Prises de position syndicales pour combattre les ordonnances

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Les prises de position de structures de FO pour combattre les ordonnances et appeler au 12 septembre se multiplient. Ci-dessous la déclaration de la fédération transport-équipement (FEETS) et l’appel unitaire en Seine Saint-Denis. Un peu plus bas, un article de Libération.

  • Fédération FO environnement- transports-Equipement-services :

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Déclaration du Bureau Fédéral exceptionnel du 1er  septembre 2017

Privé/Public, les travailleurs attaqués sur tous les fronts

 

Le bureau fédéral de la FEETS-FO réuni le 1er septembre 2017 constate que les mesures gouvernementales présentées poursuivent et aggravent la destruction des droits des salariés déjà engagée en 2016.

Les ordonnances relatives au code du travail

Ces ordonnances, loin de corriger les régressions de la loi travail que FO a combattue, vont encore plus loin et constituent une loi travail XXL notamment :

  • L’inversion de la hiérarchie des normes est accentuée, que ce soit par le transfert de la loi vers la branche ou de la branche vers l’entreprise. Les primes et indemnités négociables au niveau de l’entreprise et non de la branche accentueront le dumping
  • La précarité sera institutionnalisée à travers le contrat de chantier ou d’opération et la remise en cause du contrat de travail par accord
  • Les licenciements augmenteront avec la réduction des délais de recours, la simplification de la procédure et l’intégration des plans de départs volontaires à travers la rupture conventionnelle
  • Le changement de périmètre du licenciement économique et la barémisation des indemnités prud’homales pour licenciement irrégulier ou sans cause réelle et sérieuse faciliteront ces
  • La fusion des institutions représentatives du personnel (IRP) concentrera les responsabilités syndicales sur un nombre limité de personnes transformant les salariés détenteurs de mandats syndicaux en co-gestionnaires d’entreprises sans réels moyens. La disparition du CHSCT aura un impact dramatique sur la santé et la sécurité des salariés. Inéluctablement, le CHSCT dans le secteur public sera aussi touché.
  • Enfin, les organisations syndicales sont directement attaquées : avec la possibilité ouverte de négociation par le nouveau comité social et économique et non les délégués syndicaux, par la négociation possible sans organisation syndicale dans les entreprises de moins de 50 salariés, par le référendum d’entreprise et par la diminution des salariés protégés avec la fusion des

L’augmentation de la CSG

L’augmentation de la CSG pour diminuer les cotisations sociales des salariés de droit privé a été décidée et conduira   à :

  • Diminuer le salaire brut des salariés de droit privé en remettant en cause le salaire socialisé. C’est la sécurité sociale qui est menacée.
  • Réduire le pouvoir d’achat des fonctionnaires, des salariés des entreprises publiques et des retraités.

L’austérité à l’œuvre pour les fonctionnaires et agents publics

Une dramatisation de la situation budgétaire est orchestrée pour imposer une austérité sans précédent qui remettra en cause durablement les services publics. Les fonctionnaires et agents publics sont directement touchés :

  • Le point fonction publique est gelé,
  • La journée de carence est rétablie en stigmatisant à nouveau les personnels,
  • Tous les services et établissements publics subissent des réductions d’emplois et de moyens désormais insoutenables.

Ce constat se suffit à lui-même. Nous ne ferons pas nôtre, la rhétorique qui consiste à se féliciter de se voir imposer le pire au motif d’avoir évité encore « plus pire ». Au-delà de s’inscrire dans la continuité de ces dernières décennies en matière de moins-disant social, les contre-réformes actuelles et à venir visent intégralement la destruction de notre modèle social et des acquis des luttes de ces deux derniers siècles.

L’austérité budgétaire et la déréglementation du travail sont les deux faces de la même politique antisociale appelée à se poursuivre avec les contre-réformes : chômage, formation professionnelle, retraites…

C’est pourquoi, comme dans un passé récent, la FEETS FO combattra ces mesures et appelle ses syndicats et sections syndicales à se mobiliser notamment le 12 septembre prochain à travers la grève et les manifestations.

