Un communiqué du Collectif national pour les droits des femmes (CNDF)

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Le Collectif National pour les Droits des Femmes (CNDF) communique sur la présence importante des femmes et de leurs revendications dans le mouvement des Gilets jaunes. Le CNDF comprends plusieurs organisations syndicales.

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Beaucoup de femmes parmi les Gilets Jaunes

« Pognon de dingue » pour les aides sociales, « je traverse la rue et je vous en trouve » (du travail), « les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien » : voilà la communication toute particulière d’Emmanuel Macron, Président de la République. La morgue, le mépris de classe, l’ironie mordante, dans les paroles mais aussi dans les actes : détricotage du code du travail, suppression de l’ISF, matraquage des retraité-e-s avec l’augmentation de la CSG, aucune progression du SMIC, etc.

Tout cela se paye un jour et nous y sommes : les Gilets Jaunes envahissent les rues, bloquent les ronds points, les autoroutes, se défient de tout le monde et ne se font pas rouler dans la farine par les belles paroles ronflantes du gouvernement. L’annonce de l’augmentation du gasoil a mis le feu aux poudres. Le gouvernement, qui ne voulait rien céder jusqu’aujourd’hui, se pare dans une pseudo vertu écologique. Celle là même qui a fait que Nicolas Hulot a quitté le gouvernement….

C’est une véritable révolte sociale qui se déroule à l’heure actuelle. L’extrême droite et la droite extrême essaient de se positionner en leaders de ce mouvement, sans grand succès pour l’instant. Méfiance évidemment, ces gens ont le vent en poupe en Europe.

Nous condamnons aussi fermement toute parole ou acte sexiste, raciste, lesbo-homophobe, anti immigré. Les immigrés ne sont pas la cause des inégalités et de l’injustice fiscale.

Sur les barrages, dans les manifestations, dans les médias, les femmes sont très présentes. La précarité, les fins de mois difficiles, les temps partiels, les horaires atypiques, les inégalités salariales, les violences : elles connaissent. Ce sont elles qui souffrent le plus de la disparition des services publics : un hopital, une maternité, une classe d’école, qui ferment, une association de lutte contre les violences qui ne peut embaucher faute de moyens et elles devront encore plus jongler pour accoucher, pour se soigner ou soigner les autres, pour emmener les enfants à l’école, pour parler des dommages qu’elles ont subis .

Les revendications des femmes sont importantes pour le succés de ce mouvement. L’égalité salariale est une mesure qui devrait s’imposer. De la même façon que la lutte contre les temps partiels imposés qui privent les femmes de l’autonomie financière dont elles ont besoin. Les horaires atypiques érodent les volontés de travailler les plus farouches. Le Contrat à Durée Indéterminée devrait être la norme, pour les femmes comme pour les hommes. Une pension minimum égale au Smic mensuel pour toutes et tous est indispensable.

Face au casse tête que représente la garde des enfants, un service public de la petite enfance s’impose. De même pour les personnes en situation de dépendance que les femmes prennent en charge aussi.

Répondre positivement à ces revendications est ce qu’on attend d’une politique gouvernementale en faveur d’une grande cause nationale et c’est une urgence sociale. C’est aussi essentiel pour réellement changer la vie de toutes et tous !

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