Front social appelle à réussir le 12 septembre

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Le bulletin de liaison de Front social N° 75 fait le point sur les ordonnances Macron et appelle à réussir la journée du 12 septembre appelée par la CGT : elle sera un « test grandeur nature« .  Il envisage une autre date le 20 septembre.

  • Télécharger le bulletin : INFO-75

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  • Editorial : Du nouveau dans la situation au 22 juillet ? Macron a tôt fait de dévoiler son rôle de chien enragé de l’ordre libéral. La destruction du droit social va bon train et suit deux chemins.

–       L’un est parlementaire et vise à cour-circuiter le Parlement avec son accord : la loi d’habilitation lui ouvre la voie des ordonnances, c’est-à-dire le pouvoir quasi total au président. Cette loi préfigure de façon précise ce que seront les ordonnances.

–       L’autre ressemble à un décor de théâtre : les syndicats sont reçus l’un après l’autre et sont priés de faire semblant de négocier. À ce jour, les trois blocs de concertation sont achevés et le rendez-vous est donné pour le 21 août.

Pour autant, l’issue n’est pas écrite, même si Macron va emballer le processus pour promulguer les ordonnances dès la fin de l’été :

–       L’alerte a été lancée par le Front Social, qui a imposé autour de lui cette question, résister et mener la contre-offensive, ou bien collaborer à la une destruction annoncée du droit social. Il attire à lui des franges combatives qui attendent des initiatives pour combattre sans attendre.

–       Les confédérations se divisent : FO est en proie à des fractures internes majeures dues à sa présence au sein du gouvernement. La CFDT, assoiffée de retour sur investissement dans l’institutionnalisation, ne distingue plus le moindre espace de négociation, d’autant qu’elle constate l’avancée du processus parlementaire qui contourne le « dialogue social ». La CGC radicalise son discours.

–       La confédération CGT de Montreuil, présente dans le simulacre de concertation, critique avec prudence et modération les mesures en préparation et attend le 12 septembre sans vraiment le préparer.

La gestion manipulatrice du sort de GM&S jalonne le début de l’été d’épisodes catastrophiques pour les salariés, pendant que les plans de licenciements et les mesures de répression s’accumulent. Macron ouvre brutalement le front de la destruction des budgets alloués aux services publics, dont beaucoup sont d’intérêt public. Macron apparaît comme l’agent de l’austérité renforcée.

–       L’état major de l’armée de métier joue les frondeurs, face à un Jupiter qui leur affirme : « c’est moi le chef, faites la guerre pas le budget. »

–       Les coupes budgétaires suscitent les premières protestations portées par le mouvement des femmes qui manifestent contre la destruction du budget du secrétariat d’État, parent pauvre de l’exécutif.

–       Dans le système scolaire, à l‘université notamment, les pénuries de locaux, de moyens et d’enseignants sont perçues comme une agression mortelle contre ce qui reste d’Education nationale.

–       Globalement, la jeunesse des banlieues et des quartiers pauvres est tout bonnement ignorée pendant que le gouvernement s’implique dans la course aux JO à Paris, manière de reprendre la classique politique, « du pain et des jeux », sans le pain cette fois !

–       La contre-révolution fiscale, destinée à discréditer l’égalité devant l’impôt, montre le souci de Macron d’exonérer le patronat et les riches des obligations fiscales, tout en leur garantissant le maintien des aides à fond perdu de type CICE et la marginalisation de l’ISF.

Le 12 septembre sera le premier test grandeur nature.

– Le FS en fait une date majeure parce qu’elle ouvre la possibilité de lancer un vaste front global contre la destruction du droit social sur ordonnances et pour la défense des services d’intérêt public, santé, éducation, logement, équipements publics, protection sociale…

– C’est pourquoi tout doit être fait pour assurer la réussite de cette date, qui doit démontrer la réalité d’une mobilisation naissante contre les ordonnances.

–  Les syndicats, les associations, tous ceux qui s’opposent aux ordonnances, à la casse du code du travail et du service public, pourraient avec le Front Social organiser ensemble une tournée de meetings. Ce serait un point d’appui pour la construction du mouvement comme pour la centralisation de la lutte contre le gouvernement.

– Le FS appelle les syndicats et les associations à se mettre au tour de la table pour voir comment, après le 12, ils pourraient organiser une échéance nationale le 20 septembre à Paris pour empêcher la validation des ordonnances.

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