54ème congrès CGT: les docs disponibles

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Le document d’orientation (DO) du 54ème congrès CGT est à disposition, ainsi que les bilans d’activité et financier. Nous en extrayons les « bonnes feuilles ». 

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Bonnes feuilles 

Préambule :

[…]

  • Depuis 2023, nous avons accueilli près de 150 000 nouveaux et nouvelles adhérent·es. Cependant nous n’avons progressé que de 15 000 syndiqué·es car nous sommes un panier percé, nous perdons chaque année des dizaines de milliers de syndiqué·es, notamment celles et ceux qui ne sont pas rattaché·es à un syndicat et celles et ceux qui n’ont pas de continuité syndicale après leur départ en retraite.
  • Nous continuons à reculer en termes de représentativité notam­ment du fait de l’augmentation du nombre d’ingénieur·es, cadres et technicien·nes (ICTAM) dans nos bastions, les grandes entreprises.
  • Il nous faut enfin tirer des leçons de ces problèmes structurels et prendre les mesures appropriées. La CGT est l’organisation syndicale la plus connue et reconnue, c’est elle qui donne le ton et lorsque les salarié·es votent sur des scrutins nationaux, c’est la CGT qu’elles et ils placent en tête.
  • Le contexte confirme chaque jour la pertinence de notre syndicalisme de classe et de masse ! Il nous faut donc prendre les mesures organisationnelles pour résoudre nos difficultés et c’est l’objectif de notre congrès.
  • Dans un contexte aussi grave, nous ne pouvons plus nous payer le luxe du statu quo ou des divisions ! Soyons à la hauteur de nos responsabilités historiques !

 

[…]

  • Alors que le capital utilise la globalisation pour contourner les peuples, alors que les multinationales dirigent le monde et qu’une internationale d’extrême droite se met en place, il nous faut renforcer la dimension in­ternationale de notre syndicalisme, faire de la Confédération syndicale internationale et de la Confédération européenne des syndicats nos inter­nationales ouvrières antifascistes.
  • Enfin, face à la violence des attaques et à l’imminence du péril, notre stra­tégie d’unité est cruciale, avec les autres organisations syndicales mais aussi plus largement avec la société civile.

[…]

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Partie 1 : renforcer notre organisation :

 

ICTAM :

  • L’organisation des salarié·es Ictam doit être vue comme une priorité, en responsabilisant les syndiqué·es Ictam dans cette tâche dont la priorité dans la CGT doit être d’organiser leurs pair·es. Des collectifs sont égale­ment à imaginer pour prendre en compte les problématiques de l’ensemble des travailleuses et travailleurs précarisé·es.

SYNDICATS PROFESSIONNELS :

  • En veillant à la proximité et sans remettre en cause les syndicats d’entre-prises existants, nous décidons de créer des syndicats professionnels en territoire, avec des sections permettant à terme la création de syndicats d’entreprises. Cela doit permettre à toutes et tous les syndiqué·es de par­ticiper, d’agir dans la CGT et de faire progresser leur situation individuelle dans un cadre collectif.
  • Pour permettre aux isolé-es d’être rattaché-es à un syndicat, les fédérations ….travailleront à définir les périmètres des syndicats professionnels en territoire, en lien avec les UD.

[…]

Partie 2: Peser syndicalement sur les transformation du travail :

[…]

  • La CGT appelle à une refonte profonde de l’appareil industriel, intégrant :
    • une réelle planification ;
    • l’économie circulaire (réutilisation, recyclage, éco-conception) en s’appuyant sur des politiques publiques de recherche ambi-tieuses, les grandes entreprises devant financer leur propre re­cherche-développement ;
    • la réduction des émissions de gaz à effet de serre par la moderni­sation des installations, l’électrification des procédés de produc­tion et l’utilisation de matériaux recyclés ;
    • la baisse de la consommation de matières premières ;
    • le développement de filières locales ;
    • une commande publique et une politique d’achat des entreprises favorisant la production locale, avec la création d’un index du « Made in France » ;
    • la modulation des droits de douane en fonction du respect ou non des normes sociales, environnementales et fiscales.

