Voici comment les huit organisations de l’Intersyndicale préparent le 5 novembre (lire ici le premier appel unitaire incomplet décidé avant les « actes » du mouvement de jeunesse et Gilets jaunes les samedis : http://syndicollectif.fr/?p=29425). A noter que la CFE-CGC a finalement décidé de s’y joindre.
MOBILISATION DU 5 NOVEMBRE : ON VEUT VIVRE DE NOTRE TRAVAIL !
Face à la hausse du coût de la vie, au gel des salaires, et aux fins de mois difficiles, la CFDT appelle à une mobilisation intersyndicale pour défendre le pouvoir d’achat, les services publics, et une politique industrielle et environnementale ambitieuse !
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L’austérité à long terme n’est plus tenable, notamment pour les revenus les plus bas, il est temps de remettre la justice sociale au cœur des choix économiques.
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Les revendications de la CFDT pour pouvoir vivre dignement de son travail :
- + 100 EUROS net pour le SMIC, et une revalorisation des revenus et des pensions les plus modestes (APL, RSA, bourses étudiantes…).
- Dans le public, la mise en place de négociations salariales annuelles et des augmentations pour toutes les agentes et agents.
- + de justice fiscale par une taxation des plus hauts revenus et la fin des aides aux entreprises sans contrepartie.
- Le renforcement des services publics dans l’éducation, la santé et l’accompagnement des personnes âgées.
- La mise en œuvre d’une politique industrielle et environnementale ambitieuse au service de l’emploi et de la transition écologique juste.
Un total soutien au mouvement des lycéens et des étudiants
LA CFDT soutient les mobilisations lycéennes et étudiantes pour de meilleures conditions d’études, davantage d’égalité, et le respect de leur droit à s’exprimer et à manifester. Elle appelle au dialogue et estime qu’une réponse uniquement sécuritaire ne répondra pas aux revendications légitimes des jeunes.
Il est temps de répondre aux urgences sociales !
Pour la CFDT, la colère exprimée par les travailleurs et les travailleuses, les agents publics, les retraités et la jeunesse traduit une même exigence : des réponses concrètes aux enjeux de pouvoir d’achat, d’emploi, de services publics et de transition écologique juste.
La CFDT rappelle qu’elle condamne fermement l’usage de la violence, d’où qu’elle vienne, les dégradations des biens publics et privés, et toute instrumentalisation du mouvement.
LE 5 NOVEMBRE, FAISONS-NOUS ENTENDRE !
Plus de salaires. Plus de justice. Un meilleur partage des richesses. Avec la CFDT, mobilisons-nous !
Visuels et pancartes « Tout augmente, sauf mon salaire »

La force du mouvement lycéen et étudiant, soutenu par les organisations syndicales, a contraint Emmanuel Macron et le gouvernement à reconnaître qu’il fallait faire évoluer Parcoursup.
Mais les aménagements annoncés pour 2027 sont complètement à côté des enjeux et ne répondent pas aux revendications. Quant à la « refonte » pour 2028, elle n’engage pas le gouvernement. Pour la FSU, abroger Parcoursup, et renouer avec l’ambition d’un système éducatif émancipateur pour toutes et tous qui ouvre réellement les portes de l’enseignement supérieur et l’accès aux qualifications, c’est possible et nécessaire !
Parcoursup est avant tout un outil de sélection introduit par la Loi ORE en 2018, conséquence du refus d’augmenter le nombre de places à l’université à la hauteur des besoins. Il est le symbole d’une politique malthusienne qui trie et classe les bacheliers pour écarter une partie de la jeunesse, généralement issue des milieux populaires, de l’accès aux études.
Les conséquences en sont largement connues et dénoncées tant par les organisations syndicales que par la mobilisation des lycéen·nes et étudiant·es.
Pour en finir avec la sélection, il faut financer en urgence 150 000 places dans l’enseignement supérieur public. L’augmentation de 15 000 places dont 10 000 en BTS est loin du compte pour garantir le droit de tou·tes les bachelier·es à poursuivre les études supérieures de leur choix. Pour cela, il manque 1,5 milliard d’euros au projet de budget pour l’enseignement supérieur dans le PLF 2027. Cela représente 0,9 % des 166 milliards d’aides aux grandes entreprises que Bercy reconnaît avoir versés en 2024.
Il faut remplacer la logique de sélection par une procédure d’affectation dans l’enseignement supérieur public qui permette la hiérarchisation des vœux a priori par les bachelier·es, et le traitement à égalité des candidat·es. Le baccalauréat doit rester le premier grade universitaire ouvrant la liberté d’inscription à l’université.
