12 novembre Education nationale : deux appels unitaires, même journée de lutte

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Share on LinkedInEmail this to someonePrint this page

L’action syndicale dans l’Education nationale se traduit le 12 novembre par deux appels unitaires à la même journée de grève. La CGT Educ’Action appelle également. 

 

  • Appel CGT-Ferc Sup, SGEN-CFDT, SNCS-FSU, SNEP-FSU, SNESUP-FSU, SNPTES, SUD-éducation, FCPE, SNESUP FSU

LUNDI 12 NOVEMBRE 2018 TOUTES ET TOUS MOBILISÉS POUR LA FORMATION DES ENSEIGNANTS ET DES CPE ET LA RECONNAISSANCE DES FORMATEURS

 

Aujourd’hui, pour devenir professeur, il faut obtenir un diplôme de master (Bac +5 tout en effectuant un stage en totale responsabilité de classe, à mi-temps voire à plein temps). Ce qu’on demande aux professeurs en formation, c’est donc d’être immédiatement opérationnels, de mobiliser des compétences d’enseignants expérimentés alors même qu’ils se forment pour comprendre les enjeux et la complexité du métier. Dans ces conditions, ils sont surchargés, ils manquent de temps pour préparer, concevoir, réfléchir correctement.

Oui, alors que la crise de recrutement s’aggrave d’année en année, il est vraiment urgent d’améliorer la formation des enseignants. Cela doit passer par des modifications structurelles : pour que la première année de master ne soit pas seulement occupée à la préparation des concours, pour que l’entrée en responsabilité
soit vraiment progressive, pour que la formation ne se réduise pas à une adaptation immédiate à l’emploi, pour que les futurs enseignants ne soient pas mis dans l’urgence de faire la classe sans le recul de l’analyse nécessaire…

Dans ce contexte, le ministère de l’Éducation nationale veut imposer sa
réforme de la formation

➜ Mise en responsabilité possible des assistants d’éducation en tant qu’enseignant ;
➜ Un volume de stage en responsabilité trop important au détriment des heures de
formation universitaires ;
➜ Cadrage des contenus du master MEEF réduit et contenant des injonctions
correspondant aux conceptions du ministre (neurosciences…) ;
➜ Arbitrages à venir sur la place du concours, la nature des épreuves et le volume du stage
en responsabilité et dans l’état actuel, sans la consultation des représentants des
personnels ;
➜ Suppression des ÉSPÉ pour créer des INSPÉ (Instituts nationaux supérieurs du
professorat et de l’éducation) ;
➜ Modification du mode de désignation du directeur en dehors du conseil d’école ;
➜ Calibrage des équipes de formateurs et nouvelle attaque sur les personnels de statut 1er et 2d degrés affectés dans les ÉSPÉ.
Ces orientations, accompagnées des suppressions de postes annoncées et de la volonté
d’augmenter les recrutements de contractuels non formés, sont inquiétantes et ne
résolvent aucun des problèmes actuels.

Lundi 12 novembre 2018, il faut dire non à cette politique de la défiance

Pour être en capacité de relever les défis d’une école ambitieuse et pour faire réussir tous les élèves, il faut des enseignant·es et des CPE bien formé·es. Enseigner assurer la diversité des missions demandées aux enseignants est un métier qui s’apprend et sur plusieurs années. Une formation de qualité, structurée à la fois par la recherche, des enseignements et des stages, nécessite une réorganisation qui tienne compte de l’expertise de l’ensemble des des membres de la communauté éducative.

Il est urgent d’améliorer la formation des enseignant.es et des CPE dans les ÉSPÉ mais dans le respect des règles universitaires, des conditions d’études des étudiant.es et des stagiaires et des conditions de travail des enseignant·es formateurs et des formatrices.

