Journée du 19 avril : communiqués CGT et Union syndicale Solidaires

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Voici les communiqués de la  CGT et de l’Union syndicale Solidaires à l’issue de la journée interprofessionnelle du 19 avril, à l’appel de la CGT et de Solidaires.

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19 AVRIL 2018 : UNE JOURNÉE QUI EN APPELLE D’AUTRES

 

Sur 190 points de rassemblement et à l’appel, le plus souvent, de la seule CGT, près de 300 000 salari-é-e-s se sont mobilisés avec, parfois, des appels à la grève s’ajoutant à celui des cheminots, toujours aussi fortement et unitairement mobilisés.

Des rassemblements ou cortèges déterminés malgré la période de congés. Salariés du privé, du public, électriciens et gaziers, usagers des services publics, retraités, jeunes lycéens et étudiants : rassemblés autour du refus de la société que Macron et son gouvernement nous proposent. Et, aussi, mobilisés sur leurs propres revendications autour de l’emploi, des salaires, des garanties collectives, du service public, de la suppression de la CSG, de l’accès à l’université.

Partout, dans le calme et la détermination, les jalons ont été posés pour poursuivre et amplifier partout les mobilisations, à partir des entreprises, professions et des cahiers revendicatifs locaux.

À quelques endroits, comme à Paris où la préfecture de police a multiplié les provocations, les salariés sont restés calmes et dignes, refusant de répondre à la violence. Violence qui décidément  devient la seule réponse gouvernementale aux justes exigences des salariés et populations. En témoigne la situation à Notre-Dame-des-Landes.

Les exigences et mécontentements montent sur de multiples sujets et le gouvernement écoute, dit-il, mais n’entend pas.

Il serait pourtant inspiré de le faire !

Les cheminots restent durablement déterminés, les électriciens et gaziers les rejoignent. Les fonctionnaires unis ont d’ores et déjà le 22 mai et ses suites en ligne de mire. Les retraités, unis eux aussi, vont continuer à se mobiliser.

ADP, Air France, les transporteurs routiers, les chômeurs et précaires, les salariés des Ehpad, de la collecte des déchets, s’organisent sous formes différentes pour faire avancer leurs légitimes revendications… et ils ne sont pas seuls.

La CGT les soutient plus que jamais. Elle va travailler à l’unité la plus large, au plus près du terrain, pour que, partout, s’ouvrent de sérieuses négociations et soient entendues nos propositions.

Le Président Macron et son gouvernement doivent entendre l’exigence sociale et prendre la mesure des oppositions grandissantes à sa politique qui flatte les plus riches et punit le plus grand nombre quand les moyens existent pour faire autrement.

Nous ne lâcherons rien !

De nombreuses initiatives auront lieu dans les professions et les territoires dès la semaine prochaine.

Nous appelons à faire du 1er-Mai, dans l’unité la plus large, une puissante journée de mobilisation et travaillons, dès à présent, à ses nécessaires suites, pour gagner.

 

Montreuil, le 19 avril 2018

 

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Après le 19 avril, poursuivons les grèves, construisons un front commun

La journée du 19 avril appelée pour la défense des services publics, de l’emploi et des salaires a rassemblé des dizaines de milliers de manifestant-es, appelé nationalement par seulement deux organisations. Elle a constitué un moment de rencontre important dans la rue mais aussi dans des assemblées générales ouvertes ou communes dans les services.

Ce qui s’est affirmé à cette occasion, c’est la volonté de défendre pied à pied les revendications portées dans les différents secteurs en lutte. Mais aussi de les mettre en commun parce que dans toutes ces luttes des préoccupations communes émergent : défense des services publics, augmentations de salaires, défense de l’emploi et des conditions de travail. Elles se confrontent au business modèle du CAC40. C’est cette orientation portées par le Medef et par le gouvernement qui mettent en avant la rentabilité contre le service public, le mérite de quelques un-es contre les droits de tous-tes, la productivité contre l’emploi et le lien social, tout cela pour enrichir une fraction infime de la population.

Le gouvernement montre chaque jour son entêtement mais nous avons la détermination. Il nous faut plus de forces et plus d’unité dans les luttes comme entre les organisations syndicales.

Solidaires continue le combat dans les secteurs en lutte aujourd’hui, à la SNCF, à Air France, Carrefour, dans les facs, les finances publiques, les hôpitaux, dans l’éducation… Solidaires appelle à faire un premier mai de lutte résolue, mais aussi un 2 mai et un 3 mai qui sera une grande journée dans les finances publiques, parmi les précaires de l’éducation, et dans le rail à nouveau… et à saisir toutes les occasions de lutter ensemble pour nous rendre plus enthousiastes et plus fort-es. Il nous faut inscrire les mouvements dans la durée, les élargir, les amplifier malgré la répression qui s’abat de manière brutale dans les cortèges et les évacuations, à la ZAD ou dans les facs.

Dans la semaine qui précède le premier mai nous appelons à réunir de grands meetings unitaires de lutte pour avancer dans ces perspectives. Le premier mai et les jours qui suivent soyons toutes et tous à l’initiative !

Paris, 20 avril 2018

 

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