La Fédération SUD Education se prononce pour la proposition de « maison commune » du syndicalisme, débattue entre la FSU et la CGT. SUD Education met notamment en avant la nécessité de se mobiliser contre la menace d’extrême-droite en 2027 et rappelle son engagement pour le Nouveau Front populaire en juin 2024. Le projet de « maison commune » sera également débattue au congrès de la CGT en juin 2026.
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SUD éducation pour la Maison commune du syndicalisme de lutte et de transformation sociale
La lutte contre l’extrême droite constitue un enjeu central pour le syndicalisme. A ce titre, les futures échéances électorales de 2027 sont à prendre au sérieux par les organisations syndicales et le mouvement social dans son ensemble. A l’été 2024, suite à la dissolution de l’Assemblée nationale par E. Macron et face au risque de voir le RN prendre le gouvernement, SUD éducation avait fait le choix d’appeler à battre l’extrême droite, par la lutte syndicale et par les urnes avec le Nouveau Front populaire.
L’urgence est aujourd’hui de redonner de la substance au cadre intersyndical contre l’extrême droite et à réaliser son extension avec d’autres syndicats ou dans d’autres cadres collectifs (féministes, antiracistes, pour les libertés publiques…). SUD éducation défend, avec d’autres syndicats, l’idée d’un blocage total du pays par un appel à la grève générale en cas d’arrivée au pouvoir de l’extrême droite.
La lutte contre l’extrême-droite que défend SUD éducation passe par le combat contre les oppressions racistes, sexistes et lgbtiphobes qu’elle charrie mais elle passe aussi par la construction d’un rapport de force et des luttes sociales.
Dans notre secteur de l’Éducation nationale, les 10 ans de pouvoir d’E. Macron et de ses (8 !) ministres ont été particulièrement éprouvants pour l’école, les personnels et les élèves.
Pour SUD éducation,, la situation sociale et politique, la violence des attaques de l’Etat et des gouvernements contre les travailleurs.euses nécessitent de sérieux échanges intersyndicaux pour construire des outils de lutte et favoriser l’unité au service des intérêts des personnels. En effet, comme nous l’avons vu lors de la mobilisation contre la réforme des retraites, le monde du travail doit se mobiliser à un tel degré que l’unité de toutes les forces de transformation sociale est plus que nécessaire pour arracher des victoires qui améliorent la vie de toutes et tous et font reculer durablement l’extrême droite.
C’est cette analyse et nos fondamentaux unitaires qui ont présidé à la décision de SUD éducation de répondre favorablement à la proposition de la FSU de construction d’un nouvel outil syndical, d’une maison commune du syndicalisme de lutte et de transformation sociale. Cette proposition faite à la CGT et Solidaires se concrétise pour le moment par un travail commun entre la CGT et la FSU. SUD éducation fait siens les principes de son union syndicale Solidaires qui réaffirme dans ses statuts oeuvrer à rassembler “tout·es les salarié·es qui pensent que la faiblesse du syndicalisme français réside en premier lieu dans ses divisions, qu’elles ne considèrent pas comme définitives et irrémédiables. Ce rassemblement n’est pas une fin en soi.”. L’urgence de la situation politique et la proposition de la FSU nous semblent des invitations à accomplir ce que proposent ces statuts.











