Rencontres internationales de « L’économie des travailleuses et travailleurs »

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Le réseau international de l’« Economie des travailleuses et des travailleurs« , qui coordonne des expériences autogestionnaires de remise en fonctionnement d’entreprises, de SCOP, de créations nouvelles dans l’économie sociale et solidaire, fédère des syndicats (en France l’Union syndicale Solidaires), et des structures associatives diverses, issues d’un grand nombre de pays (voir la liste en vert plus bas). Les prochaines rencontres ont lieu du 25 au 29 septembre au Brésil. Le document ci-dessous est issu du site de l’Association Autogestion, qui est partie prenante en France.

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VIIe Rencontre internationale de l’ « Économie des travailleuses et des travailleurs » École Nationale Florestan Fernandes (ENFF), Guararema – Sao Paulo Brasil. du 25 au 29 de septembre 2019

Programme de la rencontre : Programa 14 sept español

I. Historique

Depuis 2007, les rencontres Internationales de « L’Économie des travailleurs-se-s » se déroulent tous les deux ans, elles articulent un espace de débat entre des travailleur-se-s, des militant-e-s sociaux et politiques, des intellectuel-le-s et des universitaires sur les problèmes et les potentialités de ce que nous avons qualifiées d’ « Économie des travailleuses et des travailleurs ». Elles sont basées sur l’autogestion et la défense des droits et des intérêts de la population qui vit de son travail, dans le cadre des conditions actuelles du capitalisme mondialisé néolibéral. Dans ce type de rencontre, les expériences d’autogestion générées par les peuples sud-américains, comme les entreprises récupérées en Argentine, en Uruguay, au Mexique et au Brésil, les mouvements coopératifs de travailleur-se-s, les expériences de contrôle ouvrier et de cogestion au Venezuela bolivarien, l’économie solidaire, social et communale et les autres luttes pour l’auto organisation du travail et de l’autogestion de l’économie définissent les axes de débat. Au niveau mondial, l’offensive du capital s’est également traduite par la fermeture d’usines, l’augmentation du chômage et l’émergence d’initiatives coopératives, associatives, autogestionnaires et de commercialisation qui seront abordés lors de la VIIe rencontre.

Une discussion sur ces thèmes est de plus en plus nécessaire : les problèmes nouveaux et anciens de la classe ouvrière, actualisés à la période actuelle d’hégémonie néolibérale mondiale, doivent être rediscutés. L’offensive ultralibérale, qui traverse l’Amérique latine, la nouvelle géopolitique régionale et mondiale, les coups d’état de type nouveau et le profond recul social doivent également être débattus.

Jusqu’à maintenant, 6 rencontres internationales ont été organisées : Buenos Aires (2007 et 2009), Mexico (2011), João Pessoa (Brésil, 2013), Falcón (Venezuela, 2015) y Pigüé (Argentine, 2017), auxquelles des camarades de près de 30 pays d’Amérique, d’Europe, d’Afrique, d’Asie et d’Océanie ont participé.

Lors de la rencontre de 2013, il fut décidé que des rencontres régionales seraient organisées tous les deux ans, entre deux rencontres internationales. Les rencontres euro méditerranéennes organisées dans les usines récupérées de Fralib à Gémenos (France) en 2014, de Vio.Me à Thessalonique (Grèce) en 2016 et de RiMaflow près de Milan (Italie) en 2019 ont été des succès. Des rencontres sud-américaines ont également été organisées dans l’entreprise récupérée argentine, Textiles Pigüé (2014), à Montevideo, Uruguay (2016) et à Santiago du Chili en 2018. L’autre rencontre régionale correspond à l’Amérique du Nord, Centrale et les Caraïbes qui s’est déroulée à trois reprises dans la ville de Mexico en 2014, 2016 et 2018. La dernière d’entre elles dans les locaux de la coopérative Luz y Fuerza del Centro, fruit d’une grande lutte du Syndicat mexicain des électriciens (SME). Les rencontres de « L’Économie des travailleurs-se-s » ne sont pas seulement un espace de débat, mais également l’expression d’une solidarité avec les luttes de la classe ouvrière et des peuples dans le monde entier.

