et les plus gros patrimoines. La baisse annoncée de l’impôt sur le revenu ne saurait être financée par une baisse aveugle de la dépense publique et par le fait de travailler davantage. Travailler plus, ce serait déjà travailler tous et cela nécessite un véritable accompagnement vers l’emploi. Il y a d’autant plus urgence à réussir une réforme juste de l’assurance chômage qui ne peut se faire au détriment des droits des plus fragiles.

Les Français ont demandé plus de justice sociale. La CFDT approuve l’idée d’investir dans la petite enfance, l’éducation, la formation. C’est tout au long de la vie que la bienveillance à l’égard de ceux qui décrochent doit s’exercer. La concertation sur le revenu universel d’activité sera essentielle. Tout comme la mise en œuvre des mesures de lutte contre la pauvreté.

Les Français ont demandé plus de justice territoriale. La CFDT approuve le moratoire sur les fermetures d’hôpitaux et d’écoles et l’annonce de davantage de maisons de services publics. Ce sont autant d’éléments clés du bouclier de services publics qu’elle revendique. Le nouvel acte de décentralisation annoncé peut être une opportunité, à condition que les nouvelles responsabilités accordées aux collectivités territoriales s’accompagnent des moyens d’agir.

Les Français ont demandé plus de pouvoir d’achat et un meilleur partage des fruits de la croissance. La réindexation progressive des retraites sur l’inflation, l’augmentation significative du minimum contributif et la garantie par l’État des pensions alimentaires pour les mères isolées sont des mesures positives. La reconnaissance du travail et le partage des richesses ne peuvent cependant se limiter à une prime exceptionnelle. La CFDT revendique des politiques salariales dans les entreprises, l’accès à la participation pour tous les salariés et l’encadrement des écarts entre les plus hautes et les plus basses rémunérations.

La CFDT réaffirme la nécessité de construire un horizon de long terme, qui mette au cœur des politiques mises en œuvre les transitions écologiques, démographiques, numériques, sans renoncer à des réponses concrètes face à l’urgence climatique. Cette stratégie doit être construite collectivement.

Oui, notre pays a besoin d’une mobilisation générale pour le travail, l’emploi et les grandes transitions, d’une mobilisation générale pour le pouvoir de vivre. Si les inflexions du discours du président de la République se confirment, la CFDT prendra toute sa part pour construire des réponses à la hauteur des attentes exprimées par les citoyens et les travailleurs.

 

siteon0-dc90fCONCLUSIONS DU GRAND DÉBAT : ON NE CHANGE RIEN

 

Les annonces du président de la République confirment la mise en place de mesures qui ne sont pas à la hauteur des exigences portées par les différents mouvements sociaux qui secouent le pays ces derniers mois.

Dans la panique générale, il avait lancé l’opération Grand Débat cherchant à neutraliser voire réprimer  les résistances aux orientations politiques engagées et à échapper aux revendications portées par de nombreux Français sur les ronds-points comme dans les entreprises, les établissements.

Ce grand débat, organisé officiellement pour écouter les Français, s’est transformé en un faux débat, en une campagne électorale Macronienne cadenassée.

L’empressement à baliser cet exercice, soi-disant démocratique, débouche sur ce résultat : un contraste, un gouffre immense entre les conclusions et les attentes, les aspirations, les revendications des Français et des travailleurs. Un mépris pour leurs galères quotidiennes, alors qu’ils ne demandent qu’un avenir meilleur pour eux et leurs enfants.

Les tergiversations gouvernementales aboutissent à des décisions qui ne  changent  aucunement le cap des politiques menées depuis le début du mandat présidentiel.

Il exonère une nouvelle fois le patronat, les plus fortunés et ne met aucunement à contribution le capital pour répondre aux fractures sociales et territoriales.

