Après les 500 000 du 9 mars, convergences tous ensemble le 17 et après ?

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Après la journée réussie du 9 mars contre la loi Travail, les organisations de jeunesse appellent à une nouvelle journée le jeudi 17 . D’ores et déjà, des organisations syndicales envisagent de bousculer leur calendrier et d’appeler à la grève ce jour-là, et même à reconduire. Les syndicats de la fonction publique appelaient à faire grève le 22 sur la question des salaires, et le débat commençait pour une reconduction jusqu’au 31 mars. Ci-dessous les préavis déposés par les fédérations CGT des services publics, de la Santé, et l’Union générale des fonctionnaires, ainsi que le préavis déposé par l’Union syndicale CGT de la ville de Paris. 

 

  • Préavis de grève CGT Fonction publique du 17 au 31 mars 2016

Mesdames les Ministres, Monsieur le Ministre,

Le contexte actuel est notamment marqué par le projet gouvernemental contre le Code du Travail et par la négociation à venir sur les salaires dans la Fonction publique, avec, au centre, l’augmentation de la valeur du point d’indice.

Sur ces deux questions, nos organisations sont résolues à donner aux agents de la Fonction publique les moyens de se faire entendre.

La journée d’action du 9 mars a été une étape forte d’affirmation de l’exigence du retrait du projet régressif porté par la ministre du Travail, projet qui constitue une attaque contre l’ensemble du monde du travail. Nous considérons en effet que l’abaissement des garanties collectives dans le secteur privé, outre ses conséquences désastreuses pour les salariés directement impactés, serait un nouvel élément confortant les attaques actuelles contre le Statut de la Fonction publique (cf. le projet de loi « déontologie ») et en justifierait de nouvelles.

Il est donc de l’intérêt premier des salariés relevant du Code du travail et des agents régis par les règles statutaires de la Fonction publique de faire front commun contre cette nouvelle attaque portée par le gouvernement. Avec nos concitoyens qui, chaque jour plus nombreux, se font entendre, nos organisations revendiquent donc le retrait du projet de loi El Khomri et le renforcement du Code du Travail dans son rôle de protection des travailleurs.

Concernant les salaires dans la Fonction publique, alors que le gel de la valeur du point d’indice est engagé depuis 6 ans et que la négociation prévue le 17 mars est le premier véritable rendez-vous depuis 2010, nous constatons que l’hypothèse d’une annonce de la poursuite du gel le 17 mars n’est pas exclue. En tout état de cause, si nous comprenons bien les quelques indiscrétions diffusées, la plus « progressiste » des hypothèses pour le gouvernement serait une augmentation très faible de la valeur du point dans des échéances dont rien ne dit de surcroît qu’elles soient rapprochées. De telles hypothèses, malheureusement hautement probables, sont pour la CGT inacceptables et provocatrices alors que, jamais depuis la mise en place du système de rémunération des agents de la Fonction publique au sortir de la seconde guerre, le pouvoir d’achat des fonctionnaires n’avait connu de dégradations aussi vertigineuses et catastrophiques.

Cela nous renforce dans notre volonté d’en appeler à la mobilisation des personnels, tant sur la question salariale que sur les enjeux d’emploi et de moyens pour la défense et le développement des missions publiques.

Afin de permettre aux personnels de la Fonction publique de participer aux mobilisations déjà programmées et à celles qui pourraient l’être lors des prochains jours et des prochaines semaines, mobilisations portant en particulier sur l’exigence du retrait du projet El Khomri et sur l’augmentation de la valeur du point d’indice, nous déposons des préavis de grève de 0 à 24h pour l’ensemble des agents des trois versants de la Fonction publique pour les journées suivantes : 17 mars, 18 mars, 19 mars, 20 mars, 21 mars, 22 mars, 23 mars, 24 mars, 25 mars, 26 mars, 27 mars, 28 mars, 29 mars, 30 mars et 31 mars.

Au-delà du 31 mars, en fonction de la nature des réponses gouvernementales, nous pourrons être amenés à déposer de nouveaux préavis.

Nous vous adressons, Mesdames les Ministres, Monsieur le Ministre, nos sincères salutations.

