Nouvelle élue au Bureau confédéral de la CGT, Agathe Leberder, secrétaire générale adjointe de l’UGICT-CGT (cadres), s’exprimera dans un débat public sur « le bon et le beau travail« , sujet encore trop maltraité dans le débat public. Le 54ème congrès de la CGT l’a remis sur l’ouvrage. Ce débat est organisé par l’Université Ouverte (UODC). Ce sera le mardi 23 juin à 18h30, au Forum 104, 104 rue de Vaugirard, Paris 6ème : il faut s’inscrire.

Mardi 23 juin 2026 – 18h30 À 20h15 Mettre le bon et le beau travail au centre Comment cela pourrait changer la donne ? Agathe Le Berder Membre du bureau confédéral de la CGT, secrétaire générale adjointe de l’Ugict-CGT La question du travail, que le bon et le beau travail soit au centre ?
Nous n’y sommes pas. Le sujet n’a toujours pas sa place dans le débat public, à la hauteur de la situation centrale qu’il occupe dans nos vies.
Cela ne tombe pas du ciel. Pour Agathe Le Berder, lui donner plus de place voudrait dire, par exemple en accorder moins à la question de l’insécurité, de l’immigration ou à des sujets considérés comme politiquement bien plus porteurs par une partie de l’échiquier politique.
Cela étant dit, pourquoi mettre le bon et le beau travail au centre pourrait changer la donne ? Et comment y arriver ?
RÉSERVER MA PLACE :
. Je m’inscris pour participer en présentiel : débattre directement avec Agathe Le Berder et échanger ensuite avec les participants autour d’un verre (participation gratuite, inscription obligatoire).
Lieu : Forum104, 104 rue de Vaugirard – 75006 Paris.
. Je m’inscris pour participer en distanciel : vous recevrez les informations d’accès quelques jours avant l’événement (participation gratuite, inscription obligatoire).
Mettre le bon et le beau travail au centre, c’est peu dire que nous partons de loin.
Nous cumulons en France le record du nombre d’accidents mortels du travail en Europe, des pratiques managériales arriérées en comparaison à d’autres pays européens comme l’IGAS l’a montré récemment, des politique publiques qui par le jeu des exonérations de charges favorisent une économie low cost, des évaluations PISA qui pointent depuis des années la baisse des compétences scolaires acquises dans notre système éducatif, etc.
Bien sûr, on peut raconter encore que c’est parce que les français seraient fainéants et indisciplinés ou qu’il y a trop d’immigrés, mais ce n’est pas ce que montrent les recherches internationales sérieuses.
Alors, y a-t-il une bonne nouvelle dans ce tableau plutôt sombre ?
Il y en a une : c’est qu’une idée commune commence à émerger depuis peu en France. Elle rassemble des chercheurs, des entreprises réunies notamment autour d’Impact France ou du CJD, des organisations syndicales comme la CGT et la CFDT.
Cette idée c’est que les personnes au travail et les entreprises se porteraient beaucoup mieux si étaient organisés dans les entreprises et les administrations des espaces de discussion sur la manière de bien faire son travail. Pour pouvoir faire du bon et du beau travail.
Et si les représentants de celles et ceux qui font le travail avaient leur place dans la gouvernance des entreprises, comme en Allemagne ou dans les pays nordiques.
La force des grandes confédérations syndicales, c’est de faire se parler des mondes, c’est de faire dialoguer ces mondes pour proposer un monde meilleur. Sur le travail, c’est un immense enjeu.
Aussi, l’UODC est particulièrement heureuse de recevoir la plus jeune dirigeante de la CGT, entrée très récemment au bureau confédéral de l’organisation. Elle n’a pas sa langue dans sa poche (c’est une syndicaliste, issue d’une famille de syndicalistes), mais elle a aussi une fine connaissance du monde du travail dans de très nombreuses entreprises. Son premier métier, c’était inspectrice du travail.
Sur un sujet immense, le débat qu’elle va enclencher promet !
Jean Besançon
Directeur de l’UODC
L’intervenante :
Diplômée de Science po Paris en 2014, Agathe le Berder s’est engagée à l’Unef de 2009 à 2014.
Elle a exerçé en tant que chargée de mission pour le Ministère du travail puis inspectrice du travail en Seine-Saint-Denis, de 2019 à 2023, avant d’être élue secrétaire générale adjointe de l’Union Générale des Ingénieurs, Cadres et Techniciens de la CGT (Ugict-CGT) en 2023.
Agathe Le Berder a été membre de la direction de la CGT, en charge des salaires, du temps de travail et de la démocratie sociale. Elle a été élue membre du bureau confédéral à la suite du 54e congrès de la CGT qui s’est tenu en juin 2026.
Elle est l’auteure d’un article paru en 2024 dans la revue Administration n° 281 : « Face aux défis collectifs que nous devons relever, l’encadrement attend d’être entendu ».
Au sujet de l’Ugict-CGT :
L’Ugict-CGT, créée en 1963, est la structure interprofessionnelle dont s’est dotée la CGT pour rassembler les ingénieurs, cadres et techniciens.
Elle est implantée dans les entreprises et les administrations et dispose de structures professionnelles (Unions fédérales) et territoriales (commissions départementales et collectifs locaux).
Elle permet aux 90 000 ingénieurs, cadres et techniciens syndiqué·e·s à la CGT et affilié·e·s à l’Ugict-CGT de définir leurs revendications et de décider de leurs actions en intégrant leur rapport spécifique au travail du fait de leurs fonctions, leur niveau de responsabilité, leur expertise et leur rôle dans l’organisation du travail. Elle contribue à la construction des convergences et des solidarités entre les différentes catégories de salarié·e·s.
L’Ugict est membre de Eurocadres, organisation affiliée à la CES (Confédération Européenne des syndicats), afin de travailler à des droits sociaux en Europe.