[…]

 

Reprendre la main sur le contenu et le sens du travail:

  • Le patronat oeuvre à la financiarisation accrue du capitalisme et à la recherche permanente du profit maximum à court terme, ce qui provoque l’individualisation des organisations de travail, la casse des collectifs, la souffrance au travail et la précarité.
  • L’incapacité des entreprises à conduire des stratégies répondant aux besoins humains impose aux travailleuses et travailleurs de reprendre la main sur le sens et le contenu de leur travail.
  • Pour cela, ils et elles doivent disposer de nouveaux droits au travail, leur permettant de délibérer collectivement pour proposer des alternatives, partie intégrante d’un projet de société où le travail permet de se réaliser, de progresser et devient émancipateur.

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[…]

Partie 3 : Stratégie des luttes

[…]

  • L’unité syndicale est un principe statutaire et identitaire de la CGT, au fonde­ment de notre syndicalisme de lutte de Les divisions syndicales sont toujours organisées par le capital pour casser les rapports de force et les mobilisations. À l’inverse, la mobilisation contre la réforme des retraites le confirme : pour massifier les mobilisations, l’unité syndicale est indispensable.
  • L’unité à la base et l’unité entre organisations syndicales se construisent parallèlement. Très souvent, c’est la colère et la détermination des travail­leurs et des travailleuses qui soude l’unité syndicale, comme cela s’est passé en 2023 contre la réforme des retraites ou en septembre 2025 contre un budget austéritaire.
  • Quand le mouvement monte « d’en bas », tout le monde est obligé d’en être ! Pour être efficaces, les appels interprofessionnels intersyndicaux doivent être déclinés dans les territoires, les services, les professions mais aussi sur les lieux de travail, face au Cela nous a manqué pendant la mo­bilisation pour les retraites.

[…]

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Développer le lien avec la FSU à travers la « Maison commune » :

  • À la suite de la longue bataille sur les retraites, la Commission exécutive confédérale a validé en octobre 2023 la poursuite du travail en commun avec la FSU, initié en La FSU compte 150 000 syndiqué·es, essentiel­lement dans l’Éducation nationale, et partage notre conception de syndi­calisme de masse et de classe, ainsi qu’une partie de notre histoire.
  • Un groupe de travail CGT/FSU a organisé de multiples rencontres avec les fédérations concernées et dans de nombreuses unions départementales. Dans une exigence de démocratie, et de transparence, plusieurs docu­ments ont été produits et des comptes rendus ont suivi la totalité des rencontres, afin de permettre aux organisations et aux syndicats d’être informés et de prendre part aux débats.
  • Le CCN a validé la poursuite des travaux avec la construction d’une « mai­son commune », terme historiquement initié par Benoît Frachon, secré­taire général de la CGT. Elle a vocation à être un cadre de coopération pérenne et renforcé, se traduisant par des échanges stratégiques réguliers et privilégiés avec la FSU.
  • Ceci doit permettre de mieux se coordonner, notamment sur la stratégie de lutte et sur les questions revendicatives, très largement partagées par nos deux organisations : qualifications, services publics, management, protection sociale, féminisme, extrême droite…
  • Cette maison commune est aussi un cadre permettant de travailler en­semble sur des sujets concrets comme la formation syndicale ou l’inter-national. Il ne s’agit ni d’une fusion ni de la création d’une superstructure décisionnelle, mais d’un outil de travail commun. Des points d’étapes ré­guliers sur le travail commun seront réalisés avec le CCN, afin que le 55e congrès puisse en faire un bilan et décider des suites.

[…]

Rapports de forces politiques et sociaux :

  • La séquence ouverte depuis juin 2024 confirme la nécessité d’articuler les rapports de force politiques et sociaux. C’est parce que la CGT et la société civile se sont mobilisées que le Rassemblement national (RN) a été battu et que le Nouveau Front populaire (NFP) a fini en tête des élections législatives.
  • Et c’est grâce à la conjugaison de ce rapport de force politique avec notre rapport de force social que nous avons ensuite bloqué une grande partie

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[…]

  • Ainsi, si la CGT ne s’interdit pas de soutenir des éléments programmatiques électoraux, cela n’implique aucunement un blanc-seing. Les engagements des politiques n’engagent en rien la CGT, qui peut être amenée à se féliciter d’avancées qu’elle aura contribué à faire advenir, et/ou à œuvrer à des mo­bilisations pour la pleine satisfaction des revendications des travailleurs et
  • De manière plus générale, le champ politique est un élément du rapport de force, de la bataille des idées et de la bataille Indépendante mais pleinement concernée et actrice, la CGT décide des voies et moyens d’intervenir syndicalement sur ces champs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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