La Secrétaire Générale de la FD Santé
Mireille STIVALA

Le Secrétaire Général de la FDSP
Baptiste TALBOT

Le Secrétaire Général de l’UGFF
Jean-Marc CANON

  • Union syndicale Solidaires : Construire le mouvement jusqu’au retrait du projet de loi travail

L’Union syndicale Solidaires exprime sa grande satisfaction face à la réussite de la mobilisation du 9 mars. Cette dernière a montré la volonté de nombreux salarié-es du privé et du public, d’étudiant-es, lycéen-nes, de chômeur-ses et de précaires, que le gouvernement retire son projet de loi. Ce n’est qu’un début.

Le rejet du projet de loi travail rassemble car il s’en prend à nos conditions et à notre temps de travail, aux conditions de défense de nos droits et à nos emplois, menacés aujourd’hui par un gouvernement totalement acquis au dogme patronal de la compétitivité. C’est ce que nous avons dit ce jour quand nous avons été reçus par Manuel Valls.

Nous avons réussi cette première étape, nous allons continuer avec les étudiant-es qui appellent d’ores et déjà à une nouvelle journée de manifestation le 17 mars.

Nous allons débattre avec les salarié-es dans nos entreprises et nos services, là où ces menaces sont dirigées aujourd’hui et là où elles risquent de se généraliser demain, afin d’élargir le mouvement.

Nous voyons déjà dans quelles difficultés le gouvernement se trouve. Cela ne peut que nous encourager à renforcer la lutte pour gagner par les manifestations et la grève. Celles-ci se préparent déjà dans cette période dans plusieurs secteurs : travail social, La Poste, SNCF, Fonction publique…

Alors il faut continuer en intersyndicale partout, avec les jeunes scolarisés, au travail, dans la précarité ou au chômage, le 17 dans la rue avec les lycéennes et les étudiant-es, le 24 parce que ce sera la présentation en conseil des ministres du projet de loi et le 31, jour d’appel commun de l’intersyndicale à la grève. L’Union syndicale appellera à la grève et déposera les préavis pour permettre à tous et toutes de participer à ces échéances.

Ces dates doivent nous permettre de faire monter en puissance la mobilisation jusqu’au retrait du projet de loi !

  • Pour un statut des salarié-es garantissant les droits
  • Réduction du temps de travail à 32 h
  • Des emplois pour les besoins sociaux et écologiques
  • Ville de Paris : Courrier CGT préavis de grève reconductible du 17 au 31 mars 2016

Madame Anne HILDALGO
Mairie de Paris
Hôtel de Ville
75004 Paris
Réf : 2016 03 10 MDCP/CJ

Paris le, 10 mars 2016

Lettre recommandée avec AR
Objet : Préavis de grève reconductible du 17 au 31 mars 2016.

Madame la maire,

Dans le cadre de la mobilisation pour le retrait du projet de loi El Khomri ainsi que pour la revalorisation du point d’indice dans la Fonction Publique, l’Union Syndicale CGT des Services Publics Parisiens dépose un préavis de grève du 17 mars 2016 à 00h00 au 31 mars 2016 à 24h pour les personnels de la commune et du département de Paris.

Ce préavis vise à permettre aux personnels qui le souhaiteront, de prendre part aux mobilisations qui seront organisées sur cette période.

Avec nos concitoyens qui, chaque jour plus nombreux, se font entendre, l’Union Syndicale des services publics parisiens revendique donc le retrait du projet de loi El Khomri et le renforcement du code du travail ainsi que celui du statut de la fonction publique dans leur rôle de protection des salariés.

Avec l’ensemble des organisations de la C.G.T, nous portons les principes suivants :

- Le retrait définitif du projet de loi El Khomri
- L’évolution du code du travail et le renforcement du statut de la fonction publique
- L’exigence d’un niveau élevé de droits et de garanties pour l’ensemble des travailleurs
- Le rattrapage et l’amélioration des rémunérations par l’augmentation des salaires et du point d’indice dans la fonction publique.
- Porter la durée légale du travail à 32 heures et créer des emplois
- Nous exigeons la levée de l’état d’urgence et l’abandon de toutes les poursuites contre les militants syndicaux.

Il est donc urgent, dans le cadre de ce préavis, que l’exécutif municipal nous reçoive dans les plus brefs délais.

Veuillez agréer, madame la maire, nos sincères salutations.

Pour l’Union Syndicale
Le Secrétaire Général
Pascal

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