Printemps 2026 : quatre congrès syndicaux

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Maison commune? : « Les quatre grandes confédération françaises, CGT, FO, CGC, CFDT, tiendront leur congrès au mois de juin prochain. Cette coïncidence incite à faire le point sur le socle de leurs convergences et les thèmes revendicatifs qu’elles jugent stratégiques et (ou) prioritaires, avec la volonté de déboucher sur une vision partagée des principaux objectifs que peut viser l’unité syndicale et de susciter une volonté politique de les faire largement connaître ».

Les auteurs : Joël Decaillon, ancien secrétaire général adjoint de la Confédération européenne des syndicats (CES), Christian Dellacherie, ancien membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Edouard Martin, ancien député européen, animateurs du groupe de réflexion BRIDGE (Bâtir le Renouveau Industriel sur la Démocratie et le Génie écologique).

Avant qu’il ne soit « trop tard pour bien faire »

1724948837818Joël Decaillon

Les quatre grandes confédération françaises, CGT, FO, CGC, CFDT, tiendront leur congrès au mois de juin prochain. Cette coïncidence incite à faire le point sur le socle de leurs convergences et les thèmes revendicatifs qu’elles jugent stratégiques et (ou) prioritaires, avec la volonté de déboucher sur une vision partagée des principaux objectifs que peut viser l’unité syndicale et de susciter une volonté politique de les faire largement connaître.

Il existe des preuves récentes de l’amorce d’un tel travail. En témoigne le Communiqué de presse commun du 21 janvier 2026 qui, sur le thème fédérateur d’un renouveau industriel s’inscrivant dans la transition énergétique et écologique, liste 4 axes revendicatifs communs à toutes les organisations :

  • Un plan national d’investissements industriels ciblé sur les filières stratégiques d’avenir et au service de nos besoins (chimie durable, énergie, mobilité, numérique), créateur d’emplois pérennes et qualifiés ;
  • Des contreparties sociales et environnementales effectives pour toute aide publique, assorties d’un suivi transparent et de mécanismes de sanction en cas de non-respect, tel qu’un avis conforme des CSE ;
  • Une action industrielle territoriale forte et coordonnée, pilotée avec les acteurs locaux et les organisations syndicales, à travers la création de conseils régionaux de l’industrie chargés de mettre en œuvre les réponses concrètes sur le terrain ;
  • Un soutien massif à la recherche, à l’innovation et à la formation, afin d’anticiper les mutations industrielles, sécuriser les parcours professionnels et valoriser les compétences des salariés. Le Conseil National de l’Industrie doit devenir un véritable outil de pilotage stratégique et d’action.

unnamedChristian Dellacherie

Ce qui est acté pour le thème de la « réindustrialisation durable », met au premier plan le besoin d’une planification à plusieurs niveaux, le poids politique de la dimension territoriale, la responsabilité sociale des entreprises, tant vis-à-vis de l’attribution et de l’usage des aides publiques que de la « sécurisation des parcours professionnels ».

Il contient donc, au moins implicitement, la nécessité d’une évolution de la gouvernance des entreprises, sans laquelle « le pilotage de l’action industrielle avec les acteurs locaux et les organisations syndicales » serait une formule creuse.

 

Édouard_Martin_par_Claude_Truong-Ngoc_novembre_2014Edouard Martin

Il est instructif de procéder à un examen comparatif, « en diagonale », des documents préparatoires du 54e congrès de la CGT et du 51e congrès de la CFDT[1] pour constater que des questions revendicatives fondamentales y sont posées par les uns et par les autres, parfois pratiquement dans les mêmes termes. Bien sûr, la convergence sur de nombreux thèmes s’accompagne souvent d’une différence d’approche sur les modes d’intervention : la CFDT parle plus explicitement de la transformation par la négociation structurée et la démocratie sociale, là où la CGT privilégie le terrain de la lutte, de la reconquête et de la transformation des rapports de pouvoir. Mais lutte et négociation ne sont jamais que deux moments organiques de l’action syndicale qui, par leur combinaison, lui donnent son sens et son efficacité.