Contrairement à ce que prétend le gouvernement, l’abrogation de Parcoursup est possible et finançable. C’est une urgence sociale, éducative et démocratique ! Le gouvernement ne peut ignorer cette revendication portée par des centaines de milliers de lycéennes, étudiant.es, personnels de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, parents, citoyen·nes depuis des semaines.
Des mesures immédiates doivent être prises au budget 2027 pour l’accès de toutes et tous les bachelier.es à la filière de leur choix et l’amélioration des conditions d’étude.
La FSU sera donc présente dans les manifestations du samedi 31 octobre aux côtés de la jeunesse et de la population, pour les salaires et les services publics.
La FSU appelle les personnels à amplifier la mobilisation en s’engageant massivement dans la grève et les manifestations unitaires le 5 novembre et à discuter sur les lieux de travail des suites de cette journée. Elle a déposé un préavis de grève pour l’ensemble du mois de novembre et proposera à ses partenaires syndicaux d’amplifier la mobilisation. Une brèche s’est ouverte, élevons le rapport de force !
La répression ne nous arrêtera pas !
Après cette journée de colère sociale, amplifions notre combat
par la grève le 5 novembre !
Paris le 31 octobre 2026
Au 3ème acte de la colère sociale, près d’un demi million de personnes ont défilé aujourd’hui dans les rues partout en France malgré un climat de peur instauré et les interdictions de manifester décrétées par ce gouvernement.
Sous couvert de risques pour l’ordre public, ce gouvernement via la main de ses préfets a encore une fois interdit quasiment partout les parcours déposés par les organisations syndicales, rendant encore une fois les conditions de manifestations difficiles, en périphérie jouant sur les peurs et tentant ainsi de dissuader la population de s’y rendre. A Paris, il est allé jusqu’à saisir le Conseil d’Etat, tandis que le tribunal administratif avait donné raison aux organisations syndicales quant au parcours déposé !
C’est l’ensemble de nos libertés syndicales qui sont attaquées, puisque dans l’Allier un camarade de Sud éducation et en charge de Solidaires 03 a même été assigné à résidence pour l’empêcher de manifester, suivant une réglementation mise en place pour l’anti-terrorisme, au prétexte de participation à des actions militantes comme le soutien de lycéens qui ont bloqué leur lycée. Ce pouvoir est en roue libre sur les mesures pour étouffer nos libertés et ce mouvement social d’ampleur !
Mais encore une fois, la détermination et la colère sociale ont été les plus fortes.
Solidaires se félicite de cet ancrage fort de la lutte des mouvements lycéens, étudiants et contre la vie chère. Il faut désormais franchir une nouvelle étape avec une grève massive, dans tous les secteurs, privé comme public, pour obliger ce gouvernement à sortir des mesures concrètes et à la hauteur des attentes particulièrement sur les salaires.
La lutte doit continuer et s’amplifier! Multiplions les assemblées générales pour construire la lutte dans la durée et faire plier ce gouvernement !
Tous et toutes en grève le 5 novembre !
Crise sociale : le Gouvernement doit entendre les revendications et agir !
À l’occasion de sa rencontre avec le Premier ministre, l’UNSA a réaffirmé sa profonde inquiétude face à la dégradation du climat social. Depuis des mois, les alertes et les mobilisations se multiplient, sans que des réponses concrètes soient apportées aux revendications des jeunes, des salariés, des agents publics et des retraités.
L’UNSA rappelle qu’un apaisement durable du climat social passe nécessairement par l’écoute, le dialogue et des réponses concrètes aux revendications. Face à la montée des mécontentements, le Gouvernement doit prendre la mesure de la situation et agir sans attendre.
La jeunesse doit être entendue et des perspectives doivent lui être offertes. Les mobilisations des lycéens et des étudiants traduisent un profond malaise et une inquiétude grandissante face à l’avenir. Pour y répondre, l’UNSA demande un plan ambitieux de rénovation des établissements scolaires et universitaires, des recrutements d’enseignants et de personnels de vie scolaire, ainsi qu’une remise à plat de Parcoursup.
Les projets de budgets pour 2027 doivent être profondément revus. Il n’est pas acceptable de faire porter l’essentiel des efforts sur les malades, les familles, les retraités et les plus précaires. Le gel des APL, les économies envisagées sur l’allocation de rentrée scolaire et l’augmentation des restes à charge en santé doivent être abandonnées. D’autres choix budgétaires sont possibles.
La justice fiscale et sociale doit être au cœur de ces choix. Alors que plus de 13 000 foyers parmi les plus fortunés de notre pays ne paient pas d’impôt sur le revenu, l’UNSA demande une véritable réforme fiscale afin de faire contribuer davantage les plus hauts revenus et les plus grandes fortunes à l’effort collectif. Il est temps de répartir plus équitablement les efforts plutôt que de les faire peser toujours sur les mêmes. Les entreprises doivent également prendre leur part. Pour l’UNSA, les aides publiques et les exonérations de cotisations sociales doivent être conditionnées à des engagements concrets et vérifiables en matière d’emploi, d’augmentation des salaires et de transition écologique.
