Le Front Social s’est réuni samedi 9 décembre

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Voici le compte rendu de la réunion Front Social du samedi 9 décembre 2017. Il envisage une action le 20 janvier 2018, autour des Goodyear comme symbole des luttes des chômeurs et de tous ceux qui refusent d’être des victimes du système.

 

imagesLettre d’information n°117                                        dimanche 10 décembre 2017

 

 

Compte-rendu de la réunion du 09 décembre à la salle Jouhaux – Bourse du travail

Présents : FS 75 – Paris 15 – 91 Essonne – 92 Nanterre – 92 Nanterre Fac – Le Mans – Grenoble- Rouen – Le Havre – des militants de Toulouse /Foix, Perpignan, info com CGT, Sud-Poste 91, Sud-Poste 92, Sud -Commerce, Sud-éduc 76-27, CGT-Agave, UNEF- TACLE, Stop-précarité, Luttes Invisibles

 

 Situation : bilan et perspective :

 

·        Le point sur la situation :

Malgré le défaitisme des organisations qui n’ont pas repris au bond, notre proposition de montrer que nous n’abandonnerons pas le combat contre la politique antisociale de Macron, le 18 nous avons fait la démonstration que nous étions suffisamment déterminés pour aller jusqu’au bout de la Marche sur l’Elysée: un vrai symbole. Cette manifestation a eu lieu. Elle a tenu jusqu’au bout. Elle a été réussie malgré toutes les pressions, y compris pendant la manifestation :

  • les pressions incessantes contre les organisateurs avec menaces des représentants des forces de l’ordre de charger si l’on ne dissolvait pas la manifestation,
  • les menaces de contrôle des flics

Nous avons tenu bon et montré une détermination sans faille qui a redonné confiance à tous les présents et qui a fait la démonstration aux yeux de tous que continuer le combat contre la politique de Macron était non seulement nécessaire mais possible. La réussite de Macron et du Medef repose sur la complicité des directions grandes centrales syndicales et la paralysie des directions politiques opposées à Macron.

 

·     Perspectives :

Pour la suite à envisager, nous avons organisé deux réunions unitaire dès le 22.11 : nous avons veillé à répondre à ce qui nous avait été reproché par des orgas, à savoir de ne pas avoir prévenu à temps du choix de la date, du mode d’apparition ; mais lors des réunions unitaires, la plupart des organisations sont venues sans mandat, n’étaient là qu’en “observateurs” et ne voulaient donc s’engager sur rien, démonstration, s’il en est,  que les prétexes précédents n’étaient qu’un défaussement .

 

Les points positifs : le 18 novembre a redonné confiance, de nouveaux syndicats CGT se sont rapprochés du Front Social ; nous avons mené des discussions avec l’APEIS, MNCP et les fédérations Sud CT, Sud Santé Sociaux, Sud Poste qui se posent le problème de préparer sérieusement l’action que nous prévoyons en janvier.

Les 40 structures CGT, avec Info Com et Goodyear à l’initiative, ont gagné dans leur recours contre la loi El Khomry au Conseil d’Etat, avec leur avocat Fiodor Rylov, contre les référendum d’entreprises et ce malgré l’obstruction de la direction de la confédération CGT.

Ce qui est en discussion : la possibilité d’une action en janvier, le 13 ou le 20, pour souhaiter la bonne année au MEDEF – au moment des déclarations de bénéfices des entreprises, qui va se gaver encore plus l’année prochaine.

En effet, les Goodyears ont un combat à mener pour leur avenir. Après des années de formation bidon (le grand oeuvre de Macron ), 600 d’entre eux vont entrer en en fin de droits et vont goûter au RSA. Les Goodyears après avoir été les symboles vivant des salariés qui luttent pour l’emploi, celui de ceux qui luttent contre la répression syndicale et toutes les répressions peuvent devenir le symbole de la lutte des chômeurs, des précaires mais aussi des exclus de ce système bref catalyser autour d’eux tous ceux qui sont rejetés, exclus, oubliés par le système mais qui refusent de se soumettre aux décisions des multinationales et du gouvernement et qui, au fond, refusent ce système.