II. Fondements

Dans les pays dits du tiers-monde, tout particulièrement en Amérique latine, des mouvements sociaux puissants, des organisations populaires et des mouvements de travailleur-se-s ont développé des processus d’organisation de base qui, dans de nombreux cas, se sont traduits par l’autogestion des unités économiques productives ou de services. C’est le cas notamment des entreprises récupérées par leurs travailleur-se-s ou des formes de cogestion, de contrôle ouvrier et d’autogestion du travail dans des secteurs urbains et ruraux. Dans certains cas, ces mouvements populaires sont parvenus à exercer une influence sur les gouvernements, en contribuant à la fois à redéfinir le rôle de ces états en tant que possibles vecteurs de dynamisation de ces processus, tout en restant des objets de contestation de l’appareil de pouvoir traditionnel et en posant de nouveau la relation entre ce pouvoir étatique et l’autonomie du mouvement populaire. La nouvelle phase néolibérale et fasciste a provoqué un important recul de ces politiques et menace l’existence même des expériences de l’économie des travailleuses et des travailleurs, tout particulièrement leur capacité économique dans un contexte de marché capitaliste et leur influence sur les politiques publiques.

En articulant l’échange entre le monde universitaire engagé avec ces luttes, les travailleur-se-s et les militant-e-s sociaux, les rencontres de « L’Économie des travailleur-se-s » tentent d’aborder ces questions et de mettre en débat la lutte des travailleurs et des travailleuses dans les différents contextes nationaux, régionaux et internationaux. Elles cherchent ainsi à créer un espace de débat qui se développe à partir des perspectives des expériences d’autogestion économique des travailleurs. Les entreprises récupérées, les expériences autogestionnaires du travail, les coopératives, les mouvements de travailleurs organisés syndicalement, les travailleurs ruraux, les mouvements sociaux, les courants politiques et intellectuels, entre autres, ont contribué au développement de ces rencontres. Des représentant-e-s de plus d’une trentaine de pays ont participé aux éditions successives.

Nous rappelons ici ce que nous indiquions lors des précédentes invitations :
«  Bien que sous forme distincte et non hégémonique, les différents secteurs et les expressions d’une classe ouvrière de plus en plus diversifiée représentent déjà des alternatives qui ne se limitent pas à la sphère économique, mais qui concernent également des sphères qui permettent de percevoir une imbrication avec des processus culturels basés sur des relations non capitalistes et qui préfigurent des espaces où les relations internes de pouvoir et de genre sont susceptibles d’être rediscutées, tout comme la relation avec la communauté. Ces processus, présents dans les usines récupérées et les entreprises autogestionnaires émergentes, permettent d’entrevoir ce que les travailleur-se-s, à partir d’une planification consciente, pourraient proposer comme modèle alternatif au capitalisme ».

C’est pour cela que la proposition de la VIIe rencontre de l’« Économie des travailleur-se-s » est de s’appuyer systématiquement sur les expériences, tant du point de vue de la critique et la résistance à la gestion de l’économie par les capitalistes que sur la formation et le respect des formes de gestion de la classe ouvrière elle-même.

III. Modalités : Espaces de connaissance et axes de débat

La VIIe rencontre internationale réalisée à São Paulo-ENFF s’organisera selon les axes thématiques suivants :

  1. Analyse politique et économique de la crise du capitalisme global
  2. L’autogestion en tant que pratique et projet alternatif
  3. Défis du syndicalisme et des autres formes d’organisation des travailleur-se-s salarié-e-s dans le capitalisme néolibéral mondialisé.
  4. Précarisation et travail informel : exclusion/inclusion ou reformulation des formes de travail dans le capitalisme mondialisé ?
  5. L’économie des travailleur-se-s dans une perspective de genre
  6. Le débat sur le rôle de la technologie dans l’économie des travailleur-se-s
  7. État et politiques publiques dans l’économie des travailleur-se-s
  8. Éducation populaire et production de savoirs dans l’économie des travailleur-se-s

IV. Méthodologie de la rencontre

Au fur et à mesure des différentes rencontres internationales et régionales, une méthodologie de débat et de coordination s’est construite, elle s’articule autour de différentes sessions qui visent à faciliter la participation et la discussion approfondie des axes détaillés ci-dessus. Les axes ont pour objectif de structurer le débat mais ne limitent pas les possibilités strictement aux thèmes explicités. Les différentes instances de discussion : des table rondes avec des intervenant-e-s sélectionné-e-s par le comité organisateur local et international, des table rondes spécifiques avec des exposés et des communications et enfin des commissions. Il existe également des espaces pour des activités culturelles en lien avec la thématique globale.

