Besançon: interview du secrétaire de l’UL CGT sur les luttes et le 26 mai

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L’interview ci-dessous de José Aviles, secrétaire de l’UL CGT de Besançon, est parue dans Factuel, « Journal franc-comtois d’information et de débat » en ligne. Merci à nos correspondant-es !

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Site :http://www.factuel.info/

On peut s’y abonner, disposer d’un blog où on peut déposer des billets en accès libre. Tout le monde peut déposer des initiatives, réunions, soirées débats, gratuitement, sur l’agenda. Ce journal en ligne a été créé par un ancien journaliste de l’Est Républicain.

 

José Aviles : « les mouvements se resserrent, ça va favoriser la convergence des luttes »

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Le secrétaire de l’union locale CGT de Besançon estime que l’unité syndicale est là en prenant exemple sur la SNCF. Quant à l’unité avec les associations et les partie, elle est « plus difficile mais elle a avancé ». La preuve avec la « marée populaire » du 26 mai

 

Comment vous sentez les choses ?

Lesquelles ?

Tous ces mouvements qui se rapprochent…

Chez les cheminots, c’est pas mal. On est sur le Vot’action. Tous les collèges y participent. On aura le résultat lundi, mais c’est impressionnant comme les gens votent, tous les cheminots veulent s’exprimer. Il y a plusieurs urnes à Besançon et des urnes mobiles pour les équipes d’entretien, les gens émargent…

Et la journée fonction publique de mardi ?

On a des bons retours. On s’est coordonné au CHU.

Il y a beaucoup d’initiatives…

Les mouvements se resserrent, notamment dans les dates. Ça va favoriser la convergence des luttes. Après le 22, arrive le 26, décidé en intersyndicale avec le milieu associatif et les partis : c’est la marée populaire…

C’est nouveau cette convergence partis-syndicats-associations...

Oui, mais c’est souvent comme ça quand on manifeste. Pour le 26 mai, un groupe de travail a dégrossi la préparation le 15 mai. Il y aura, à Besançon trois cortèges convergeant vers la place de la Révolution. Celui de la fonction publique partira à 10 heures du stade Léo-Lagrange (Montrapon), les usagers de la gare Viotte, les associatifs de la place Leclerc… Ils partiront ensuite ensemble vers la préfecture.

Quelle est votre perception de cette unité élargie aux partis et aux associations ?

Mon rôle est syndical, même si j’ai des convictions associatives et politiques. Pour les cheminots, c’est historique d’être à 19 jours de grève avec quatre organisations syndicales : l’unité syndicale est là. Après, pour favoriser l’unité entre syndicats, associations et partis, c’est plus difficile, mais on a tous avancé. Le 26 mai, pour la première fois, il y a des initiatives autour de la fête de l’Humanité du Doubs. Il y aura Gilbert Garrel, un ancien secrétaire général de la CGT cheminots, de nombreux stands… Après, on continuera…

La presse parle souvent de la « rivalité Martinez-Mélenchon »…

Il n’y a pas de rivalité, mais deux choses différentes. Il y a un politique et un syndicaliste. L’un veut faire de la récupération et ce n’est pas Martinez… Mélenchon dit que le 26, il y aura les organisations syndicales en tête, puis les associations et enfin les partis politiques… Il n’y a pas de rivalités, mais chacun doit penser à la place où il est à ses responsabilités. Martinez ne fait pas de concurrence, ni de l’ombre, à Mélenchon… Je trouve que Philippe Martinez est proche de la base, du quotidien des salariés…

Se pose quand même la question des débouchés politiques après les défaites du mouvement social sur la loi travail et les ordonnances…

Où en serait-on si on n’avait rien fait ? Aujourd’hui, la question n’est plus celle du poids des chaînes, mais de savoir si on les met aux chevilles ou aux poignets. La loi travail et les ordonnances Macron sont applicables, mais ne sont pas tout de suite appliquées. Avant, quand on posait des congés payés, le patron ne pouvait pas les refuser dans le mois précédent, maintenant, c’est trois jours avant… Sur les retraités, quand Alauzet ose parler d’une génération dorée, mais il est lui dans une situation dorée : comment peut-il être député à 100% tout en étant conseiller municipal et médecin ?

Que pensez vous de la remise en cause des 35 heures à PSA Vesoul ?

Encore une arnaque. C’est comme Macron demandant qu’on sacrifie encore un jour férié pour nos anciens alors que le premier jour va à 80% dans la poche des patrons. A PSA, on verra s’il y a un chantage à l’emploi…

Le secteur privé se mobilise-t-il ?

Le plus gros exemple, c’est les Ehpad, une lutte pour l’amélioration des conditions de travail car il manque de personnel… Dans l’industrie, il n’y a pas grand chose sur Besançon aujourd’hui…

On voit surtout des mouvements défensifs…

Pas seulement, la CGT est force de proposition quand elle demande les 32 heures. C’est travailler moins pour travailler tous…

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