6 octobre : Les syndicats avec les jeunes en action

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Plusieurs syndicats se tiennent prêts à agir « aux côtés » des lycéen-nes et étudiant-es, notamment le 6 octobre 2026, et déposent un préavis de grève. 

 

Le 6 octobre, la CGT sera aux côtés des lycéen·nes et étudiant·es !

Publié le 4 Oct. 2026
Depuis plusieurs jours, partout en France, des dizaines de milliers de lycéennes et de lycéens se mobilisent pour faire entendre leur colère et leurs revendications.
Mobilisation 6 octobre

Toutes et tous concernés !

Comme cela a été porté lors des grèves du 29 septembre, elles et ils se mobilisent en raison du manque d’enseignant·es et de personnels, des classes surchargées, des conditions d’études dégradées, d’établissements vétustes, et aussi de l’inquiétude face à leur avenir et la précarité qui touche une partie croissante des plus jeunes et de leurs familles.

Elles et ils demandent la fin de Parcoursup qui amplifie la sélection sociale pour l’accès aux études.

Les lycéen·nes et étudiant.es d’aujourd’hui sont les travailleurs et travailleuses de demain, ils et elles ne doivent pas payer le prix des politiques d’austérité.

 

Le projet de budget aggrave une situation déjà délétère.

Quand il manque des professeur·es, quand les classes sont surchargées, quand les bâtiments se dégradent et que les jeunes voient leurs perspectives d’avenir se réduire, la réponse ne peut pas être la répression.

Pourtant, c’est le choix fait par le gouvernement. Aux revendications légitimes, il répond par la violence, les interpellations, les gardes à vue et le déploiement des forces de l’ordre aux abords des établissements.

Près de 3 000 lycéen·nes et étudiant·es ont été interpellés depuis le début de la mobilisation et 170 d’entre elles et eux ont été blessés ainsi que des personnels, parfois gravement. Le gouvernement assume l’escalade répressive et cherche à museler la contestation, allant jusqu’à demander aux parquets de faire preuve de fermeté à l’égard des parent·es des lycéen·nes mobilisé·es.

Cette répression est d’une ampleur sans précédent.

Et le gouvernement ne se contente pas de laisser faire : il organise et assume cette escalade. En faisant le choix de la répression, le gouvernement alimente la colère et prend délibérément le risque d’aggraver une situation dont il porte la responsabilité.

La  CGT condamne avec la plus grande fermeté cette répression et appelle le gouvernement à y mettre un terme immédiat.

Elle a saisi, avec la Ligue des droits de l’Homme et la FCPE, le Défenseur des droits pour l’alerter sur cette violente répression et lui demander de veiller au respect des droits et libertés des lycéen·nes et étudiant·es mobilisé·es.

Comme elle le fait déjà devant les établissements, la CGT sera le 6 octobre aux côtés des lycéen·nes, étudiant·es et personnels de l’éducation mobilisés.

Elle appelle toutes ses organisations à protéger leur droit à se mobiliser et à mettre à leur disposition les moyens nécessaires pour s’organiser, notamment en ouvrant les bourses du travail et les maisons du peuple pour leur permettre de se réunir, en sécurisant les mobilisations et en déposant les demandes d’autorisation en lien avec les organisations lycéennes et étudiantes.

Toutes et tous concernés ! Les salarié·es de l’énergie seront en grève sur leurs revendications le 6 octobre. Dans le respect de leur autonomie, nous devons être nombreux et nombreuses aux côtés des jeunes. Rejoignons les manifestations organisées partout en France, en organisant la mobilisation par tous les moyens à disposition de nos syndicats, y compris par la grève dans le cadre notamment des préavis déjà déposés par plusieurs de nos organisations.

Le 6 octobre, faisons entendre une même exigence : les lycéen·nes et étudiant·es ont des droits, ils et elles ont des revendications, elles doivent être entendues, pas réprimées !

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La FSU appelle l’ensemble des personnels à être solidaires des lycéen⋅nes et des étudiant⋅es et à leur côté en se joignant nombreux et nombreuses aux manifestations et rassemblements du mardi 6 octobre, et à se mobiliser au côté de leurs élèves et étudiant⋅es y compris par la grève.

Depuis la semaine dernière, des lycéennes et des lycéens en région parisienne, et plus récemment partout dans le pays se mobilisent pour dénoncer leurs conditions d’étude. Ils et elles ont été rejoint·es ces derniers jours par les étudiant·es. A Rennes, Marne-la-Vallée, Lyon, Toulouse, Paris, Rouen… certains campus ont d’ores et déjà été fermés.

Manque de personnels, bâti vétuste, nombre trop important d’élèves par classe ou d’étudiant⋅es par groupes de TD, emplois du temps intenables, accès toujours plus difficile, voire rendu impossible, aux études supérieures, hausse des frais d’inscription … leurs revendications sont légitimes, la FSU les partage et les soutient. Elles sont le reflet de conditions d’études déplorables et du manque de places dans les formations supérieures publiques, conséquences directes des choix budgétaires et politiques imposés par les différents gouvernements d’Emmanuel Macron.

