Proximité syndicale et vote municipales

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Voici un sondage (inquiétant) Harris Interactive sur les votes par proximité syndicale au 1er tour des élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Suivi de prises de position syndicales rendues publiques entre les deux tours des élections.

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Communiqué de presse – Paris, 16 mars 2026

Sondage Harris Interactive pour Liaisons Sociales Quotidien : Le vote au 1er tour des élections municipales 2026 selon la proximité syndicale.

  1. La percée du Rassemblement national chez FO
  2. L’effondrement du bloc central au MEDEF et à la CPME
  3. La percée de la CGC dans les partis de gauche

Paris, le 16 mars 2025 – Lors du premier tour des élections municipales de 2026, l’enquête exclusive Toluna Harris Interactive pour Lamy Liaisons révèle une transformation des comportements électoraux selon la proximité syndicale. Marqué par l’effondrement général du bloc central, le paysage politique des sympathisants syndicaux se recompose entre radicalisation à gauche et percée de l’extrême-droite.

 

Le bloc central fragilisé : un recul marqué auprès des électorats syndicaux

Le premier enseignement de ce scrutin est le très net recul du bloc central (Majorité présidentielle et alliés) chez les salariés syndiqués. Alors qu’il captait une part significative de ces électorats en 2020, le centre ne recueille plus que 14 % des voix chez les proches d’un syndicat de salariés, soit une baisse de 5 points. Ce désamour est particulièrement visible à la CFDT, où le bloc central s’effondre de 11 points (passant de 25 % en 2020 à 14 % en 2026). Plus radical encore, le recul atteint 16 points chez les sympathisants des organisations patronales (CPME, MEDEF), signe d’une rupture politique avec les forces économiques du pays.

Une gauche toujours dominante dans les électorats syndicaux, mais en recomposition

Si les sympathisants d’un syndicat de salariés restent majoritairement ancrés à gauche (44 % des suffrages, contre 26 % pour la droite), cette domination cache des évolutions internes.

  • Le virage des cadres (CFE-CGC) : traditionnellement plus à droite, les sympathisants de la CFE-CGC amorcent un virage social inédit : le vote pour le bloc de gauche y bondit de 11 points (32 % contre 21 % en 2020), au détriment direct de la droite et du centre.
  • Érosion des rapports de force : Si la gauche reste populaire, l’écart avec la droite tend à se réduire chez certains syndicats, notamment pour SUD-Solidaires (40 % gauche vs 36 % droite) et la FSU (40 % gauche vs 33 % droite).
  • Radicalisation à la CGT : si la gauche classique domine toujours (55 %), l’extrême-gauche triple son score chez les proches de la CGT pour atteindre 6 %.

 

La percée historique de l’extrême-droite : le cas Force Ouvrière

Si la gauche reste majoritaire chez les salariés, l’extrême-droite réalise des percées significatives dans certains bastions. Force Ouvrière devient le syndicat de salariés le plus perméable au Rassemblement National et ses alliés (15%), avec une progression de 9 points par rapport à 2020. Cette dynamique de « droitisation radicale » se retrouve également chez les sympathisants patronaux (CPME, MEDEF), où l’extrême-droite atteint également 14 %, un niveau en nette progression (0 % en 2020) qui témoigne d’une porosité idéologique inédite dans ce segment.

 

Enquête réalisée en ligne le 15 mars 2026. Échantillon de 4 145 personnes inscrites sur les listes électorales dans les communes de 3 500 habitants et plus, issu d’un échantillon représentatif de 6 288 Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région de l’intervieé(e), taille de la commune et vote lors des élections antérieures. Les listes soutenues par La France Insoumise ont été intégrées au  Bloc Gauche , les listes  Divers souverainistes  ont été intégrées au  Bloc extrême-droite .

 

Merci de noter que toute diffusion de ces résultats doit être accompagnée d’éléments techniques tels que : la méthode d’enquête, le nom de l’institut – Harris interactive – les dates de réalisation, la taille de l’échantillon.

 

Contact Presse :

Lamy Liaisons :

Jordan Vesian – iconic.