Adoptée à l’unanimité moins 2 abstentions

 

  • Appel unitaire au 12 septembre en Seine Saint-Denis :Loi Travail XXL – Déclaration unitaire orgas 93 Appel au 12 septembre
  • Réforme du code du travail: changement de cap à FO?

    Par Luc Peillon — 4 septembre 2017 à 17:51

    Edouard Philippe et Muriel Pénicaud reçoivent les partenaires sociaux à Matignon, le 25 juillet. Au premier plan, Jean-Claude Mailly, de FO. Photo Laurent Troude

    Dans un communiqué publié ce lundi soir, la commission exécutive de la confédération semble remettre en cause la position conciliante du secrétaire général Jean-Claude Mailly sur les ordonnances Pénicaud.

    • Réforme du code du travail: changement de cap à FO?

    Vives tensions au sein de Force ouvrière. Alors que son secrétaire général, Jean-Claude Mailly, affichait jusqu’ici une position plutôt conciliante sur les ordonnances Pénicaud réformant le code du travail, la direction de la centrale semble opérer depuis lundi soir un sérieux virage sur l’aile. Dans un communiqué publié à l’issue de sa réunion, la commission exécutive de la confédération se montre ainsi beaucoup plus critique sur le projet du gouvernement.

    Certes, la direction de FO «souligne le travail réalisé par la confédération depuis trois mois […] qui se traduit par l’obtention de certaines garanties et le blocage de nombreuses dispositions». Mais rapidement, le ton se fait beaucoup moins positif: «A contrario, nombre d’éléments constituent aujourd’hui une régression sociale et sont en tant que tels inacceptables». Au point, précise le communiqué, que «dans les consultations officielles et obligatoires qui seront organisées, FO votera contre [les ordonnances], et ce d’autant qu’à la lecture des textes d’autres éléments négatifs apparaissent». Et la direction d’envisager «les possibilités de recours juridiques». Pas vraiment ce que laissait entendre Mailly dans ses dernières déclarations.

    Pire encore : alors le secrétaire général a annoncé son refus de participer à la manif du 12 septembre organisée par la CGT, sa direction «estime qu’il est important que les confédérations syndicales puissent échanger rapidement entre elles sur la situation». Sous-entendu, aller parler avec les autres responsables syndicaux, dont Philippe Martinez, responsable de la centrale de Montreuil… Et plus globalement «d’examiner toute initiative permettant de développer les positions FO».

    A lire aussi Loi travail : forces contraires chez FO

    Le jour de la présentation des ordonnances, Jean-Claude Mailly avait émis un jugement mesuré sur le projet du gouvernement: «On consolide la branche» mais «il reste un problème sur les primes», et «il reste des points de désaccord», avait-il dit. Mais à aucun moment n’a évoqué des «régressions sociales», comme le souligne le communiqué confédéral. Le lendemain sur BFMTV, Mailly allait plus loin: «Cette loi n’est pas la casse du Code du travail, notre modèle social n’est pas remis en cause».

    Contacté par Libération, Yves Veyrier, du bureau confédéral, reconnaît que les débats au sein de la commission exécutive ont été «intenses», et concède des «conneries de communication». Mais refuse de parler de fragilisation de son serétaire général. «Le problème, c’est que ce qu’on a obtenu est dans le premier chapitre [des ordonnances, ndlr], aujourd’hui, on voit ce qu’on n’a pas obtenu dans le reste du texte et qui pose de gros problèmes». Bref, pas «d’inflexion» au sein de FO, juste «une difficulté à communiquer dans ce brouhaha médiatique». Et s’il est question d’aller parler avec les responsables des autres confédérations, la participation à la manif du 12 septembre avec la CGT – «date qu’elle a décidée seule sans nous consulter», n’est toujours pas d’actualité. Même si plusieurs fédérations ou unions départementales FO devraient descendre dans la rue ce jour-là.

    Luc Peillon

 

 

 

 

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