Parce qu’ils réclament plus d’égalité, parce qu’ils dénoncent les conséquences des choix politiques macronistes, notamment la sélection opaque via Parcoursup, le gouvernement a fait le choix de répondre par la force et la répression policière : charges violentes, utilisation d’armes létales, multiplication des interpellations et des déferrements.

La FSU condamne fermement cette réponse qui confirme que ce gouvernement est aux abois, ne sachant répondre que par la violence à la colère sociale, y compris celle de la jeunesse. La simple participation des lycéen·nes et étudiant·es aux mobilisations ne doit entraîner ni sanctions ni poursuites.

La FSU apporte son soutien aux personnels et aux jeunes blessés ces derniers jours.

Les violences doivent cesser, la jeunesse doit être protégée. Il y a urgence à permettre l’expression lycéenne et étudiante sans entrave et dans un cadre démocratique, pacifique, libre et serein. L’Ecole et l’université forment des futur·es citoyen·nes qui doivent pouvoir exercer leurs droits à s’exprimer, à manifester, à se réunir….  La FSU se tient donc aux côtés des lycéen·nes et des étudiant·es, pose un préavis de grève sur toute la période et appelle les personnels de l’éducation à accompagner ces élèves et étudiant·es, et à les protéger de la répression.
Dans les prochains jours, la FSU fera le bilan de cette semaine et proposera des suites rapides pour les personnels dès la semaine prochaine y compris par la grève.

Après la réussite de la grève du 29 septembre dans l’éducation, le début d’une mobilisation lycéenne et étudiante et face aux conséquences du nouveau budget d’austérité, la FSU met en débat la construction de nouvelles mobilisations dans l’éducation et l’enseignement supérieur.

Le gouvernement doit répondre aux revendications par des réponses budgétaires et politiques. Si le budget ne présente aucune réponse à la colère qui s’exprime, le gouvernement portera une très lourde responsabilité dans l’aggravation de la situation.

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Mobilisons nous aux côtés de la jeunesse en lutte pour un avenir meilleur

Depuis plusieurs jours des lycéennes et lycéens se mobilisent pour des conditions d’enseignement dignes. Ils et elles ont été rejoints aujourd’hui par des étudiant·es dans leur lutte pour un avenir meilleur.

Manque de personnels, bâti insalubre, classes non-chauffées ou surchauffées, Parcoursup… Cette situation est le résultat des politiques menées depuis des années de destruction du service public d’enseignement. S’y ajoutent des perspectives d’avenir morose dans une société toujours plus inégalitaire et précaire.

Face à cette révolte légitime, le gouvernement n’apporte pour seule réponse qu’une répression brutale. Le déchaînement de violence contre la jeunesse est glaçant. S’y ajoutent des centaines d’arrestations chaque jour.

L’Union syndicale Solidaires alerte fortement sur la dérive autoritaire et rappelle que les lycéens et lycéennes disposent de la liberté de réunion, d’association et de manifestation. Ces libertés doivent être garanties et protégées.

Ne laissons pas tirer sur nos enfants !

L’Union syndicale Solidaires appelle ses syndicats, ses Unions départementales et leurs adhérent·es à se tenir dès à présent aux côtés de la jeunesse en lutte dans le respect de son autonomie pour soutenir ses revendications et faire respecter le droit de manifester.

L’Union syndicale Solidaires appelle à participer à la journée de mobilisation nationale du 06 octobre, y compris par la grève.

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Mobilisation lycéenne : respect et dialogue, seules réponses à une colère légitime

  • Communiqués de presse

Depuis plusieurs jours, des lycéens et des lycéennes se mobilisent devant leurs établissements pour dénoncer le manque de moyens de l’Éducation nationale et leurs conditions dégradées de scolarité. Leur mobilisation est légitime. Elle rejoint ce que les personnels éducatifs vivent au quotidien et que la CFDT dénonce depuis longtemps : des sous-effectifs chez les enseignants et les enseignantes, les personnels de vie scolaire, de santé, de service social et d’accompagnement des élèves en situation de handicap ; des missions trop peu reconnues.

Elle est aussi le résultat de l’absence d’une politique ambitieuse en direction des jeunesses.

Aux abords de plusieurs lycées publics comme privés, ces rassemblements ont gravement dégénéré, souvent du fait d’interventions extérieures.

La CFDT condamne fermement les violences contre les personnes et les dégradations de biens. Elles mettent en danger les élèves et les personnels et couvrent la voix des lycéens qui se sont engagés avec sincérité. Certaines interventions des forces de l’ordre dépassent ce qu’exige le maintien de l’ordre. C’est inacceptable.

Le gouvernement doit agir. Une réponse uniquement sécuritaire ne réglera aucune des difficultés qui ont poussé les élèves à se mobiliser. Elle risque au contraire d’aggraver les tensions.

La CFDT dénonce l’instrumentalisation de ce mouvement par celles et ceux qui poursuivent d’autres objectifs que ceux des lycéens et des lycéennes.

Leur parole ne saurait être confisquée par qui que ce soit. Le dialogue doit s’installer, sans violence. Cela exige respect de la liberté d’expression et de manifestation. C’est pourquoi la CFDT soutient la mobilisation lycéenne du 6 octobre.

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