06 48 95 48 41 – jv@iconic.fr

 

Harris Interactive :

Jean-Daniel Lévy – Directeur délégué, Stratégies politiques et d’opinion

jdlevy@toluna.com

 

 

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Deuxième tour des élections municipales: voter pour la solidarité et l’égalité des droits

Le premier tour des élections municipales s’est déroulé dans un climat de défiance démocratique. Le taux de participation de moins de 58% n’a jamais été aussi faible, à l’exception de la période Covid et du confinement.

La CFDT regrette que le suffrage le plus en proximité avec la vie des citoyens et des citoyennes soit petit à petit délaissé. Elle appelle à un sursaut pour le deuxième tour organisé dimanche 22 mars et à une mobilisation des travailleurs et des travailleuses pour s’exprimer, dans les urnes, sur les sujets qui les concernent au premier chef : le logement, l’environnement, le cadre de vie, la mobilité…

Nombre de municipalités ont déjà désigné leur maire dimanche dernier. Mais plusieurs communes et grandes villes demeurent sous la menace d’une gestion par des équipes d’extrême droite.

La CFDT fidèle à ses valeurs et à son combat permanent contre une ligne politique qui place l’exclusion et la préférence nationale au cœur de son programme, demande aux électrices et aux électeurs attachés aux principes fondamentaux de la République – liberté, égalité, fraternité – de refuser que leur quotidien soit dicté par des élus qui prônent l’inégalité des droits entre les personnes. 

 

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Municipales : répondre aux urgences sociales et faire barrage à l’extrême droite

Publié le 18 Mars 2026
Les résultats du premier tour sont très préoccupants. L’abstention est élevée. Les urgences sociales ne trouvent aucune réponse et la population souffre de l’affaiblissement des politiques publiques. L’extrême droite progresse et peut l’emporter dans plusieurs villes.

Les municipales concernent notre vie quotidienne, notre voix compte

Les décisions prises au niveau municipal ont des conséquences concrètes pour les salarié·es, les retraité·es, les jeunes et leurs familles. Elles influencent l’accès aux services publics, les conditions de vie et l’égalité entre les territoires.

Les municipalités doivent faire des choix utiles : développer les services publics de proximité et les écoles, construire des logements accessibles, améliorer les transports, soutenir la vie associative, garantir l’accès à la santé, agir pour l’égalité entre les territoires.

Elles peuvent aussi utiliser la commande publique pour soutenir l’emploi, améliorer les conditions de travail et favoriser des productions respectueuses de l’environnement. Mais ces choix dépendent des orientations politiques.

Au second tour, le monde du travail doit se faire entendre.

Parce que les communes doivent rester au service de toute la population, et non de la division et de la régression sociale, la CGT appelle les salarié·es, les retraité·es, les jeunes à se mobiliser pour :

  • des réponses à nos exigences sociales et défendre les services publics
  • l’amélioration de l’accès au soin de proximité avec la création de centres municipaux de santé
  • l’accès au logement
  • le renforcement des transports collectifs pour décarboner nos déplacements
  • l’accès de toutes et tous à l’éducation, à la culture et à la vie associative
  • le développement d’un service public de la petite enfance, en garantissant à toutes et tous l’accès aux crèches publiques et au services d’aide à domicile

Pas d’alliance avec l’extrême droite.

La CGT appelle solennellement chacune et chacun à prendre ses responsabilités démocratiques. Aucune alliance ne doit être faite avec l’extrême droite, ni avant ni après les élections. Faire barrage à l’extrême droite est indispensable pour défendre les libertés, les droits sociaux et les services publics.

Dans les collectivités où l’extrême droite exerce déjà des responsabilités, ses politiques fragilisent la solidarité, attaquent les associations, réduisent les moyens des services publics et opposent les habitants entre eux.


À l’Assemblée nationale, l’extrême droite vote contre les intérêts des salarié·es

Dans les mots, l’extrême droite prétend défendre les travailleurs, mais dans les actes elle fait le contraire.