  1. Les tables rondes d’exposés : ce sont des table rondes pour des intervenant-e-s sélectionné-e-s par l’organisation en rapport avec les thèmes. Elles s’organisent autour des axes et elles tentent d’associer des intervenant-e-s nationaux et internationaux, des travailleur-se-s manuel-le-s et des intellectuel-le-s, des femmes et des hommes, selon les sujets. Elles permettent d’engager le débat. Pour chaque table ronde, le temps est réparti entre les exposés et les questions ou les interventions des participant-e-s. Les tables rondes se situent dans un espace central et ne se superposent pas à d’autres activités.
  2. Les tables rondes spécifiques : elles s’organisent par axes et sont simultanées. Elles regroupent les exposés présentés et les interventions de travailleur-se-s sur leur expérience (elles ne requièrent pas de communications écrites mais uniquement des brèves synthèses).
  3. Les commissions : ce sont des espaces ouverts de discussion sur les axes thématiques de la rencontre sans intervenant-e-s prédéterminé-e-s. Elles s’alimentent des contenus exposés dans les tables rondes d’exposés et de travail.
  4. Les ateliers : ce sont des espaces de travail sur des thématiques et propositions spécifiques avec une méthodologie participative, également organisés en fonction des axes thématiques de la rencontre.

V. Échéances

  1. Échéance pour la transmission des résumés des exposés : 15 juillet 2019. Envoyer à : 7ecotrab@gmail.com
  2. Échéance pour la proposition des ateliers, des commissions de travail, des table rondes : 15 juillet.
  3. Échéance pour la transmission des articles complets : 15 août 2019. Les articles peuvent être rédigés en espagnol, anglais, français ou portugais. Format jusqu’à 15 pages, Espace 1,5, Caractère Times New Roman. Celles et ceux qui souhaitent un Certificat émis par l’UNESP (Université de l’État de Sao Paulo) devront faire leur inscription sur le site web de l’UNESP, dont les coordonnées seront transmises plus tard et s’acquitter d’une participation de 20 R$ (Reais).
  4. Échéance pour réserver l’hébergement à l’ENFF : 15 juillet
  5. Échéance pour réserver l’hébergement à proximité de l’ENFF : 15 août

VI. Inscriptions

Compléter le formulaire de la VIIe Rencontre internationale de l’ « Économie des travailleuses et des travailleurs » :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSej7BL4NxKDf8idUt0knlfl4ZHIGTH6CoC-iNJk0AKo-O8wMQ/viewform?vc=0&c=0&w=1

VII. Siège de la Rencontre

La VIIe Rencontre internationale se tiendra dans l’École Nationale Florestan Fernandes (ENFF), à Guararema, dans l’État de Sao Paulo au Brésil. + ou – 45 km de l’aéroport international de Guarulhos.
Il s’agit d’un centre de formation pour les acteur-trice-s des mouvements sociaux, qui s’adresse aux travailleur-se-s de l’ensemble du Brésil, avec une architecture adéquate et issu du travail autogéré.
L’ENFF est situé dans la ville de Guararema, sur l’autoroute Président Dutra (qui relie les villes de Sao Paolo et Rio de Janeiro).
Le centre possède des chambres pour 100 personnes, un espace de camping pour 20 personnes, des salles de bain, 3 auditoriums ‘pour 250, 110 et 80 personnes), des salles de réunion, 4 salles de cours, un espace de sport, un restaurant pour 150 personnes, 3 kiosques, une salle d’activités culturelles et un espace pour enfants. La capacité maximale de l’ENFF pendant la journée est de 250 personnes.

Coût de l’École Nationale Florestan Fernandes
Coût pour l’hébergement : R$ 80 (+- 25 dollars) par jour. Ce prix inclut le petit déjeuner, la collation, le dîner et la nuit.
La valeur du Real est approximativement de 3,8 R$ 3,8 pour 1 dollar U$S.
Coût pour passer la tournée (avec collation, goûter et dîner) : 3,5 R$.
Échéance pour réserver l’hébergement à l’ENFF : 5 août

Hébergement à 2 km de l’ENFF : Il y a une auberge avec une capacité de 100 personnes. Le coût est de 80 R$ avec le petit déjeuner. L’échéance pour la réservation est le 15 août.