Plusieurs annonces cosmétiques ou « symboliques » ne changeront en rien la vie de nos concitoyens sur le long terme, d’autres sont loin de rattraper la perte de pouvoir d’achat subie depuis des décennies par une grande partie de la population. Les décisions sur les services publics relèvent de la supercherie au regard des réformes passées, imposées ou celles en préparation dans ces secteurs, toutes aussi nocives les unes après les autres. Enfin, les quelques mesures fiscales proposées ouvrent très modestement un débat qu’il faudrait engager en profondeur sur la fiscalité et évitent surtout de rétablir l’ISF, de mettre à contribution les détenteurs de capitaux, encore moins les actionnaires du CAC40.

Le summum de l’hypocrisie est atteint sur la question des retraites. Vouloir instaurer la retraite par points c’est, de fait, diminuer le niveau des pensions et obliger les travailleurs à partir après l’âge légal pour échapper à une décote.

Quant à « l’art d’être français » et à la teneur inquiétante des propos sur l’immigration et l’identité nationale, la CGT dénonce un discours nauséabond renouant avec une période très sombre de notre histoire. Ces propos ne peuvent que fractionner la société.

Nous avions donc raison : la tenue du Grand débat a oscillé, entre frustrations, rancœurs et enfumage.

Il s’agit donc toujours de répondre en urgence aux enjeux économiques, sociaux  et écologiques de la période.

Les conclusions génèrent à la fois colère, indignation et appellent nécessairement à des mobilisations pour modifier profondément les orientations politiques actuelles, ouvrir d’autres perspectives et réduire les inégalités sociales et territoriales de notre pays, que les propositions risquent au contraire d’aggraver.

Les salariés, retraités, privés d’emploi, les  travailleurs en général ne peuvent se contenter des annonces de ce soir et devront se mobiliser pour gagner une autre répartition des richesses, seule solution pour entrevoir des horizons meilleurs :

  • l’amélioration du pouvoir d’achat, en particulier, par la revalorisation du Smic, des salaires, des pensions de retraite et des minima sociaux ;
  • la relance des dynamiques budgétaires pour développer l’emploi, des investissements sur l’ensemble du territoire ;
  • la modernisation et le développement des services publics attaqués encore récemment par une réforme rétrograde de la Fonction publique.

Nous appelons à la mobilisation, le plus largement possible, dans les entreprises, les établissements, dans les localités, le 1er-Mai puis le 9 mai pour gagner des avancées contribuant au progrès social.

Montreuil, le 25 avril 2019

logo-FSUFSU : Conférence de presse d’Emmanuel Macron : du flou et de nécessaires précisions

vendredi 26 avril 2019

Si les annonces faites par le Président de la République comportent beaucoup d’imprécisions, il a par contre clairement confirmé son choix d’orientation politique et les transformations en cours.

Les grandes questions posées par les mouvements sociaux actuels ne trouvent pas de réponses fortes notamment en ce qui concerne le pouvoir d’achat, le rétablissement de l’ISF, une transition écologique juste socialement…

Certaines mesures annoncées se veulent des amorces de réponses au malaise social exprimé ces derniers mois comme la réindexation des pensions de moins de 2 000 euros sur l’inflation, la baisse des effectifs dans nombre de classes du primaire…, mesures qui sont d’ailleurs à mettre sur le compte des mobilisations des personnels et des retraité-e-s, mais de nombreuses ambiguïtés demeurent.

L’annonce de la fin des fermetures d’écoles, celles des d’hôpitaux, plus de fonctionnaires sur le terrain… n’est pas compatible avec le dogme de la baisse des dépenses publiques qu’il a pourtant confirmé.

La FSU est d’autant plus inquiète que le Président confirme les réformes en cours comme celle de la Fonction publique qui permettent, a contrario de ce qu’il annonce, des suppressions d’emplois et des possibilités d’externalisation de missions et services publics.

C’est contradictoire avec l’objectif de plus et mieux de services publics sur tout le territoire.

