Le prochain congrès de la FSU en février 2016

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Le prochain congrès de la FSU aura lieu au Mans du 1er au 5 février 2016. Nous mettons ici l’accès (grâce au site du SNETAP, Syndicat national de l’enseignement technique agricole) aux documents mis en débat. 

 

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Accès à la totalité des documents mis en débat : article_a3820

Accès au thème N° 4 sur le syndicalisme, la FSU et le syndicalisme international :  151015_theme4_apres_cdfn_egalitaire_numerote

 

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Extraits  du texte N° 4  sur le syndicalisme et la FSU

I.2. Un syndicalisme de transformation sociale, rassembleur, de luttes et de propositions
80 Dans un contexte dégradé pour les salarié-es et le syndicalisme, il nous faut repréciser les objectifs
81 stratégiques que la FSU doit développer et mettre en avant pour gagner la confiance des personnels
82 et peser pour obtenir de nouveaux acquis pour toutes et tous.
83
84 I.2.a. Définir les revendications avec les personnels
85 La première question à travailler est celle du mandatement que se donne la FSU sur les questions
86 touchant aux revendications à mettre en avant. Celles-ci doivent répondre aux attentes des
87 personnels, dans chaque contexte particulier.
88 Face aux nombreuses mesures qui pour l’essentiel remettent en cause les acquis, notre fédération
89 doit être une force de contestation et d’opposition. Même dans ces situations, il est décisif que nous
90 soyons en capacité de porter des propositions de transformation. Comment articuler le « contre »
91 et le « pour » dans notre démarche revendicative ?
92 Les revendications mises en avant doivent être des objectifs considérés « gagnables » pour les
93 personnels, en lien avec le contexte, les formes d’action mises en oeuvre.
94 Si nous prenons nos décisions concernant nos mandats au sein de la FSU, il nous faut en permanence
95 avoir le souci d’associer les personnels à cette démarche, à tous les moments du processus portant la
96 revendication : débats dans sa définition, dans la forme d’action à mettre en oeuvre, dans le suivi de
97 négociations, dans l’appréciation finale du résultat… Les réunions d’infos syndicales, les
98 consultations, les assemblées générales démocratiques sont à développer pour cela.
99 Nous déterminons nos mandats en totale indépendance par rapport aux pouvoirs politiques et aux
100 partis, quels qu’ils soient et à tous les niveaux.
101
102 I.2.b. Porter nos propositions alternatives dans une optique de transformation sociale
103 Pour sortir de la crise tout en préservant les acquis, nos propositions alternatives aux choix
104 dominants français ou européens se situent dans une logique de transformation profonde de la
105 société favorisant la satisfaction des besoins sociaux et environnementaux, le renforcement des
106 solidarités. L’enjeu, c’est d’en convaincre les salarié-es en rendant cette démarche crédible, ce qui
n’est pas chose facile. Une grande partie des « hésitations 107 » à s’engager dans l’action se trouve
108 pourtant là.
109 – Comment construire ces propositions alternatives ? Seul-es ou avec d’autres ?
110 – Quel rapport au(x) politique(s) dans cette construction?
111
112 I.2.c. Développer l’unité syndicale
113 L’unité d’action est toujours un facteur de mobilisation importante dès lors que les revendications et
114 les formes d’action proposées répondent aux attentes des personnels et qu’elles ne bloquent pas
115 une poursuite de l’action ; les salariées reprochent souvent aux syndicats leur division et aspirent
116 aussi à autre chose que de l’unité conjoncturelle. S’il y a doute sur celle-ci, il y a réticence à leur
117 engagement dans l’action proposée ou tentative de mise en place d’autres cadres de mobilisation.
118 (…)
119 L’unité d’action la plus large est souvent une condition de mobilisations importantes et elle doit être
120 recherchée prioritairement. Il ne faut pas en occulter les difficultés et notamment celles de la
121 maintenir avec une plate-forme claire et autour de modalités permettant de rassembler et
122 d’engranger des résultats. Elle n’a évidemment de sens que si elle se donne ces objectifs.
123 Elle est souvent plus facile et plus évidente au plus près du terrain et plus difficile au plan