Il s’agirait donc de rassembler autour de l’initiative des Goodyear tous ceux qui refusent d’être les victimes de Macron, du Medef et de leurs politiques antisociales, depuis les chômeurs et précaires prochaines cibles de Macron, ceux qui se battent contre la baisse des APL, les étudiants, lycéens et enseignants contre la sélection à l’université, les militants qui n’ont pas abandonné la lutte contre les ordonnances (d’autant qu’il y aura encore un passage des ordonnances devnt le Sénat autour de cette date du 20.01) , les contrats aidés, les uberisés, les femmes de ménages des grands hôtels sous-traités, les agents de nettoyage, les sans-papiers, les salariés de la santé comme ceux de la Poste ou de la SNCF, d’EDF… qui ne cessent de se battre pour la défense du service publics, et bien d’autres encore….

 

·     Conclusion :

 

La question est là : comment, à partir d’un rapport de force général dégradé construire une riposte qui unifie les multiples combats existants.

Il s’agira bien le 20 janvier de préparer une action tout à la fois centralisée par les Goodyear et en même temps délocalisée et confluente, en relayant leur action partout avec le FS en souhaitant partout où l’on peut une “bonne année” devant les sièges des Medef à ceux qui veulent tout nous prendre. Le 20, c’est l’alliance de toutes les “victimes debout” qui veulent faire converger toutes les résistances et contrer l’isolement et la dispersion qui nous affaibissent.

 

Les outils pour la circulation de l’information :

 

·         le réseau des structures et des collectifs Front Social peut devenir un réseau d’information sur les luttes afin de contrer l’intoxication générale du pouvoir, d’une part et des confédérations syndicales d’autre part qui veulent nous convaincre qu’aucune riposte n’est possible.

 

Les confédérations syndicales ont mis fin le 16 novembre, pour leur part, à la lutte contre les ordonnances

  • quoi qu’elles puissent en dire. Elles vont maintenant tenter de se dédouaner de leur échec et de leur manque de pugnacité en en rejetant la faute sur les salariés eux-mêmes qui selon elles manqueraient de combativité. Or rien n’est plus

La conflictualité prend cette tournure aujourd’hui : Il n’y a jamais eu depuis longtemps autant de grèves et de luttes en nombre comme en détermination.

La responsabilité de l’échec repose entièrement soit sur la complicité d’une bonne partie des organisations syndicales qui ont quasiment co-écrit les ordonnances avec le pouvoir, soit sur l’absence totale de volonté et de détermination des directions syndicales ou politiques qui se disaient opposées aux ordonnances. La majorité des salariés n’a eu aucune envie de s’engager dans un combat qui demandait courage, énergie, opiniatreté et détermination derrière des dirigeants qui n’en avaient aucune, incapables de proposer ou d’organiser un plan de bataille un tant soit peu sérieux.

Pour combattre la démoralisation que vont tenter de propager les directions des confédérations syndicales en rendant responsables les salariés de leurs propres défaillances, nous devons au contraire donner courage et perspectives aux salariés en montrant toute l’ampleur de leurs luttes actuelles.

Pour cela il nous faut amplifier le travail de recensement de ces luttes qu’a commencé à faire le Front Social à travers sa page Luttes Invisibles.

Nous avons déjà commencé à recenser les luttes dans la santé, plus de 1 500 depuis le début de l’année ; nous l’avons mis en route pour les luttes contre les licenciements, probablement plus de 500 dans le même laps de temps et il serait bon que nous le faisions aussi pour la Poste, le commerce, l’éducation, etc, etc… C’est en haut que la détermination manque, pas en bas !

[…]

 

 l’élargissement du comité d’animation :

 

  • de Touche pas à ma ZEP a posé sa candidature et est donc intégré au Comité d’animation.
  • Evidemment, l’élargissement du collectif d’animation reste ouvert dans le respect de la représentation des activités, structures, des collectifs, des secteurs, Paris, Province

 

Dominique

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