Le pouvoir d’achat doit également devenir une priorité. L’UNSA demande une revalorisation du point d’indice dans la fonction publique, un coup de pouce au SMIC et l’ouverture de véritables négociations salariales dans les branches professionnelles. Aujourd’hui, plus de 800 000 agents publics relèvent de grilles indiciaires dont les premiers échelons sont inférieurs au SMIC. Une situation qui illustre l’urgence de revoir les grilles de rémunération dans la fonction publique. Si le Gouvernement souhaite que les employeurs revalorisent les salaires et révisent leurs grilles salariales, il doit commencer par montrer l’exemple en tant qu’employeur public. Il doit également mettre le patronat face à ses responsabilités afin que les entreprises s’engagent réellement en faveur de l’amélioration des salaires et des conditions de travail.
Dans le même temps, les services publics doivent être renforcés pour répondre aux besoins de la population et garantir l’égalité d’accès aux droits sur l’ensemble du territoire.
Le dialogue social doit désormais produire des résultats. Les réunions et les concertations ne peuvent se succéder sans déboucher sur des engagements précis. L’UNSA attend du Gouvernement des mesures immédiates et l’ouverture de véritables négociations sur les salaires, les conditions de travail, les services publics et la justice fiscale et sociale.
Face à ces revendications, le Premier ministre a annoncé plusieurs rendez-vous. Une réunion avec les acteurs du monde de l’éducation doit se tenir lundi prochain. Pour l’UNSA, il est indispensable que cette réunion soit avancée avant la fin de semaine. Des concertations sont également prévues dans les prochains jours avec le ministre du Travail pour aborder notamment la question du SMIC, les négociations annuelles sur les salaires dans les branches et les entreprises, ainsi que la conditionnalité des aides publiques aux entreprises.
L’UNSA ne cache pas sa déception à l’issue de cette rencontre. Si l’ouverture de discussions est nécessaire, nous attendions du Gouvernement des mesures immédiates et des engagements concrets pour répondre à l’urgence sociale. Or, à ce stade, les annonces se limitent essentiellement à de nouvelles réunions et concertations. Face à la profondeur de la crise sociale, cela ne peut suffire. Les jeunes, les salariés, les agents publics, les retraités ont besoin de réponses maintenant, pas de nouvelles promesses.
Dans ce contexte, l’UNSA confirme son appel à la mobilisation du 5 novembre pour défendre les salaires, le pouvoir d’achat, les services publics et une plus grande justice fiscale et sociale.
Il est encore temps d’apaiser la situation sociale. Mais pour cela, le Gouvernement doit désormais passer des paroles aux actes.
Pouvoir d’achat : la CFE-CGC se mobilise le 5 novembre 2026
Communiqué de presse.
La CFE-CGC a décidé ce lundi 26 octobre 2026 de s’engager dans la mobilisation du 5 novembre 2026 pour la défense du pouvoir d’achat des salariés et des agents publics pour trois raisons : la consultation de ses instances et notamment de son comité directeur au cours duquel ont été évoquées les revendications de nos militants et adhérents ; la réunion qui s’est tenue à l’Hôtel Matignon le 21 octobre à l’invitation du Premier ministre en présence des Ministres du Travail, de l’Intérieur, de l’Action et des Comptes publics et de l’Éducation nationale, où l’absence de solutions concrètes était à déplorer ; et la préoccupation légitime et persistante des salariés, des agents publics et des retraités sur la question du pouvoir d’achat.
Alors que le Gouvernement évoque la piste d’une revalorisation anticipée du SMIC, la CFE-CGC rappelle qu’il convient de revaloriser également toutes les grilles de salaires afin d’éviter le tassement de la rémunération des agents de maîtrise, techniciens et cadres. S’il est attendu de n’avoir aucun minimum de branche en dessous du SMIC, cette attention portée aux bas salaires ne doit pas se traduire par un transfert au détriment de l’évolution des carrières.
Au-delà de la question du pouvoir d’achat, se pose la question de l’espérance en l’avenir. Comment les jeunes peuvent-ils croire dans l’avenir quand ils voient leurs parents travailler et ne pas être en mesure de subvenir aux besoins de leur foyer ? Comment revendiquer des conditions de travail adéquates pour les salariés et les agents publics si nous fermons les yeux sur celles des lycéens et des étudiants qui manquent de professeurs ou étudient dans des locaux dont la maintenance pose question ?