Hébergement solidaire dans les localités de Guarulhos, Jacareí y São José dos Campos :
Si le nombre de participant-e-s dépasse 200 personnes, l’équipe organisatrice va prévoir des hébergements solidaires dans les localités de Guarulhos, Jacareí y São José dos Campos.
Il y a également des hôtels à  Jacareí y São José dos Campos
Les villes les plus proches de l’ENFF sont Jacareí y São José dos Campos, qui sont situées à une trentaine de kilomètres de l’ENFF. Une liste d’hôtels de ces villes sera disponible.

VII. Comité organisateur local au Brésil

GPOD-UNESP
SOLTEC/NIDES – UFRJ
LABOR/UFRPE
GPERT
ITCP – USP
MST São Paulo
NESOL- UFT
UFMS
UNISOL
UCPEL
Apoyo
ENFF- Escola Nacional Florestan Fernandes
UNESP – Universidade Estadual Paulista
NESOL – UFRJ Universidade Federal do Rio de Janeiro
UNISOL
Equipo de Apoyo Técnico Lucca Perez
Hector Melean – IBEC
Maria Pessoa – IBEC

Comité organisateur international

Argentine : Programa Facultad Abierta (Fac. de Filosofía y Letras, Universidad de Buenos Aires), Cooperativa de Trabajo Textiles Pigüé, FEDECABA, FACTA, ACTRA, Red Gráfica Cooperativa, Cooperativa 19 de diciembre, Casa de los Trabajadores (Córdoba), IDELCOOP, Programa Relación Capital-Trabajo Ciecs-Conicet, Universidad Nacional de Córdoba, Carrera de Relaciones del Trabajo, Universidad Nacional Arturo Jauretche, Instituto de Ciencias Antropológicas (FFyL-UBA), Red TISA-Universidad Nacional de Quilmas, Asociación Civil, Cátedra Libre de Fábricas Recuperadas de la Universidad Nacional de La Plata, Centro Cultural de la Cooperación “Floreal Gorini”, Programa de Articulación Territorial-Universidad Nacional de San Martín (UNSAM).
Canada : Centre for Learning, Social Economy & Work de la Universidad de Toronto
Toronto Airport Workers’ Council
Chili : TRASOL
Colombie : Federación Nacional de Trabajadores del Estado, los Servicios Públicos y la Comunidad, ÚNETE
Mexique : Área de Estudios del Trabajo y Departamento de Relaciones Sociales de la Universidad Autónoma Metropolitana-Xochimilco, Colectivo de Cooperativas de la Nueva Central de Trabajadores, Centro para la Justicia Global A.C. en San Miguel de Allende, Trabajadores Democráticos de Occidente Sociedad Cooperativa (TRADOC), Coop. LF del Centro, Sindicato Mexicano de Electricistas (SME), Programa de Autogestión Cooperativa (PAC) de la Universidad Autónoma de la Ciudad de México
Uruguay : Centro de Formación y Documentación en Procesos Autogestionarios : Red temática de Economía Social y Solidaria de la Universidad de la República, Asociación Nacional de Empresas Recuperadas por sus Trabajadores, Federación de Cooperativas de Producción del Uruguay (ANERT), Instituto Cuesta Duarte, Espacio de Autogestión y Plenario Intersindical de Trabajadores – Convención Nacional de Trabajadores (PIT CNT), Federación Uruguaya de Cooperativas de Vivienda y Ayuda Mutua (FUCVAM) y Coordinadora Nacional de Economía Solidaria.
Venezuela : Movimiento Nacional por el Control Obrero, Plataforma de Lucha de los Consejos Socialistas de Trabajadores, Movimiento Uníos.

Italie : Usines récupérées RiMaflow et Officine Zero.
France : Association pour l’Autogestion, Union Syndicale Solidaires
Grèce : Usine récupérée Vio.Me, Cooperativa Pagkaki ; Enallaktiki-drasi (Action Alternative pour la qualité de vie).
Croatie : Organisation for Workers’ Initiative & Democratization

Chine : Chinese Working Women Network

Afrique du Sud : The Community Healing Network

International : Workerscontrol.net

Contact Comité organisateur :
Informations, inscriptions et envoi des propositions à : 7ecotrab@gmail.com

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