CGT : nouvelle mobilisation le 18 décembre

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Après la journée du 14 décembre (voir communiqué ci-dessous), la CGT propose de poursuivre l’action le 18, lendemain de l’annonce officielle sur le montant du SMIC légal (à ne pas confondre avec la prime d’activité de Macron). Le 18 décembre est aussi une journée unitaire de mobilisation des retraités, mais c’est aussi la journée internationale de soutien aux migrants. 

  • Communiqué CGT sur la journée du 14 décembre:

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URGENCE SOCIALE

Il faut des réponses immédiates

Ce vendredi 14 décembre, 170 rassemblements et manifestations ont été organisés dans toute la France. D’autres actions ont été recensées sur tout le territoire : appels à la grève, assemblées générales dans les entreprises, distributions de tracts aux salariés, etc.

La violence sociale qu’exercent ce gouvernement et le patronat est inacceptable. Le président des riches méprise le monde du travail ; lundi soir, lors de ses annonces, il a confirmé sa politique au service des plus riches.

Il gouverne le pays comme une entreprise et ne daigne même pas apporter de vraies réponses aux salariés du privé comme du public, aux retraités, aux jeunes, aux privés d’emploi !

Une nouvelle fois, par milliers, tous ensemble, ils ont défilé ou débrayé pour :

  • l’augmentation de salaires, du point d’indice des fonctionnaires ;
  • l’augmentation du Smic, à 1800 euros ;
  • une indemnisation de tous les chômeurs, parce que l’on ne choisit pas d’être licencié ;
  • la réduction du temps de travail à 32 heures ;
  • l’augmentation des pensions ;
  • l’égalité salariale ;
  • le rétablissement de l’impôt sur la fortune et un impôt progressif ;
  • un accès égalitaire aux études.

La hausse du chiffre en bas du bulletin de salaire n’est pas une augmentation de salaire ; bien au contraire, c’est de l’argent en moins pour financer la protection sociale. C’est la casse de notre Sécurité sociale, conquis social, qui organise la solidarité intergénérationnelle.

Ce sont deux modèles de société qui s’affrontent :

  • celui de Macron et du patronat qui prône l’individualisme où seuls les premiers de cordée auraient le droit de « vivre », les autres celui de survivre ;
  • celui que porte la CGT, à partir de valeurs de justice sociale, de réponses aux besoins pour toutes et tous, où chaque personne pourrait vivre dignement dans un cadre collectif solidaire.

Le gouvernement et le patronat doivent enfin entendre les revendications et y répondre.

La CGT exige des négociations rapides sur la question des salaires, l’augmentation du Smic, comme a pu le faire l’Espagne en l’augmentant de 22%. L’annonce pourrait être faite lors de la réunion de la CNNC du lundi 17 décembre, la France est en capacité de le faire !

Il est urgent d’ouvrir des négociations sur les questions de l’Éducation avec les organisations des lycéens et étudiants.

La CGT appelle à poursuivre la mobilisation dans les entreprises et les administrations et à décider, avec les salariés, d’appels à la grève le 18 décembre.

La CGT sera aussi mobilisée ce même jour pour les droits des migrants.

 

Montreuil, le 14 décembre 2018

  • Appel pour le 18 :

Toujours mobilisés le 18 décembre

Publié le 14 déc 2018
C’est urgent, c’est nécessaire, c’est maintenant !!!

Pour la CGT, les revendications auxquelles il faut répondre, pour « un état d’urgence économique et social », sont : l’augmentation immédiate du Smic à 1 800 euros, l’augmentation généralisée des salaires, des pensions, du point d’indice dans la fonction publique, plus de justice fiscale, le rétablissement de l’impôt sur la fortune, l’exigence des négociations sur les salaires dans les entreprises, des services publics qui répondent aux besoins, la relance de la politique industrielle.

Les mesures annoncées par Macron ne répondent en rien à l’urgence sociale : plus de 8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, et ce ne sont pas quelques euros qui vont leur changer la vie.

Les salariés ne demandent pas l’aumône mais une réelle reconnaissance de leur travail. Les privés d’emploi et les précaires subissent les choix désastreux du patronat.

Une vraie reconnaissance du travail, c’est prendre aussi en compte ceux qui ont travaillés toute leur vie et créés des richesses du fait de leur travail.

Or, l’annulation de l’augmentation de la CSG pour les retraités touchant moins de 2 000 euros de retraite pour l’année 2019, est un simulacre de réponse.

La prime exceptionnelle : elle est au « bon vouloir ». En réalité, beaucoup de salariés n’en verront pas la couleur et, cerise sur le gâteau, les entreprises qui le font déjà bénéficieront d’un effet d’aubaine par une exonération de cotisations sociales compensée financièrement par les salariés.

Macron continue sa politique libérale, ne demande rien au patronat et met en danger la Sécurité sociale en désocialisant les heures supplémentaires.

La France est le pays où les grands patrons ont eu une augmentation de salaire de 10 % en 2017, atteignant en moyenne plus de 3,8 millions d’euros par an.

Sans vouloir, aujourd’hui, revenir sur les 200 milliards d’euros de cadeaux fiscaux donnés au patronat et notamment les grandes entreprises, l’équilibre budgétaire se traduira par la double peine pour les salariés :

  • ils paieront encore plus d’impôts à la place des entreprises et des dividendes versés aux actionnaires ;
  • la réduction de la dépense publique se traduira par la dégradation des services publics, encore moins présents et aggravant les inégalités territoriales et sociales.

Pour la CGT, l’heure est à la mobilisation pour :

  • l’augmentation des salaires, du point d’indice des fonctionnaires ;
  • pour une indemnisation de tous les chômeurs parce qu’on ne choisit pas d’être licencié ;
  • pour la réduction du temps de travail à 32 heures ;
  • pour l’augmentation des pensions, pour un départ à la retraite à 60 ans à taux plein, son indexation sur les salaires, avec un départ anticipé pour la reconnaissance de la pénibilité ;
  • pour l’égalité salariale, il est inacceptable que les femmes perçoivent 25 % de moins que les hommes ;
  • pour le rétablissement de l’impôt sur la fortune et un impôt progressif.

Après  le 14 décembre, la CGT appelle tous les salariés à poursuivre la mobilisation le 18 décembre.

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