Front social mobilise plusieurs milliers de personnes le 8 mai

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A Paris (et dans plusieurs autres villes, dont Le Havre), plusieurs mobilisations ont salué à leur manière le nouveau président de la République.

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  • Revue de presse pour Paris :

 

  • Un article dans « La Tribune » avec une vidéo de plus de 40 minutes.
Plusieurs milliers de personnes, selon les organisateurs, manifestaient lundi après-midi dans le calme à Paris, à l’appel du collectif « Front social », pour marquer leur mobilisation dès le lendemain de l’élection d’Emmanuel Macron.

 

Encadrés par un gros dispositif policier, les manifestants (1.600 selon la police, 7.000 à 10.000 selon les organisateurs) ont défilé entre la Place de la République et la Place de la Bastille en scandant « anti-capitalistes » ou « Macron démission! un jour ça suffit ».

La police a signalé quelques jets de projectiles et de légères dégradations sur le mobilier urbain, et a procédé à une interpellation. Les manifestants étaient en cours de dispersion vers 17h30.

Des centaines de personnes ont défilé lundi 8 mai entre les places de la République et de la Bastille, à Paris, pour lancer un premier avertissement social à Emmanuel Macron, au lendemain de son élection à la présidence de la République.

En ce jour férié en raison du 8-Mai, plusieurs syndicats, dont la CGT, Sud et l’Unef, réunis dans le collectif Front social, ont appelé à lancer un message au fondateur du mouvement En Marche !, élu dimanche avec 66,1% des voix contre la candidate d’extrême droite, Marine Le Pen.

« En Marche vers la guerre sociale« , « Nos voix ne rentrent pas dans leurs urnes« , pouvait-on lire sur des banderoles brandies par les manifestants, encadrés par un important dispositif de sécurité.

Le troisième tour social

Dès l’annonce des résultats dimanche soir, les centrales syndicales ont mis en garde le président élu contre un « troisième tour social », en particulier s’il légifère par ordonnances sur le droit du travail.

« S’il persiste dans l’idée de faire des ordonnances au mois de juillet, ça veut dire qu’il va balayer le dialogue social et la concertation : il y aura problème d’une manière ou d’une autre, donc on attend de voir », a déclaré sur franceinfo le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly.

« Je ne vois pas quelle est l’organisation syndicale, quelle qu’elle soit aujourd’hui, sans parler du fond, qui peut accepter que ça passe à la schlague avec des ordonnances », a-t-il ajouté.

Les manifestants, rassemblés Place de la République se sont ensuite dirigés vers la place de la Bastille en criant « anti-capitalistes ». « Urgence sociale et écologique », « pour l’égalité des droits contre un précariat généralisé » ou encore « En Marx », proclamaient des pancartes, tandis qu’une chorale improvisée chantait « Merci patron » ou l’hymne des femmes.

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