Licenciement de 750 travailleurs grévistes au Bangladesh

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Nous avons ici (http://wp.me/p6Uf5o-2jw) évoqué la grève de 50 000 travailleurs du textile au Bangladesh. La CGT et sa fédération textile proteste contre le licenciement de 750 grévistes après la fin de la grève.NGWF-Logo

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Licenciement à la suite de la grève des travailleur·euse·s du textile au Bangladesh

 

Depuis le 8 janvier, plus de 50 000 travailleur·euse·s du textile ont fait grève totale pour que leurs revendications aboutissent.

La CGT et sa fédération du Textile, Habillement, Cuir et Blanchisserie a soutenu National Garment Workers’ Federation (NGWF) et son Président Amirul Haque Amin (Amin) ainsi que tous les travailleur·euse·s dans leur lutte.

Nous avons appris que mercredi, à la fin de la grève et l’acceptation des revendications présentées par les travailleur·euse·s et leur représentants syndicaux, au moins 750 ouvriers de plusieurs sociétés du centre textile d’Ashulia, une banlieue industrielle de la capitale Dacca, ont découvert qu’ils étaient renvoyés. Leur nom et leur photo avaient été placardés devant les locaux de leur employeur.

Le prétexte évoqué est le déroulement d’actes de vandalisme pendant la grève ; accusations réfutées par les victimes de ces licenciements abusifs.

La CGT ne peut accepter que des sous-traitants d’entreprises transnationales européennes et françaises violent, entre autres, la convention fondamentale de l’OIT, numéro 87, sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical.

Bernard Thibault, représentant des travailleur·euse·s, au Conseil d’administration de l’OIT, ancien Secrétaire général de la CGT, a déclaré « Je suis choqué que le Bangladesh ne fasse pas appliquer la convention 87 de l’OIT qu’il a pourtant ratifiée et que des entreprises de pays ayant ratifier cette même convention n’imposent pas à leurs sous-traitants de respecter le droit international. »

La CGT et sa fédération du Textile, Habillement, Cuir et Blanchisserie exigent que les marques comme H&M, Zara, Wal-Mart, Kappa, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Carrefour, Tesco, Primark et Aldi imposent à leurs sous-traitants le respect des conventions internationales.

La CGT et sa fédération du Textile, Habillement, Cuir et Blanchisserie exigent que les travailleur·euse·s illégalement licencié·e·s retrouvent leur poste de travail, sans conséquences, qu’elles soient financières ou autres, liées à la grève.

La CGT et sa fédération du Textile, Habillement, Cuir et Blanchisserie n’accepteront pas cette violation des droits humains. La discrimination syndicale chez les sous-traitants des grands groupes donneurs d’ordre, ça suffit !

 

Montreuil, le 22 janvier 2019

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