Marylise Léon et le droit de manifester

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Marylise Léon était l’invitée de la matinale de TF1, vendredi 23 octobre . Marylise Léon a rappelé que manifester était bien un droit en France, et que c’était bien aux préfets et aux mairies de traiter les demandes de cortèges et parcours. 

rp_sp-mleon1-6a396ea9c2e66592882666.jpgM. Léon au congrès CFDT en juin 2026

[Entretien] “Ce n’est pas au Président ni au gouvernement de décider qui est légitime à manifester ou pas. »

Marylise Léon était l’invitée de la matinale de TF1, vendredi 23 octobre . Marylise Léon a rappelé que manifester était bien un droit en France, et que c’était bien aux préfets et aux mairies de traiter les demandes de cortèges et parcours. 

« Ce n’est pas au Président ni au gouvernement de décider qui est légitime à manifester ou pas. » « La meilleure des solutions, ce sont les réponses concrètes. »

Elle a, une nouvelle fois, appelé le gouvernement à sa responsabilité, et à apporter au plus vite des solutions aux revendications légitimes des manifestants : lycéens, étudiants, travailleurs du privé et agents publics. Elle a souligné l’importance de laisser la commission d’enquête parlementaire faire son travail, avant de tirer des conclusions concernant le 17 octobre. Elle demande la plus grande prudence quant au projet de loi « casseur-payeur », qui pourrait devenir un écran de fumée derrière lequel les politiques se cachent. De plus, elle considère qu’utiliser les prestations sociales pour rembourser, ne serait pas dissuasif, et qu’il serait injuste de faire payer l’entourage familial d’une personne suspectée d’avoir participé aux destructions matérielles lors de manifestations.

Concernant les salaires, à quelques heures du rendez-vous avec le Ministre du Travail et des solidarités, elle a rappelé l’urgence de la situation et les propositions de la CFDT. 1) Augmentation du Smic de 100€ net dans les plus brefs délais 2) revoir toutes les classifications des conventions collectives. Il faut que l’Etat contraigne le patronat à respecter enfin ses engagements non tenus depuis 3 ans.

Rappel : la prochaine mobilisation intersyndicale est bien maintenue le 5 novembre, avec pour mot d’ordre : pour les salaires et les services publics.

 

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