À l’Assemblée nationale, elle vote contre : les services publics, les augmentations du Smic et des salaires, l’indexation des salaires sur les prix alors que l’inflation et les crises pèsent sur nos budgets.

Elle s’est opposée à la mise en place d’une contribution exceptionnelle sur les grandes fortunes, y compris la petite taxe sur les ultra-riches.

Elle veut faire reculer le droit syndical dans l’entreprise.

Mais elle ne dénonce jamais les superprofits réalisés par les grandes entreprises, notamment dans le secteur pétrolier.
L’extrême droite ne répond pas aux urgences sociales. Elle détourne notre attention vers ceux qui ont peu, plutôt que s’attaquer à ceux qui accaparent les richesses produites par notre travail.

Quand l’extrême droite gouverne, les salarié·es paient la facture

Aux États-Unis, la politique menée par Trump favorise les plus riches et les grandes entreprises, tout en affaiblissant les protections collectives : réduction des impôts sur les grandes fortunes, affaiblissement des règles protégeant les salariés et l’environnement, attaque contre les syndicats.

Dans les pays où l’extrême droite est au pouvoir : remise en cause des droits des femmes, restriction des libertés publiques, pression contre la justice, la presse et les organisations syndicales.

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Élections municipales : l’urgence est de battre l’extrême droite

Le résultat du premier tour des élections municipales conduit l’extrême droite, dans ses diverses déclinaisons, à se trouver en position de s’emparer de plusieurs communes.

Pour Solidaires, les résultats de ce premier tour sont la conséquence de l’offensive que mène une partie du patronat français depuis des années, en finançant généreusement l’extrême droite et ses relais médiatiques. Ceux-ci diffusent une parole xénophobe et raciste et de détestation de toute forme de progrès social. Le Gouvernement et le président de la République ne sont pas en reste. Ils assument de mener des politiques d’austérité au service du capital, en s’attaquant directement aux droits des travailleurs et travailleuses, aux services publics et en multipliant les lois de stigmatisation des personnes étrangères et racisées.

Le bilan des municipalités tombées aux mains du RN est connu. Les maires d’extrême droite détruisent les services publics, mettent sous tutelle l’accès à la culture, s’attaquent à tous les dispositifs de solidarité, sèment la division et la haine, gèrent les personnels des collectivités par la peur et pratiquent une féroce répression anti-syndicale à l’encontre des représentant·es des personnels.

Pour Solidaires, l’urgent est de battre l’extrême droite qui n’apporte aucune solution aux revendications des travailleurs et des travailleuses. Pas une voix du monde du travail ne doit aller aux listes de l’extrême droite lors du second tour.

À plus long terme, le mouvement social a aussi son rôle à jouer pour faire reculer l’extrême droite, dans la rue comme dans les entreprises et les administrations. Les victoires du mouvement social font reculer l’extrême droite. Lors de ces municipales, dans de nombreuses communes les débats électoraux ont pu se concentrer sur des propositions initialement portées par les organisations syndicales et du mouvement social, comme la question de la rénovation des écoles, que Solidaires investit avec l’Alliance écologique et sociale.

 

 

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Ce 22 mars, c’est le second tour des élections municipales.

Pour la plupart des citoyens, ces élections sont évidemment synonymes de nouveaux maires. Mais pour nous, syndicalistes, elles signifient aussi l’arrivée de nouveaux employeurs. Près d’1 million d’agents publics œuvrent en effet dans les communes et ils ne savent pas qui sera leur nouveau patron la semaine prochaine.

Bien souvent, un changement de maire peut être à l’origine de bouleversements dans les effectifs municipaux : certains contractuels et vacataires risquent notamment de n’être plus (ou moins) sollicités. Pour les titulaires, une crainte de la « mise au placard » peut aussi émerger, simplement parce qu’ils ont servi l’équipe précédente.

À cet égard, la CFTC sera intransigeante : la compétence des agents doit primer sur les divergences politiques, comme l’explique ici Cyril Chabanier, dans cette nouvelle chronique éco pour KTO TV:

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