Nous publions des extraits d’une interview de Sophie Binet pour l’Humanité, et d’un article de Libération après la Fête de l’Huma. Ils mettent en exergue le cadrage social de la CGT à cet automne 2026. Notamment face à des projets « pré-présidentielles » visant à démolir la Sécurité sociale historique. Innovation : le Ministre du travail Jean-Pierre Farandou a emmené récemment les organisations syndicales à Madrid pour examiné les avances sociales de l’Etat espagnol, sur le plan salarial, face aux canicules et sur l’efficacité des CHS-CT supprimés en France. Le quotidien Libération montre aussi certains points d’accord entre Sophie Binet et Jean-Pierre Farandou.
L’Humanité
« La capitalisation des retraites est une ligne rouge » (Sophie Binet)
À l’approche des conclusions de la conférence « Travail, emploi, retraites », Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, alerte sur les velléités patronales visant à financiariser le système par répartition.
Vous revenez tout juste d’un voyage en Espagne. Qu’en retenez-vous ?
[…]Quels sont les objectifs de la mobilisation intersyndicale du 29 septembre chez les fonctionnaires ?
[…]Le Medef a imposé la TVA sociale dans le débat présidentiel. La bataille de la cotisation est-elle perdue ?
Les conclusions de la conférence TER (Travail, emploi, retraites) sont attendues pour septembre. Quelles sont vos lignes rouges ?
[…]
Libération
« TVA sociale, bas salaires : à la Fête de l’Huma, Jean-Pierre Farandou et Sophie Binet pas si loin »
extraits d’un article
«Perlimpinpin». Un point d’accord émerge en revanche entre le ministre et la numéro 1 de la CGT au sujet des promesses agitées par certains candidats pour «rapprocher le salaire brut du salaire net» en réduisant un certain nombre de cotisations, dont le manque à gagner serait compensé par une hausse de la TVA. «C’est un peu de la poudre de perlimpinpin», estime l’ancien patron de la SNCF, car augmenter la TVA, «ça augmente les prix», rappelle Jean-Pierre Farandou. Dès lors, «si on augmente le smic de 2 %, ça fait autour de 30 euros par mois. C’est pas mal, mais ça ne change pas la vie. Le problème, c’est que la hausse des prix vous reprend entre 10 et 15 euros. Il ne reste plus grand-chose».
Autre point d’accord entre le ministre et la syndicaliste : les «allègements généraux», qui représentent un peu moins de 80 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sur les salaires compensés par l’Etat, ont généré un phénomène de «trappes à bas salaires»,car des effets de seuils découragent les employeurs d’augmenter leurs salariés. «Il n’y aura pas de réforme profonde de la remontée des salaires bas si on n’arrive pas à rééquilibrer ce système», admet Jean-Pierre Farandou. Balle saisie au bond par Sophie Binet : «Alors maintenant, monsieur le ministre, il va falloir le mettre en œuvre dans le PLFSS. Il faut supprimer les exonérations de cotisations sociales. […] Voilà, on a trouvé 80 milliards d’euros !» Il n’est pas certain que cela figure au programme des textes actuellement finalisés par le gouvernement.«













