Réflexions de la FNIC CGT (chimie) sur le 52ème congrès

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La Fédération nationale des industries chimiques de la CGT (FNIC) a fait connaitre ces réflexions très critiques sur les documents soumis à débat du 52ème congrès de la CGT (13 au 17 mai 2019). Ces réflexions figurent sur son site. Nous donnons accès au texte complet, en metttant en exergue quelques passages significatifs au vu des enjeux du congrès. La FNIC CGT est adhérente à la FSM. 0

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  • Extraits :
  • Bilan d’activité :

« ….Durant ces trois années, quel est le bilan de l’activité nationale interprofessionnelle de la CGT ?

  • La CGT a été dans l’incapacité d’opposer un rapport de forces à la déferlante de lois et mesures anti-travail, de la loi Khomri aux ordonnances Macron, la loi sur la sécurité, le gel du SMIC, la pérennisation du CICE, la réforme de la SNCF, la fusion AGIRC-ARRCO,
  • La CGT accuse une baisse sensible du nombre de nos syndiqués.
  • La CGT est passée deuxième organisation syndicale en représentativité derrière la
  • La CGT est étrangère au mouvement social le plus marquant de ces dix dernières années en France, à savoir les gilets jaunes, qui sont pour l’essentiel des travailleurs, retraités et privés d’emplois.« 

[…]

  • Dialogue social :

« Le « dialogue social » : La politique contractuelle est la réponse patronale à la lutte des classes. Elle présente la forme de concertations ou de négociations sans rapport de forces préalable. Le refus légitime par la CGT de la politique de la chaise vide ne doit pas se traduire par une politique de chaise pleine systématique, s’assoir à la table des négociations suppose qu’il y ait quelque chose à négocier au regard de la double besogne, et qu’un rapport de forces préalable existe en faveur des travailleurs.

La participation de la CGT à la politique contractuelle doit ainsi être limitée et examinée au cas par cas.« 

[…]

  • L’unité des travailleurs :

« Le dogme du « syndicalisme rassemblé », consistant à trouver le plus petit dénominateur commun en termes revendicatifs, pour rassembler le plus grand nombre de sigles syndicaux, est un échec sur le plan interprofessionnel. C’est le constat qu’on peut objectivement tirer de ces trente dernières années. Nier cette réalité et s’obstiner dans cette voie a pour conséquence, voulue ou non, la paralysie de la CGT au niveau national interprofessionnel, en particulier pour atteindre le changement radical de société auquel notre organisation est sensée travailler en permanence.

A l’inverse du syndicalisme rassemblé qui ne produit plus qu’un accompagnement des contre-réformes patronales, c’est l’unité des travailleurs qui est le moyen pour la CGT d’atteindre ses objectifs. « 

[…]

  • Réalité et avenir du travail (thème 1 du congrès):

« Doit-on partager le choix de mettre en premier thème du congrès confédéral la dimension de « changer le travail », quand les questions majeures sont aujourd’hui celles des salaires, de l’emploi, des libertés, de notre protection sociale et de la remise en cause de nos services publics ?« 

[…]

  • Le statut du travail salarié : (note de la rédaction : NSTS : nouveau statut du travail salarié; SSP : Sécurité sociale professionnelle)

« Le problème avec le NSTS et la SSP, c’est qu’en système capitaliste, la valeur est certes créée par le travail, mais dans l’emploi. Abandonner la bataille pour l’emploi et se focaliser sur le statut, c’est démobiliser les travailleurs sur la défense de ce « cadre » où se crée la richesse. Qui ira se battre pour son emploi, s’il sait que son statut restera identique, une fois l’emploi (et le travail qui va avec) délocalisé ou supprimé ? Et sans richesse créée par le travail, pas de richesse à répartir, et donc pas de financement du NSTS !« 

[…]

  • Les enjeux européens et internationaux :

« Alors oui, nous partageons l’appel CGT à l’unité d’action internationale (art518). Mais pour agir ensemble, encore faut-il se parler, ce que ne fait déjà pas la CGT avec les organisations adhérentes de la FSM, au-delà de l’opération-com de la visite du secrétaire général de la CGT à Cuba en novembre 2017, mentionnée dans le rapport d’activité (page 21). La CGT entretient une FSM-phobie, jusqu’à boycotter la conférence internationale sur la paix de décembre 2018, organisée par la FNIC à Montreuil, et rassemblant des organisations affiliées aussi bien à la CSI qu’à la FSM, sous seul prétexte de la présence de la FSM !! Les syndicalistes de la FSM sont ainsi moins fréquentables que les réformistes français, ou que les patrons régulièrement invités à s’exprimer par exemple dans le journal « Ensemble » !

Cet ostracisme explique, malgré une demande écrite de notre part, que la FSM ne sera pas invitée au congrès confédéral, occultant ainsi une organisation très présente dans les pays pauvres.« 

 

 

 

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