2 novembre 2026 : la rentrée dans les lycées

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Share on LinkedInEmail this to someonePrint this page

Les syndicats étudiants et lycéens préparent la semaine du 5 novembre. 

Union_étudiante_(logo_2023)

 

 

 

 

« …..suite aux annonces de Lecornu : on ne veut pas des miettes, on continue ! »


Après un mois de mobilisation historique de la jeunesse, rejoint progressivement par les autres secteurs, le Premier ministre nous a finalement convié, avec les autres organisations de jeunesse, à un rendez vous cet après midi, pour exposer quelques annonces bien insuffisantes.

Sébastien Lecornu a en effet annoncé une réforme de Parcoursup avec la mise en place d’un outil d’orientation par IA et d’une prise en compte différente du contrôle continu, une rénovation du bâti, la création de 15 000 places dans l’enseignement supérieur, l’indexation des bourses sur l’inflation, ne pas supprimer les 800 postes qu’il avait initialement prévu de supprimer, instaurer un maximum de 28 élèves en classe de Seconde dans les “50% des lycées les plus défavorisés”.

Une chose est claire : toutes ces annonces sont largement insuffisantes. Il ne s’agit que d’effets d’annonce, ils croient pouvoir acheter la paix sociale en nous donnant des miettes. Ces annonces, c’est bien le symbole du mépris macroniste que nous subissons depuis 10 ans : les fausses promesses dont nous devrions nous contenter, sans jamais que le gouvernement n’ait à reculer sur son projet libéral de casse des services publics et d’économies sur le dos des plus précaires. Les gouvernements Macron sont responsables des conditions de vie et d’étude que nous subissons aujourd’hui.

Aujourd’hui un-e étudiant-e sur deux saute des repas faute de moyens, les étudiant·es ont perdu 3000€ de pouvoir d’achat en dix ans. D’autant que récemment les APL ont été supprimées pour les étudiant-es extra communautaire et sont menacées d’être gelées dans le budget 2027. L’indexation sur l’inflation aurait dû être faite depuis des années, ce que nous revendiquons c’est bien une hausse de 200€ et une augmentation du nombre de boursièr·es.

De la même manière, nous ne voulons pas d’une simple transparence sur les critères de sélection de Parcoursup ou d’un outil IA pour nous aiguiller vers des universités qui vont nous sélectionner.  Qu’allez-vous dire aux 250 000 lycéen·nes et étudiant·es qui se sont retrouvé·es sans aucune possibilité de choisir leur avenir et qui sont aujourd’hui privées de leur droit d’étudier ? Qu’ils et elles ont certes été privé·es de leur droit d’étudier, mais “avec transparence et lisibilité” ? L’urgence c’est bien de rompre avec la sélection, un système de sélection sociale et raciste. Il faut donc créer 250 000 places dans l’enseignement supérieur. On reste très loin du compte dans les annonces de Lecornu qui propose une augmentation de 15 000 places, alors même que 10 000 places ont été supprimées l’an dernier. Nous le réaffirmons : chacun·e a sa place dans l’enseignement supérieur, nous reprendrons nos places.

Le Premier ministre est aussi resté très évasif sur la rénovation du bâti scolaire, sur les embauches de personnels ou sur la réforme de Parcoursup.

Nous ne sommes pas dupes, ces annonces du gouvernement servent à une chose : après avoir essayé de nous faire taire, après nous avoir baladés de ministère en ministère, ils font semblant d’entendre les revendications de la jeunesse alors que nous en sommes très loin. Ils tentent coûte que coûte de maintenir leur projet de précarisation de la jeunesse et d’’enseignement supérieur élitiste, alors même que la jeunesse a largement démontré que nous sommes déterminé-es à faire tomber ce système.

Pourtant c’est simple : 10 mesures, 10 milliards, toutes disponibles publiquement sur le site 10mesures.fr. Voilà ce que nous avons exposé au Premier ministre. On ne répond pas à une mobilisation inédite dans tous les établissements avec quelques miettes et une IA d’orientation. On ne veut pas des miettes, on veut tout le gâteau. Ce qu’il faut en urgence c’est un véritable engagement : des moyens humains et financiers pour de meilleures conditions de vie et d’études.

Nous ne nous contenterons pas de ces miettes insuffisantes. Le gouvernement a peur et organise alors le chaos, il faut continuer de les faire trembler jusqu’à ce que des mesures concrètes soient mises en place.

Nous ne lâcherons rien, nous serons massivement dans la rue ce samedi 31 octobre et aux côtés des travailleuses et travailleurs le jeudi 5 novembre.

oD1dcR9b_400x400

https://x.com/USLSyndicat/status/2108230046271828479?a=zbvIxebU5OJ-3XtSD_k&s=20

Print Friendly

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *