La Fédération SUD Commerce de l’Union syndicale Solidaires dépose une requête en « référé-suspension » au Conseil d’Etat contre le Premier ministre qui autorise les boulangeries et les fleuristes à faire travailler leurs salarié-es le 1er Mai, donc à ne pas respecter le Code du travail. La CGT de l’inspection du travail se joint à cette initiative, ainsi que la députée du Groupe écologiste et social (EcoS et L’APRES) Danielle Simonnet.
- Télécharger le communiqué : sud commerce-cp_ce_1er-mai_2026-04-28
- Télécharger la requête adressée au Conseil d’Etat :SUD commerce-refere_sud-commerce_26-04-2026
PREMIER MAI : face au passage en force du Premier ministre, nous défendons les droits des salarié-es !
Le 28 avril 2026
Notre syndicat a déposé ce dimanche deux requêtes* au Conseil d’État, dont une en référé-suspension, à l’encontre du communiqué de presse du Premier ministre du 17 avril 2026, qui autorise de fait les boulangeries et les fleuristeries à occuper des salarié-es le 1 er mai prochain.
En effet, l’instruction ainsi donnée — car c’en est une — méconnait la législation relative au caractère férié, chômé et payé du 1 er Mai et excède les pouvoirs du locataire de Matignon (pour le recours au fond, nous pointons comme moyen supplémentaire le droit au repos, qui est garanti constitutionnellement).
L’audience publique est prévue demain mercredi 29 avril à 11 h devant le juge des référés.
Nous tiendrons un point presse à son issue sur la place du Palais Royal.
Le 1er mai est et restera aux travailleur.ses, protégé par le Code du travail qui doit être respecté (CGT inspection du travail)

Le rôle du ministre est de rappeler la loi et de garantir la sécurité des agent.es de contrôle de l’inspection du travail !
Ce lundi 13 avril, la CGT et les organisations syndicales ont obtenu que le gouvernement ne convoque pas la commission mixte paritaire, indispensable pour valider la proposition de loi visant à étendre les secteurs d’activité autorisés à occuper des salariés le 1er mai.
Droite et extrême droite ont, à l’unisson, vilipendé cette victoire des travailleur.ses et de leurs syndicats ! Gabriel ATTAL, président du groupe macroniste à l’assemblée nationale, qui n’en est pas à son coup d’essai, a exigé que « le gouvernement donne instruction aux administrations et aux inspections concernées de ne pas sanctionner les artisans qui feront le choix d’ouvrir le 1er mai prochain », au mépris du droit du travail et des garanties internationales dévolues à l’inspection du travail.
Le gouvernement a annoncé dans la foulée qu’il fera des propositions pour les commerces de proximité et recevra les professions concernées.
Le seul discours qu’il faut tenir face aux employeurs récalcitrants, c’est évidemment le respect de la loi et qu’en cas d’infraction, iels peuvent être sanctionné.es à l’issue des contrôles de l’inspection du travail.
Ce nouveau battage médiatique autour du 1er mai et le discours démagogue d’Attal, de la droite et de l’extrême-droite mettent les agent.es en danger. Le Ministre doit réaffirmer que les contrôles de l’inspection du travail sont légitimes !
Il doit garantir notre capacité à contrôler le respect des dispositions protectrices du Code du travail, y compris le versement effectif des majorations dues pour celles et ceux qui travaillent ce jour-là et notre sécurité lors des visites de contrôle qui auront lieu le 1er mai prochain. Nous attendons des déclarations claires sur ce point.
1° mai : après SUD-Commerce, plusieurs recours contre l’arbitraire illégal. Audience au Conseil d’Etat mercredi 29 à 11h.

Il fallait des irréductibles syndicalistes pour faire ce recours, ils l’ont fait, et maintenant ils ne sont plus seuls. L’Union Départementale CGT de Paris et la CGT de l’Inspection du Travail se sont joints à eux.
Et d’autre part, dans des termes proches, le groupe écologiste et social de l’Assemblée nationale, les députés étant lésés par l’arbitraire de l’exécutif,représenté par la députée Danielle Simonnet, a également saisi le Conseil d’Etat à l’encontre du communiqué de presse de Matignon annonçant que la loi ne serait pas appliquée le 1° mai, pour « abus de pouvoir, piétinement du parlement, non respect de l’indépendance de l’Inspection du travail », comme l’écrit Danielle Simonnet.
Audience demain mercredi à 11h, après le Conseil des ministres : faites tourner !