D’un côté, la CFDT dit : « Les décisions stratégiques qui déterminent l’avenir et la pérennité de l’activité doivent être prises démocratiquement avec l’ensemble des parties constituantes de l’entreprise, comprises par l’ensemble des travailleurs et ancrées dans le réel, afin d’être porteuses de sens et de confiance. À chaque alternative à un produit nocif pour la planète, à chaque process de fabrication ajusté pour réduire la consommation d’énergie ou à chaque technologie de décarbonation, le travail se transforme. Pour être efficaces, ces changements doivent être conçus et mis en œuvre avec et par les travailleurs, en mobilisant, notamment, le dialogue professionnel. Plutôt que subir, ils doivent pouvoir agir ».

De son côté la CGT affirme : « L’incapacité des entreprises à conduire des stratégies répondant aux besoins humains impose aux travailleuses et travailleurs de reprendre la main sur le sens et le contenu de leur travail. Pour cela, ils et elles doivent disposer de nouveaux droits au travail, leur permettant de délibérer collectivement pour proposer des alternatives, partie intégrante d’un projet de société où le travail permet de se réaliser, de progresser et devient émancipateur ». A qui fera-t-on croire qu’il serait difficile d’au moins concevoir une formulation synthétique qui fasse l’osmose de ces points de vue[2] ?

Ainsi sur le thème central du travail, là où la CFDT met en avant le « pouvoir agir au travail », le sens du travail, l’inclusivité, la CGT insiste sur la nécessité de « reprendre la main sur le contenu et le sens du travail », sur les conditions de travail. Les deux invoquent la « démocratie au travail », cependant ni l’une ni l’autre, dans leurs documents de congrès respectifs, n’approfondit véritablement les prérequis indispensables à la réalisation de cet objectif revendicatif pourtant crucial. La CFDT formule des propositions se situant dans la logique un peu « molle » et la terminologie de la loi Pacte : elle revendique « que les salariés, leurs représentants, soient associés à la réflexion sur l’adoption d’une raison d’être statutaire, qui réponde à des objectifs tant sociaux qu’environnementaux ». Elle met en avant « qu’au sein des entreprises et groupes, la présence de nos administrateurs salariés dans les conseils est un levier de sensibilisation et d’influence pour rappeler l’importance du dialogue social et du dialogue professionnel ». C’est bien mince. Quant à la CGT, elle brandit la notion générale et familière de « droits nouveaux », sans les définir exactement, ainsi que le cadre institutionnel dans lequel ils pourraient s’exercer.

Isabelle Ferreras[3] voit la chose sous un tout autre angle : « nos recherches identifient la nécessité d’un changement de paradigme fondamental dans lequel nous reconnaissons les travailleurs pour ce qu’ils sont réellement, des investisseurs en travail. Si les actionnaires investissent du capital, les travailleurs investissent leur vie, leur santé et leur avenir. Dans tout autre domaine du droit, un investissement d’une telle importance accorderait à l’investisseur un siège à la table des décisions. Pourtant, dans l’entreprise moderne, les investisseurs en travail sont traités comme des tiers étrangers aux entités mêmes auxquelles ils donnent vie ». Dans le Manifeste pour une démocratie du travail qu’il vient de publier un collectif d’universitaires, d’ergonomes, de syndicalistes[4] déclare : « Le travail est une grande question politique. Ce qu’on y fait, la façon dont on le fait, ce qu’il nous fait, contribue de façon essentielle à construire – ou à détruire – la société ». Il pourrait donc même se faire solution : il y a dans le travail un enjeu démocratique.

Manifeste-pour-une-democratie-du-travail

Quelles préventions sont encore de nature à faire hésiter les deux confédérations « du travail » à s’emparer vigoureusement de la « sentence » édictée par la même Isabelle Ferreras : « face à la montée des inégalités, à l’urgence climatique qui exige une réorientation radicale de notre appareil productif et à la défiance croissante envers les institutions démocratiques, laisser l’institution la plus puissante de nos sociétés – l’entreprise – en dehors du champ de la politique démocratique est une anomalie ».