124 interprofessionnel. Il importe de s’appuyer sur le terrain et les mobilisations engagées pour
125 surmonter ces difficultés…
126 Le souci de l’unité d’action ne saurait cependant se traduire par la paralysie du mouvement. Et, dès
127 lors que les conditions en sont réunies, la FSU ne saurait s’interdire soit de prendre seule ses
128 responsabilités, soit d’être partie prenante de configurations réduites sur des revendications
129 affirmées et une stratégie plus déterminée sans exclure a priori de formes d’action et en ayant le
130 souci de renforcer la dynamique de mobilisation. Son souci doit cependant toujours être d’impulser
131 des mouvements à vocation majoritaire capables de rassembler pour gagner. »
132 Reprise d’éléments adoptés à notre congrès de Lille (2010) et réaffirmés à Poitiers (2013).
133
134 I.2.d. Comment définir les formes d’action à mettre en oeuvre ?
135 Pour obtenir des avancées ou bloquer des reculs pour les personnels, le service public, les usager-es,
136 nous avons besoin de rapports de forces qui nous soient les plus favorables possibles. Pour cela, nous
137 nous appuyons sur notre légitimité syndicale mais aussi, surtout, sur ces mêmes personnels. Nous
138 cherchons à les mettre en mouvement quand cela est nécessaire et à les associer aux débats, aux
139 prises de décisions, à la construction et la conduite de l’action. Des pratiques syndicales favorisant le
140 contact direct au plus près des lieux d’exercice des personnels sont des leviers pour engager le débat,
141 faire un état des préoccupations, convaincre et construire les actions nécessaires. L’exercice du droit
142 syndical (RIS, stages, …) mais également les assemblées générales fournissent un cadre propice.
143 Pour être crédible à leurs yeux, nous devons montrer notre détermination à avancer avec elles et eux
144 pour gagner, en proposant des actions dont ils/elles peuvent se saisir et en rapport avec la hauteur
145 du rapport de force à construire. Comment concilier les 2 ? Nous devons être présent-es sur tous les
146 fronts. Au plan interprofessionnel et FP où se jouent nombre de questions revendicatives, nous
147 cherchons à participer, à construire des dynamiques de rassemblement les plus larges.
148 Dans le même temps, nous devons développer la même stratégie au niveau des secteurs
149 professionnels, ancrant ainsi un syndicalisme professionnel dynamique propre à prendre en charge
150 de manière offensive les préoccupations des personnels. Dans le contexte général dégradé, cela peut
151 jouer un rôle dans une optique de reconstruction de la confiance et des capacités à mobiliser.
152 Pour un syndicalisme à vocation majoritaire, il est important d’entraîner une majorité de salarié-es
153 dans l’action. Force est de constater que depuis quelques années, les grèves auxquelles nous
154 appelons (seul-es ou avec d’autres) sont rarement majoritaires. Personne ne peut s’en satisfaire.
155 C’est pourtant une forme d’action spécifique à laquelle nous appelons quand d’autres formes de
156 moindre « intensité » ne sont pas suffisantes. Elle est un moyen de mobilisation permettant
157 l’expression d’un rapport de force à travers la mise en action de personnels. Dans une période
158 difficile, est-ce que les grèves
159 « minoritaires » peuvent jouer un effet de révélateur et d’entraînement? Dans quelle mesure? Ou
160 sont-elles l’expression d’un faible rapport de force, ce qui doit nous encourager à envisager à certains
moments d’autres modes d’action? Dans quelles conditions 161 peut-on appeler à une grève si nous
162 savons que la majorité des personnels n’est pas prête à s’y engager ?
163 La grève n’est pas la seule forme d’action existante. D’ailleurs, à l’échelle européenne, d’autres
164 formes ont émergé ces dernières années (occupations de places, de lieux stratégiques,
165 manifestations de masse hors temps de grève…
166 ). Quelles autres formes d’action que la grève pouvons-nous mettre en avant ? Dans quelles
167 situations ? Et quelle articulation éventuelle avec une grève ?
168 Dans quelles situations, autres qu’une réunion publique ou une manifestation, pouvons-nous être
169 amené-es à agir avec d’autres que les syndicats (associations, partis…) ?

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