Alors quid du projet de loi Fonction publique ? Quid des suppressions d’emplois annoncées ?

La FSU s’opposera à tout redéploiement visant notamment à supprimer massivement des postes par exemple dans le second degré de l’Education nationale qui connait actuellement une augmentation démographique.

Par ailleurs, annoncer le maintien de l’âge légal de retraite à 62 ans mais l’accompagner de pénalités qui baisseraient le montant des pensions est une fausse liberté offerte à chacun et chacune.

Pour la FSU, trop d’annonces restent à ce stade imprécises voire inquiétantes : revalorisation possible des enseignant-e-s, réforme de la haute Fonction publique, nouvel acte de décentralisation, suppressions de niches fiscales, réforme des retraites examinée prochainement par le parlement…

La FSU demande au gouvernement de préciser très vite nombre de ces mesures.

Quant à la baisse des impôts financée par les salarié-e-s qui devraient pour cela travailler plus, cette mesure constitue, si elle est appliquée, une nouvelle injustice et ne répond pas à la nécessité d’un meilleur partage des richesses.

Travail, emploi, salaires, services publics, transition écologique… autant de sujets sur lesquels la FSU attend des mesures concrètes et qu’elle portera lors du 1er mai mais aussi lors du 9 mai prochain pour défendre la Fonction publique et ses agent-e-s.

Les Lilas le 26 avril 2019

logo-tractsUn 1er mai dans une année de lutte

Le 1er mai est une journée de lutte internationale pour la justice sociale et de solidarité. C’est un symbole toujours vivant. Cette journée n’est pas « la fête du travail ». Ce n’est pas « juste un jour chômé ». Car il s’inscrit dans une histoire sociale : le 1er mai 1886, les travailleuses et travailleurs de Chicago et de tous les Etats-Unis se levaient pour réclamer plus de justice sociale, un temps de travail réduit, des conditions de travail décentes, bref une vie digne d’être vécue. La police leur répondait par les armes, tuant plusieurs dizaines de manifestant-es.

Ce jour est un moment de solidarité entre tous ceux et toutes celles qui luttent pour leurs droits : comme ces dernières semaines en Algérie, avec les enseignant-es polonais-es en grève depuis un mois, les travailleurs-euses du Brésil face à la dictature de Bolsonaro, en Turquie, en Palestine, en Hongrie, les travailleur-euses sans papiers ici en France qui veulent l’égalité des droits et être régularisé-es…

Ici en France, des mois de mobilisation

Les annonces fuitées de Macron, suite à un grand débat tronqué ne répondent pas à nos exigences de fond ni à celles qu’ont exprimées les Gilets jaunes :

• Il préserve une politique fiscale au profit des grandes richesses et des grandes entreprises, ce qui conduit à une baisse des ressources pour la collectivité toute entière.
• Ses mesures en faveurs du pouvoir d’achat n’ont touché qu’une partie des salarié-es et ne constituent pas une garantie durable parce que ce ne sont pas des augmentations de salaires. Nous ne mendions pas, nous voulons des salaires dignes pour une vie digne.
• Il continue l’exploitation intensive des ressources et contribue à détruire la planète tout en faisant croire à une politique « écologique » qui n’en a que le nom, malgré l’urgence climatique et les milliers de manifestant-es pour qui l’écologie est un enjeu de mobilisation internationale.
• Il parle de moratoire sur la suppression des hôpitaux et des écoles, mais pas de rétablir ce qui a été supprimé, ni de développer le tissu social que constituent des services publics de proximité.
• Ses projets de réforme s’attaquent à ce que sont nos droits, conquis de haute lutte : statut de la fonction publique et indépendance de ses missions vis-à-vis du secteur privé, réforme des retraites qui va légitimer une baisse des pensions, augmentation du temps de travail, droit à l’indemnisation quand on est au chômage
• Il veut maintenir l’ordre social, briser la contestation et ne cesse de rogner les libertés. Il justifie l’utilisation d’armes qui blessent, mutilent et tuent en manifestation et dans les quartiers populaires. Sa répression est mise en cause par le Défenseur des droits et par des institutions internationales.