Remédier à cette « anomalie », cet objectif stratégique ne constitue-t-il pas, pour le syndicalisme, une des bases fédératrices en vue de la création d’une instance nationale[5] commune (puis d’un réseau régional) de réflexion et de propositions, préparant des démarches unitaires mobilisatrices ?

Parmi les aspects très actuels et très préoccupants de l’évolution du travail et de ses conditions, l’invasion du « numérique » et le développement « sauvage » de l’Intelligence artificielle retiennent l’attention des deux confédérations.

La CFDT estime que « beaucoup d’incertitudes entourent la généralisation des déploiements des technologies numériques et des Systèmes d’intelligence artificielle (SIA) dans la société et le monde du travail. Ces outils peuvent avoir des avantages mais aussi accroitre les risques pour les travailleurs et l’environnement ». Elle considère comme « essentiel d’inscrire (ces questions) dans le dialogue social et de faire de ces choix technologiques de véritables choix démocratiques au travail qui doivent prendre en compte les enjeux sociaux, économiques, environnementaux et territoriaux, afin d’anticiper, d’encadrer et d’accompagner les transformations liées au numérique et aux SIA dans les entreprises et les administrations ».

La CGT insiste sur la nécessité de « reprendre la main sur un usage du numérique/IA orienté vers le progrès social ». Il s’agit « d’aider les militant·es à s’en approprier les enjeux économiques, sociaux et environnementaux, de protection des données, de lancer le débat public sur la standardisation du travail relationnel et ses méfaits, et de pousser pour une convention OIT empêchant notamment la mise sous tutelle des salarié·es ». Elle propose de « mettre en avant avec les fédérations et comités régionaux concernés des projets alternatifs impliquant l’IA, pour contrer ceux imposés par le patronat, de construire des assises de la transformation numérique et de l’IA dans le monde du travail avec les professions et les territoires, en lien avec la CES et la CSI, pour populariser les textes européens (IA Act, par exemple) et leur application ». La CGT s’engage à proposer, « au sein de la CES, un travail de construction d’une filière européenne d’IA souveraine, respectueuse des travailleur·ses et de l’environnement ».

La CFDT propose de même, de « revendiquer, aux côtés de la Confédération européenne des syndicats, une directive européenne sur l’utilisation des systèmes algorithmiques au travail ». Elle appelle également « à négocier un accord interprofessionnel national sur le numérique et les systèmes d’IA au travail, ainsi qu’à sa déclinaison dans les branches, les entreprises et administrations ».

Bonne idée, mais ne faudrait-il pas l’accompagner du constat et des préconisations faites par la CGT : « la tenue des séances de négociation doit être revue ; leur présidence doit alterner entre syndicats et patronat, le secrétariat et le lieu doivent être neutres, pour un traitement équitable ; il faut chercher l’unité syndicale pour pouvoir négocier à partir des propositions syndicales au lieu d’amender les propositions patronales ; la négociation interprofessionnelle ne peut se résumer à un agenda social imposé par le patronat, il faut revoir en profondeur les règles de la négociation interprofessionnelle, imposer l’agenda et les sujets syndicaux, obliger le patronat à négocier à partir des textes et projets d’accord syndicaux ».

N’y aurait-il pas sur ce domaine de la maîtrise et du contrôle démocratique de l’IA, matière à produire un Communiqué commun de l’intersyndicale aussi précis et aussi circonstancié que celui, exemplaire, mis en introduction sur la problématique de la « réindustrialisation » ?

 

Lors de son congrès en février 2025[6], la FSU a acté que « l’offensive libérale affaiblit toujours plus les droits des salarié·es, que les évolutions du monde du travail contribuent à leur isolement », et que « la perspective « d’une arrivée au pouvoir de l’extrême droite fait peser de lourdes menaces sur le monde du travail ainsi que sur les libertés et droits syndicaux ». Elle confirme la voie ouverte dans ses mandats précédents : « avancer vers l’unification syndicale en refondant le syndicalisme de luttes et de transformation sociale, en allant dans le sens de la création d’un nouvel outil syndical ». Ce travail est d’ores et déjà engagé avec la CGT[7]. Le groupe de travail national issu des deux directions syndicales est « un lieu d’échanges d’une grande franchise sur nos organisations respectives, nos méthodes de travail, notre vision du syndicalisme, l’actualité, notamment la montée de l’extrême droite ».

Dans la perspective de la construction d’un nouvel outil syndical, les deux organisations ont validé l’idée de la mise en place d’une « maison commune du syndicalisme de lutte et de transformation sociale ».

al_356_-_syndicalisme_-_binet_-_800-a3e2cci-contre, dans la rue en 2023

Selon la CGT, cette « maison commune » a vocation à être un cadre de coopération pérenne et renforcé, se traduisant par des échanges stratégiques réguliers et privilégiés. « L’objectif est de mieux se coordonner, notamment sur la stratégie de lutte et sur les questions revendicatives, très largement partagées par les deux organisations… Cette maison commune est aussi un cadre permettant de travailler ensemble sur des sujets concrets comme la formation syndicale ou l’international. Il ne s’agit ni d’une fusion ni de la création d’une superstructure décisionnelle, mais d’un outil de travail commun ».  Pour la FSU elle est « à construire avec souplesse en fonction des secteurs et en s’appuyant sur le contexte local, au plus près du terrain qui pourra entraîner les équipes militantes au-delà des seules FSU et CGT ».

Différents axes de travail sont à poursuivre dans le respect des identités de chacun et des contextes locaux :

  • Proposer des espaces d’échanges et de travail thématiques pour bâtir ensemble des plateformes revendicatives ;
  • Développer un catalogue partagé de formations syndicales en direction des militant·es comme des salarié·es à l’image de ce qui a été initié sur la lutte contre les idées d’extrême droite ;
  • Envisager des initiatives, des publications et des campagnes communes en direction des salarié·es.

Serait-il impossible, « dans le respect des identités de chacun et des contextes locaux », de « proposer des espaces d’échanges et de travail thématiques pour bâtir ensemble des plateformes revendicatives » entre la CGT et La CFDT ?

Pour certains, « la messe est dite » : la réponse est oui parce qu’il serait inenvisageable de placer la CFDT dans le cadre « noble » du « syndicalisme de lutte et de transformation sociale ». On ne voit pas trop comment une organisation syndicale confédérée comme la CFDT pourrait recueillir l’audience qui est la sienne sans être porteuse d’un projet de transformation sociale (ce qu’elle revendique d’ailleurs). On peut lui reprocher, parfois à juste titre, une foi excessive dans les vertus du « dialogue social ». Elle est elle-même capable de se livrer sur ce point à quelque chose qui ressemble à une autocritique (ce qui n’est pas le fort de la plupart des organisations syndicales ou politiques…) : « un exercice de lucidité s’impose[8]. L’ambition de la CFDT de renforcer la négociation collective se heurte à la loyauté des acteurs patronaux. À rebours de l’ambition annoncée, les ordonnances de 2017 ont mis à mal la qualité du dialogue social, trop d’employeurs se sont alignés sur le moins-disant. L’appétence des organisations patronales pour la négociation interprofessionnelle (ou de branche) est corrélée étroitement à la meilleure façon pour elles de défendre leurs intérêts immédiats : en fonction des périodes, dans un tête-à-tête avec l’État, ou dans la négociation avec les organisations syndicales, voire un cocktail des deux. Pour les organisations syndicales de salariés, la conception de la place de la négociation interprofessionnelle diffère largement et complexifie également l’exercice de négociation. Entre celles qui ne conçoivent cette négociation interprofessionnelle que de manière strictement indépendante et autonome vis-à-vis de l’État et celles qui, méfiantes quant à leur propre capacité à construire un rapport de force efficace vis-à-vis des organisations patronales, privilégient l’intervention de l’État. L’équation est délicate à résoudre ».

Cela vaut également pour les autres, notamment ceux qui continuent à vouloir « décrypter » les cultures syndicales avec des catégories passe-partout comme celles opposant lutte et négociation, réforme et révolution. L’appellation « maison commune » retenue par la CGT et la FSU pour désigner leur perspective de construction d’un nouvel outil syndical, est un terme historiquement initié par Benoît Frachon (futur secrétaire général de la CGT à la Libération), dans le cadre du processus de réunification entre la CGT et la CGTU. Si les contextes étaient différents (encore que…), il n’est pas inutile de rappeler, qu’à cette époque, on opposait (déjà !), jusqu’à la caricature, « réformisme » et « révolution ». Mais comme l’écrivait Benoit Frachon dans le préambule de la charte de réunification de 1936 : « les syndicats qui, par leur nature même et leur composition, rassemblent des travailleurs d’opinions diverses, font preuve de l’esprit le plus large pour maintenir leur unité ». C’est dans le droit fil de cette prescription que Louis Viannet, prenant acte de l’éclatement syndical, de la difficulté pour une organisation quelle qu’elle soit, de faire face seule aux défis posés, a formulé le concept stratégique de « syndicalisme rassemblé ». En 1965, Eugène Descamps, secrétaire général de la CFDT a l’audace de proposer lors du congrès de son organisation, une vision pragmatique pour sortir de la « société bloquée » : « Pas de négociation sérieuse avec le gouvernement. Le CNPF refuse de négocier. Il n’y a qu’un moyen : l’unité d’action avec les trois centrales syndicales sur quelques objectifs précis (smig [l’ancêtre du SMIC], emploi, industrialisation, retraites) ». Et Georges Séguy emmènera la CGT sur ce même chemin de l’unité.

Il n’y a pas d’avenir pour celles et ceux qui prônent ou acceptent de succomber à la facilité de « l’irréconciliable ». La prise de position commune, régulièrement réaffirmée par les secrétaires générales de ces deux organisations, sur les risques majeurs de l’accès au pouvoir de l’extrême droite, leurs prises de position claires dans la lutte contre la précarité, le racisme et les discriminations confirment une urgence d’agir, « avant qu’il ne soit trop tard pour bien faire ».

 

Joël Decaillon, ancien secrétaire général adjoint de la Confédération européenne des syndicats (CES), Christian Dellacherie, ancien membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Edouard Martin, ancien député européen,

Animateurs du groupe de réflexion BRIDGE (Bâtir le Renouveau Industriel sur la Démocratie et le Génie écologique).

[1] Document d’orientation CGT, document revendicatif et document d’orientation organisationnel CFDT

[2] Rappelons l’absence d’une réaction unitaire, notamment des deux plus grandes confédérations syndicales, à l’occasion de la suppression par ordonnance des CHSCT en 2020. Elle a été un signe d’une relative incapacité de la prise en compte revendicative concrète de la question du travail (déjà présente dans le caractère subalterne implicitement attribué au CHSCT par rapport au CE), de son sens, de ses potentialités émancipatrices, de la dimension subversive de (re)conquête de la citoyenneté qu’elle contient, de l’incroyable, champ de compétences qui s’est ouvert avec la prise en compte des problèmes de santé publique (notamment après l’expérience  du COVID, les problèmes fondamentaux posés par le réchauffement de la planète, mais aussi par les diverses pollutions, industrielles ou agricoles, les risques pour la biodiversité. Aujourd’hui, CGT et CFDT revendiquent le rétablissement de cette instance…

[3] Elle a remis en février à la ministre du travail espagnole Yolanda Diaz, un rapport  « d’un comité d’experts internationaux » établissant qu’« il faut démocratiser l’entreprise pour sauver nos démocraties et la planète ». Les deux femmes le présenteront le 9 avril, en ouverture d’un colloque organisé par l’université de Lille sur le thème « Entreprises & démocratie ».

[4] Ateliers Travail et démocratie, voir la chronique d’Aline Leclerc dans le Monde du 2 avril 2026.

[5] Ce pourrait être une fondation.

[6] Cf l’article de Jean-Claude Mamet et son Annexe, parus dans le numéro 67 (décembre 2025) de la revue Contretemps, intitulé Une « maison commune », sans encore de toit.

[7] Pour la FSU, il a vocation à s’ouvrir à Solidaires, comme à d’autres structures syndicales intéressées par la démarche.

[8] Voir page 11 du document, CFDT Se projeter dans l’avenir : notre vision du syndicalisme de transformation sociale au XXIe siècle

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