La CFE-CGC demande au Gouvernement de fixer un cadre et d’assurer la transparence des informations notamment sur le partage de la valeur et notamment sur les allègements de cotisations dont bénéficient les entreprises au moment où se négocient les salaires 2027.
La CFE-CGC exige des organisations patronales d’assumer leur responsabilité majeure dans la situation actuelle : ne plus ériger la modération salariale comme un totem ne visant qu’à servir la distribution de dividendes, et ne plus abriter les entreprises réalisant des bénéfices derrière toutes celles qui sont en difficulté. Aujourd’hui, les organisations patronales mettent du carburant dans la gronde sociale au lieu d’assumer leur responsabilité sociétale.
La CFE-CGC revendique l’ouverture de négociations sincères et loyales dans les branches professionnelles consacrant une évolution de salaires à la hauteur des enjeux et des attentes.
Les salariés, les agents publics, les jeunes et les retraités, méritent un avenir meilleur : la CFE-CGC se mobilisera le 5 novembre prochain.
Pierre Jan – Relations Presse et institutionnelles
pierre.jan@cfecgc.fr – Tél. : 01 55 30 12 92 – 06 32 05 69 02
Mobilisation du 5 novembre : conjuguer justice sociale et responsabilité budgétaire
7 octobre 2026 | Communiqués de presseEspace presse

Communiqué de presse
La CFTC participera à la journée de mobilisation du 5 novembre pour les salaires et les services publics. A cette occasion, elle portera une voix singulière : défendre fermement le pouvoir d’achat, tout en exigeant des choix budgétaires lucides pour ne pas faire peser le poids de la dette sur les générations futures.
Protéger les générations futures et pérenniser notre modèle social
La France traverse une crise économique et financière d’une gravité exceptionnelle. Le niveau des déficits publics et la charge de la dette font peser sur notre pays un risque majeur de faillite et de remise en cause de notre protection sociale. La CFTC refuse d’endetter nos enfants et petits-enfants pour financer nos renoncements d’aujourd’hui. Préserver notre souveraineté et notre modèle social exige un effort collectif et responsable, équitablement réparti entre les dépenses et les recettes, selon la capacité contributive de chacun.
Projets de loi de finances (PLF/PLFSS) : Le compte n’y est pas !
Dans le cadre des débats parlementaires sur le budget de l’État et de la Sécurité sociale, les arbitrages actuels manquent d’équilibre. Les rabotages budgétaires sans vision stratégique ne résolvent rien et dégradent directement la vie quotidienne des travailleurs. Pour la CFTC, ce manque de justice et d’équité sociale justifie pleinement la mobilisation du 5 novembre.
Le mot d’ordre de la CFTC : Pouvoir d’achat, salaires dignes et juste répartition des richesses
Pour la CFTC, la restauration de la justice sociale passe impérativement par une action durable sur le pouvoir d’achat. La responsabilité budgétaire ne doit pas servir de prétexte à la stagnation des rémunérations ni au recul des droits sociaux.
Leviers directs : Des rémunérations à la hauteur du travail fourni
Pour redonner de l’air aux familles, la CFTC exige d’activer immédiatement les leviers directs du pouvoir d’achat :
-Redynamiser les négociations salariales au sein des entreprises.
-Mettre en conformité les branches professionnelles dont les minima sont encore inférieurs au SMIC.
-Revaloriser le point d’indice dans la fonction publique, pour reconnaître l’engagement des agents et défendre les services publics.
-Partager la valeur en généralisant l’accès à l’intéressement, à la participation et aux dispositifs d’épargne salariale
-Protéger les petites pensions du régime de base en revalorisant les retraites complémentaires à hauteur de l’inflation.
Leviers indirects : « Dépenser mieux » plutôt que raboter
En réponse à la crise de nos finances publiques, la CFTC prône la doctrine du « dépenser mieux ».
-Dépenser mieux : Préférer l’investissement stratégique (prévention en matière de santé et de risques professionnels) et la lutte contre les fraudes et autres mécanismes inefficients aux mesures de rabotage aveugles qui pèsent sur les travailleurs.
-Logement & Pouvoir d’achat : Face aux économies ciblées sur les aides au logement dans le budget 2027, la CFTC demande pour 2027 le gel ou le plafonnement de l’Indice de Référence des Loyers (IRL) par voie législative. Cette mesure transférerait la charge du maintien du pouvoir d’achat des locataires vers les propriétaires bailleurs, incarnant le principe d’un effort national équitablement partagé.
Pour la CFTC, être un syndicat responsable, c’est refuser les postures dogmatiques et porter des solutions concrètes. Le 5 novembre, nous serons mobilisés pour que la justice sociale et le pouvoir d’achat redeviennent la priorité nationale.




