Se former pour enseigner :un droit, une exigence, une nécessité
L’intersyndicale se félicite de mobilisation suite à « l’appel des 300 » et
demande :
➜ Une meilleure structuration de la formation initiale et continuée : organisation de la formation sur les quatre semestres du master MEEF et dans le cadre d’un continuum, de la licence aux premières années de titularisation ;
➜ Le déploiement de tous les parcours à la fois dans les domaines de l’enseignement, de l’éducation et de la formation : tous les parcours développés dans les ÉSPÉ ne mènent pas nécessairement aux métiers de l’éducation nationale ;
➜ Une mise en responsabilité nécessairement progressive : les stagiaires ne peuvent plus être des moyens d’enseignement, l’alternance s’organise au sein du master MEEF et avec des écoles ou des établissements scolaires adaptés permettant un l’accueil et un accompagnement de qualité ;
➜ L’assurance du maintien des enseignant.es du 1er et du 2nd degrés affecté.es à l’université : la construction d’un collectif de travail s’appuie sur un ensemble de compétences toutes reconnues au sein d’équipes pluricatégorielles, pluridisciplinaires et pluriinstitutionnelles ;
➜ Le maintien de l’adossement des formations à la recherche qui doit se faire en toute liberté, sans injonction du ministère, par les enseignants-chercheurs au sein de l’équipe pédagogique ;
➜ Le maintien du nom « ÉSPÉ » et du mode actuel de désignationdu directeur ou de la directrice ;
➜ Un calendrier des négociations garantissant une véritable concertation : l’évolution de la formation nécessite une expertise partagée et l’engagement de tous les responsables.

Le 12 novembre dans les universités et dans les ÉSPÉ, toutes et tous mobilisé·es pour une autre politique de la formation !

  • Communiqué de Presse FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation et liste des manifestations
     

    Suppressions de poste dans l’Éducation nationale : en grève le 12 novembre !

    Alors que le débat budgétaire s’ouvre au parlement, les organisations syndicales FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation appellent les personnels à être en grève le 12 novembre contre le projet de budget 2019 pour l’enseignement scolaire.

    Le gouvernement a prévu la diminution de 4 500 d’emplois de fonctionnaires d’état : 40% de cette baisse est supportée par la seule Éducation nationale.
    Ces suppressions de poste sont décidées « en même temps » que le ministre présente son projet de loi pour l’école de la confiance. La fin de la priorité budgétaire conjuguée aux changements de pieds incessants de politique éducative, au mode de pilotage vertical et aux mises en cause des résultats de l’école sont vécus comme une absence de reconnaissance et une remise en cause de la professionnalité des personnels. Les actes et les mots ont du sens. Le ministre ne peut se prévaloir d’un objectif d’augmentation générale du niveau des élèves et de justice sociale, sans s’en donner les moyens.

    Le projet de loi de finances 2019 marque ainsi la fin de la priorité accordée à l’Éducation nationale en renouant avec la logique de suppressions de postes, une logique appelée à s’amplifier dans les années suivantes pour atteindre les 50 000 suppressions annoncées de fonctionnaires de l’État.

    Avec le redéploiement dans le primaire qui ne suffit pas au dédoublement CP et CE1 en éducation prioritaire dans le contexte d’un sous-investissement chronique, les 2650 suppressions de postes d’enseignants dans le second degré qui vont toucher les collèges et les voies générales, technologiques et professionnelles des lycées, et les 400 suppressions de postes de personnels administratifs après les 200 de l’an passé, les conditions d’apprentissage pour les élèves et de travail des personnels, se dégraderont dès la rentrée prochaine pendant que l’administration du système, pour les élèves et leurs familles, comme pour la gestion des personnels sera mise en grande difficulté.

    Ce budget ne porte pas une politique éducative ambitieuse. Les organisations syndicales FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation appellent les personnels à exprimer leurs inquiétudes pour l’avenir de l’École comme leur exaspération.
    Elles appellent l’ensemble des personnels à se mettre en grève et à participer aux manifestations et rassemblements prévus le 12 novembre pour demander au gouvernement un autre budget pour l’enseignement scolaire public et une politique éducative à l’écoute des personnels .

    Ivry le 19 octobre 2018

    Appel de la CGT Educ’Action :tract_cgt_greve_12_10_2018

    CGT-EducAction
    TOUS et TOUTES en GRÈVE le 12 novembre 2018

     

     

     

     

     

Print Friendly

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *