La CGT appelle à manifester pour la loi VSS

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5 octobre 2026: la CGT appelle à manifester devant le Ministère de la justice et dans les régions pour la loi intégrale sur les VSS et précise ses positions. 

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L’État doit enfin lutter réellement contre les violences sexistes et sexuelles

Publié le 2 Oct. 2026
La CGT défend une loi-cadre intégrale et un budget à la hauteur pour enfin mettre un terme aux violences sexistes et sexuelles qui touchent toute la société – y compris le monde du travail.
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STOP

Après le viol et le meurtre de la petite Lyanna, 11 ans, et les nombreuses mobilisations qui ont suivi, les politiques se décident enfin à agir contre les violences sexistes et sexuelles. Depuis le 7 septembre, un projet de loi intégrale est examiné par la commission dédiée à l’Assemblée nationale. Ce projet s’inspire des 140 propositions émises par la coalition féministe et enfantiste pour une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles, qui regroupe 150 organisations dont la CGT.

Mettre un terme aux défaillances systémiques

L’objectif de la loi : mettre fin aux défaillances systémiques, de la prévention au repérage des victimes en passant par le jugement des auteurs, quand 94 % des affaires de viol sont classées sans suite.

Le monde du travail n’est pas épargné :

  • 10 viols ou tentatives de viol ont lieu chaque jour au travail ;
  • 30 % des salariées déclarent avoir déjà subi des agressions ou du harcèlement ;
  • 80 % des entreprises n’ont aucun plan de prévention contre les violences sexistes et sexuelles (et quand il existe, c’est souvent une coquille vide).

Agent·es public·ques, assistant·es sociales et sociaux, CPE, éducateur·ices, juges… Nombreux·ses sont les professionnel·les condamné·es à l’impuissance, faute de moyens suffisants pour défendre les victimes – et ce n’est pas avec des QCM que l’on réglera la question des violences sexistes et sexuelles.

Pour une loi ambitieuse et un projet à la hauteur

La CGT demande :

  • la reprise intégrale des 140 mesures de la coalition ;
  • des sanctions pour les entreprises qui n’ont pas de plan de prévention contre les violences sexistes et sexuelles ;
  • des moyens pour les référent·es VSS (heures de délégation, formations obligatoires), et la désignation de référent·es VSS dans le public ;
  • l’extension des prérogatives des conseiller·es du/de la salarié·e pour leur permettre d’intervenir en cas de violences sexuelles ;
  • des congés rémunérés pour effectuer toutes les démarches nécessaires en lien avec les violences subies au travail et en dehors du travail ;
  • le recrutement de 2 000 inspecteur·ices du travail, en les dotant des moyens nécessaires pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles.

Le budget actuel pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, 12,7 millions d’euros par an (0,003 % du budget de l’État) est très largement insuffisant, et les associations doivent compenser ce désengagement dans des conditions déplorables. Une politique efficace nécessite a minima un budget de 3 milliards d’euros par an – 236 fois plus !

La lutte contre les violences sexistes et sexuelles doit enfin devenir une priorité à la hauteur du phénomène – et de sa gravité.

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