Cette politique qui se maintient en dépit de la colère populaire alimente encore le désarroi et pousse une partie de la population dans les bras de l’extrême droite, alors que cette dernière a toujours été l’ennemie des salarié-es. Macron a beau jeu de se présenter comme rempart, ses mesures sont antisociales, sa politique migratoire est raciste.

Se mobiliser plus,
tous et toutes ensemble

Pour l’Union syndicale Solidaires, nous voulons faire de ce 1er mai une étape importante pour imposer une autre politique, basée sur la justice sociale, fiscale et écologique, pour l’égalité des droits, pour les libertés et contre les violences policières. Nous pensons que le syndicalisme doit se regrouper pour ces objectifs et nous appelons à manifester avec la CGT, FO et la FSU. Nous voulons aussi agir avec tous ceux et toutes celles qui les partagent, c’est ce que nous avons fait en manifestant avec les Gilets jaunes.

Retrouvons-nous le 1er mai pour montrer notre détermination, notre volonté de construire une société qui ne soit pas celle de la loi du fric. Un monde solidaire, qui ne s’arrête pas à nos frontières !

336x230-ctConférence de presse du Président de la République – Première réaction FO

Yves Veyrier

Conférence de presse du président de la République dans la salle des fêtes de l’Elysée. © HAMILTON/REA

En premier lieu, FO constate que le Président de la République a confirmé les orientations mises en œuvre depuis le début du quinquennat, notamment en matière de réforme des retraites et de la fonction publique, avec leur pendant en matière de santé et d’éducation.

Or, ces réformes sont contestées, l’ensemble des fédérations de fonctionnaires appelant d’ores et déjà à la grève le 9 mai prochain, tandis que des mouvements de mobilisation sont engagés dans l’éducation nationale et la santé, en particulier dans les services d’urgence.

FO avait appelé le gouvernement à annoncer la suspension de ces réformes contestées, au moment du lancement du Grand débat, comme signal de considération donnée au dialogue social avec les syndicats.

Si les options de jour férié de solidarité, de durée légale hebdomadaire du travail, de recul à nouveau de l’âge légal de départ en retraite ont été levées, le Président confirme cependant le bien fondé des critiques de FO relatives au projet de régime universel de retraite. Ainsi, il évoque à son tour l’allongement de la durée de cotisation et, comme l’a fait récemment le Haut-commissaire, l’instauration d’une décote afin d’inciter à un départ à 63 voire 64 ans. Cela confirme l’opposition de FO à cette réforme – et son retrait du processus actuel de concertation – qui conduirait à terme à affaiblir les droits à la retraite.

Concernant l’indexation des pensions, FO s’étonne de l’annonce de la fin de la sous indexation généralisée pour 2021 alors qu’aucune mesure contraire n’avait été annoncée et regrette que cette mesure ne prenne pas effet dès cette année pour toutes les retraites. FO attend aussi des précisions quant au relèvement du minimum contributif de pension à 1 000 € dans la mesure où pour un salarié le minimum de retraite garanti par le régime général (minimum contributif à 695,59 € pour une carrière complète) est complété par la retraite complémentaire. Ainsi, la pension minimale pour un salarié ayant effectué une carrière complète au niveau du Smic se situe d’ores et déjà pratiquement à 1 000 € (83% du Smic).

