Des syndicalistes CGT, FO, UNSA, CGC, Solidaires, UNEF, UNL, SAF (et la JOC) aident la pétition millionnaire

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D’ici le 9 mars 2016, jour où le projet de loi Travail passerait en Conseil des ministres, et jour de mobilisations intenses, il n’est pas impossible que la pétition Loi Travail : non merci  dépasse le million de signataires. Ce qui est réjouissant, c’est que des syndicalistes ont beaucoup contribué à la faire connaître. Voir ci-dessous. Qui disait que le syndicalisme était quasi mort? Il invente peut-être une nouvelle manière d’agir. Leila de Comarmond, journaliste aux Echos et spécialisée dans le syndicalisme (Elle a écrit Les vingt ans qui ont changé la CGT-Denoel-2013), montre comment la pétition s’est construite avec des syndicalistes, mais aussi à quelle résistance elle se heurte dans le syndicalisme.

 

 

 

Loi Travail : non, merci !

Le projet de réforme du droit du travail présenté par Myriam El Khomri propose de revenir des années en arrière. Mobilisons-nous !

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Voir la carte des rassemblements

 

Qui sommes-nous ?

Michele Biaggi
Secrétaire confédérale de la CGT Force Ouvrière, élue au bureau confédéral depuis 1996, actuellement en charge de l’Organisation, de l’outremer et de la place des femmes aux postes de responsabilités syndicales

Sophie Binet
Conseillère principale d’éducation en lycée professionnel, secrétaire générale adjointe de l’Ugict CGT

Franck Bonot
Steward, secrétaire général de l’Unsa transport

Freddy Camus
ouvrier verrier à Vetrotech Saint Gobain dans l’Aisne, délégué syndical CGT

Caroline De Haas
Militante féministe, engagée en faveur de l’égalité femmes – hommes et de la lutte contre les discriminations. Elle a créé une entreprise de formation et de conseil qui rassemble aujourd’hui 4 salariées. Elle participe à l’organisation d’une Primaire de gauche en 2016.

Anne De Haro
Déléguée syndicale CGT chez Wolters Kluwer FRance, conseillère prud’homale, juriste en droit social

Richard Germain
Ouvrier en soudure à l’usine RENAULT LE MANS, syndicaliste CGT

Cécile Gondard Lalanne
Co-déléguée générale de Solidaires

Elliot Lepers
Designer de politique, militant écologiste et féministe. Il a créé une entreprise qui imagine de nouvelles formes de pratique politique qui rassemble aujourd’hui 4 salariés. Il participe à l’organisation d’une Primaire de gauche en 2016.

William Martinet
Président de l’Unef

Franck Mikula
Steward à Air France, syndicaliste UNAC CFE CGC

Samia Moktar
Militante syndicale, présidente de l’UNL. Elle porte l’éducation comme moteur de transformation sociale et s’investit dans la lutte contre les discriminations.

Rina Rajaonary
Présidente de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne

Karl Stoeckel
Cadre dans une association, délégué du personnel. Président de l’Union Nationale Lycéenne pendant le mouvement contre le CPE en 2006

Gentiane Thomas
Technicienne en Recherche et Développement chez Solvay, militante CGT. Élue titulaire au Comité d’Etablissement, représentante Syndicale au Comité Central d’Entreprise et Déléguée Syndicale Centrale, elle est investie dans le développement de la syndicalisation des Ingénieurs Cadres Techniciens Agents de Maîtrise à la CGT.

Marie Hélène Thomet
Secrétaire du Comité d’entreprise Fnac de Lyon Part Dieu

David Van der Vlist
Avocat militant du Syndicat des Avocats de France

Marc Woto
Technicien informatique chez helpline représentant syndical CGT

  • Un article de Leila de Comarmond (Les Echos)
  • image: http://www.lesechos.fr/medias/2016/02/25/1202981_le-militantisme-20-bouscule-les-syndicats-web-tete-021725694813_660x352p.jpg

    La nouvelle génération militants voit numérique précieux outil mobilisation domaine.

    La nouvelle génération de militants voit dans le numérique un précieux outil de mobilisation dans ce domaine. – Shutterstock

La pétition anti-loi travail a été lancée par d’anciens étudiants ayant vécu le mouvement contre le CPE.

« Les citoyens accomplissent désormais sur Internet plein d’actes de leur vie quotidienne, il est logique qu’il devienne le média de l’engagement », estime Benjamin Des Gachons. Le directeur de @ChangeFrance souligne « le succès des campagnes sur les questions politiques, économiques et sociales ». La nouvelle génération de militants voit dans le numérique un précieux outil de mobilisation dans ce domaine. La pétition contre la loi Travail en est la preuve.

S’il faut aller chercher une origine à cette nouvelle forme de militantisme 2.0, c’est du côté des opposants au traité constitutionnel lors du référendum de 2005 qu’elle se trouve. A l’époque, le Web avait largement contribué à la défaite du « oui ». Mais paradoxalement, en 2006, le mouvement contre le CPE, bien que porté par les jeunes, avait signé la victoire du téléphone mobile mais peu agité Internet.
 C’est pourtant bien cette génération qui aujourd’hui s’en empare. Parmi les initiateurs de la pétition, il y a Caroline De Haas, Sophie Binet, deux anciennes dirigeantes de l’Unef du temps du CPE, Karl Stoeckel et David Van Der Vlist, alors à l’Union nationale lycéenne . « On a monté le site loitravail.lol en vingt-quatre heures avec Eliott Lepers aussi », raconte Caroline De Haas. Des campagnes de tweets et sur Facebook sont aussi lancées. Pas sûr que le compte Twitter @LoiTravail lancé jeudi par le gouvernement suffise pour riposter et inverser la tendance.

Méfiance

Plusieurs des initiateurs de la pétition sont des syndicalistes CGT : Sophie Binet, numéro deux de l’Union des ingénieurs cadres et techniciens, Richard Germain, de Renault, Anne de Haro de WKF, Freddy Camus de Saint-Gobain. Et de nombreux autres, de toutes les organisations syndicales, les ont rejoints.

Mais les confédérations regardent avec méfiance ce type d’initiatives. «  Ces outils permettent des mobilisations horizontales et non verticales en offrant un moyen de réagir très rapide aux citoyens », explique le directeur de Change.org. Les institutions craignent donc de perdre la maîtrise du mouvement.

Les centrales syndicales comme les autres. Il est symptomatique qu’en 2015, le leader de la CGT, Philippe Martinez, ait refusé de mettre sur le Net la pétition nationale sur les salaires qu’il a lancée, expliquant qu’il fallait privilégier le contact physique avec les salariés. Mais c’est peut-être en train de changer. Un dirigeant national de la CGC, Kranck Mikula, ainsi qu’une membre de la direction de FO, Michel Biaggi, proche de Jean-Claude Mailly, viennent de signer la pétition contre la loi Travail. « Je me tourne vers les syndicats, organiser une manifestation, ça ne se fait pas d’un claquement de doigt », dit Caroline De Haas.

L.de.C.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/economie-france/social/021725624158-le-militantisme-20-bouscule-les-syndicats-1202981.php?QkXq1fRioiQKEFkO.99

 

 

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