Concernant les services publics, l’annonce de la fin des fermetures d’hôpitaux et d’écoles, sans accord du maire, demande des précisions quant à sa mise en œuvre effective. En effet, les réorganisations prévues par exemple dans la loi santé en matière hospitalière ont conduit déjà à de nombreuses fermetures de services et maternités, et à la mise en place d’hôpitaux de proximité aux services restreints. Si le Président de la République se dit prêt à abandonner l’objectif de suppression de 120 000 emplois, il renvoie cependant cette question au gouvernement et parallèlement appelle à un redéploiement d’emplois des administrations centrales vers les services déconcentrés, ce que FO conteste, considérant que les administrations centrales sont elles aussi sous tension. En outre, l’objectif de la baisse de la dépense publique a été réaffirmé. Qu’en sera-t-il finalement ? Sera-ce tout ou partie des 120 000 suppressions d’emplois qui pourraient être abandonnées ? Pour rappel FO avait demandé l’arrêt pur et simple des suppressions d’emplois pour répondre au besoin de service public, notamment de proximité, ce qui devrait conduire le gouvernement à abandonner le projet d’instauration de ruptures collectives d’emplois dans la Fonction publique.

A ce sujet, le Président de la République a relancé l’idée des maisons de services publics ou de service au public, regroupant en un même lieu par canton plusieurs services. Là encore cela soulève plus de questions que n’apporte de réponses : quid du statut de ces maisons et des personnels alors que le projet de loi de transformation de la fonction publique vise à élargir le recrutement de contractuels ? Quid des implantations existantes des services publics concernés (trésorerie, services des impôts, bureaux de postes…) ?

Concernant le pouvoir d’achat, FO constate une nouvelle fois que la réponse consiste à éviter une augmentation pure et simple des salaires (FO revendique l’augmentation du Smic et du point d’indice dans la fonction publique, et la relance des négociations pour les augmentations de salaires des grilles des conventions collectives et d’entreprises). En effet, le Président de la république promeut la pérennisation de la prime exceptionnelle défiscalisée et désocialisée… dont tous ne profitent pas de la même façon, notamment dans les petites entreprises, et qui contient le risque qu’elle soit utilisée comme effet d’aubaine par les employeurs et comme à valoir sur la négociation annuelle des salaires. Le Président de la République préfère aussi favoriser l’intéressement et la participation. Au demeurant, les fonctionnaires sont encore exclus de toute forme d’augmentation des rémunérations.

Dans la foulée de la lettre de cadrage imposée à la négociation sur l’assurance chômage, le Président de la République en appelle encore aux droits et devoirs des salariés au chômage, en y ajoutant ceux des employeurs. FO ne peut que déplorer que derrière cette formule se cache encore l’antienne sur « les chômeurs responsables du chômage » quand la très grande majorité n’aspire qu’à une chose : retrouver au plus vite un emploi à temps plein. Les derniers chiffres du chômage (26 avril) montre d’ailleurs une augmentation de la catégorie des demandeurs d’emploi en activité réduite.

Pour FO cette situation justifie pleinement sa revendication d’instauration d’un bonus-malus sur les embauches en contrats courts qui explosent, piste visant à réduire la précarité des embauches et à réaliser autant d’économies pour le système d’assurance chômage sans pénaliser les droits des demandeurs d’emplois.

Concernant les enjeux de l’emploi et de la mobilité pour lesquels le Président renvoie à une réunion des interlocuteurs sociaux avec les collectivités locales, FO rappelle qu’une concertation est d’ores et déjà en cours et ne peut que déplorer qu’elle n’ait toujours pas permis de répondre à sa revendication de généralisation de la prime transport, revendication pourtant formulée dès le 22 novembre dernier. FO rappelle aussi que les interlocuteurs sociaux ont présenté au mois de janvier dernier un plan d’investissement d’Action logement à hauteur de près de 10 milliards € consacré à ces enjeux (faciliter l’accès au logement des salariés, favoriser leur mobilité et ainsi agir au profit de l’accès à l’emploi).

Concernant une décentralisation accrue, FO s’inquiète fortement de la notion de « différenciation » mise en avant par le Président de la République. FO conteste en effet toute évolution qui conduirait à mettre en cause l’égalité des droits salariés en fonction de leur lieu de résidence et de travail.

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